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HONORÉ VINCK
A L'ECOLE AU CONGO-BELGE
Un livre de lecture de 1935
Texte intégral
CONTEXTE CULTUREL
Les textes qui suivent se situent dans l'histoire coloniale du peuple mongo,
vivant depuis des siècles dans leur habitat de la Cuvette Centrale, en pleine
forêt équatoriale de la République Démocratique du Congo. Les mongo sont
porteur d'une riche tradition d'art oral, qui naturellement trouve une partie de
son inspiration dans la faune et la flore environnantes. Leurs sociétés sont
structurée sur le modèle anarcho-patriarcal. Le christianisme y a fait son
entré avec la colonisation belge et est représenté par les Protestants
(Baptistes Américains et Evangélistes Anglais) et les Catholiques (Trappistes
en 1895 succédés par les Missionnaires du S. Cœur en 1924.) La langue parlée
en plusieurs formes dialectales appartient au groupe bantu (classification
Guthrie C 61.)
Ce texte sera disponible en anglais dans quelques mois au même endroit que
celui-ci. Il sera publié en français dans les Annales Aequatoria 22(2001) avec
annotations et analyse.
FICHE TECHNIQUE
Buku ea mbaanda I (Livre de lecture). Vicariat Apostolique de Coquilhatville
(Congo Belge). Missionnaires du Sacré Coeur. Batomami ba Boloko w'Oyengwa wa
Yesu. Mbandaka 1935. Imprimerie: Brepols, Turnhout, Belgique, 90 pages, 13 x 19
cm.
Auteur: Anonyme, mais certainement de la main de Gustaaf Hulstaert qui, au
moment de la composition du texte, était missionnaire catholique et directeur
de l'école (primaire) des Huileries du Congo Belge (HCB, Hulme Lever) à
Flandria (Boteka), Equateur, Congo.
Contenu : Inspiration dans la tradition littéraire mongo (fables, contes),
histoire des peuples mongo, instructions religieuses catholiques,
caractéristiques de l'école, scènes de la société (traditionnelle et
moderne), moralités, faune et flore environnantes. Plusieurs fables et contes
avaient été notés dans les écoles et villages desservis par Hulstaert. Plus
tard certains ont été publiés dans Le Coq chante, périodique de la Mission
Catholique de Coquilhatville et sont repris dans des publications de Hulstaert:
Contes Mongo, ARSOM, 1965 ; Fables Mongo, ARSOM, Bruxelles, 1970 ; Contes
d'Ogres Mongo, ARSOM 1971.
Editions: dans sa forme de 1935, il n'y a pas eu de réédition, mais une
partie du contenu a été redistribuée dans d'autres livrets de lecture: Buku
ea njekola eandelo la ekotelo II (Livre d'apprentissage (de la lecture et de
l'écriture, Mbandaka, 1957) et III, 1953/1954 (cfr De Rop). Le livret fait
suite à deux livrets d'apprentissage de lecture et écriture : Buku ea njekola
eandelo la ekotelo I, Coquilhatville 1933, 128 pages, et Buku ea njekola eandelo
la ekotelo II, Coquilhatville 1933, 102 pages et il sera suivi d'une grammaire
Etsifyelaka I, Coquilhatville 1937, 35 pages, Etsifyelaka II, Coquilhatville
1937, 64 pages et Etsifyelaka III, Coquilhatville 1945, 103 pages. Tous du même
auteur.
Tendance: L'auteur a eu en main les livrets de lecture préparés par les
Frères Maristes, les Dominicains et les Frères des Ecoles Chrétiennes (et
aussi ceux des Capucins de 1'Ubangi? des Scheutistes de Lisala ?) mais le
contenu de son livret est entièrement original. Comme l'auteur, le manuel se
situe grosso modo dans l'option indigéniste qui prône le respect des cultures
des peuples à coloniser, par opposition à l'option assimilationiste qui veut
intégrer les peuples colonisés de manière intégrale dans la culture
occidentale et qui est représentée par la majorité des livrets scolaires de
l'époque.
Influence: Rien de ce livret n'a été repris par d'autres publications hors
de celles dirigées par les Missionnaires du S. Cœur à Mbandaka, Vicariat
Apostolique de Coquilhatville (entre Mbandaka et Ikela). Pendant quelque temps
dans le Vicariat de Basankusu le livret a été utilisé dans les écoles de
régime linguistique mongo. Les Missions d'Inongo et des Ndengese l'ont utilisé
pendant une brève période (+/- 1940). en guise d'essai.
Extraits publiés dans le Florilège, Annales Aequatoria 19(1998), p 3-166.
(1) Leçon 17, p.12: Lolaka lokiso (notre langue); (2) Leçon 28, p.19: Bola
bokami (mon village); (3) Leçon 96, p.60-61: Benanga bya Kongo (les peuples du
Congo); (4) Leçon 102, p.64-65: Nkundo (les Nkundo); (5) Leçon 125, p.79-80:
Batswa (les Pygmées Batswa); (6) Leçon 100, p.63: Bonkonji okiso oa Yongo
(notre chef suprême).
Langue: La langue utilisée dans les textes est le lomongo dans sa forme
parlée aux alentours de Boteka, ce qui deviendra le lomongo standard. (G.
Hulstaert, Dictionnaire Lomongo-Français, 1957 et Grammaire I,II,III,
1964-1967) Proche du lomongo utilisé par les écoles des Protestants de Bolenge
et de Bongandanga.
Références: Archives Aequatoria, Livrets en langues africaines, Lom 3.2/3;
Microfiches: LAL 184-185; Présence au Soas, M. Mann et V. Sanders, A
Bibliography of African Language Texts, H. Zell Publishers, London 1994, n°
3699; Autres: Archives MSC-Borgerhout (B).
La Traduction intégrale a été réalisée dans le Projet Jewsiewicki, n.
J.4.
Dans notre texte sont resté un certain nombre de mots lomongo sans traduction
parce que souvent n'ayant pas d'équivalant en français. Ce sont principalement
des termes techniques (zoologique ou botanique). Ils peuvent être vérifiés
dans G. Hulstaert, Dictionnaire Lomongo-Français, Tervuren 1957.
Pas d'illustrations.
BIBLIOGRAPHIE
(1) Concernant l'auteur Gustaaf Hulstaert
-H. Vinck, In Memoriam Gustaaf Hulstaert, Annales Aequatoria 12(1991)7-76
-H. Vinck, Gustaaf Hulstaert, International Dictionary of Anthropologists,(C.
Winters, éditeur) Garland, New York, 1991, 313-314
- H. Vinck, Biographie Belge d'Outre-Mer. Volume VIII Bruxelles, 1998, Gustaaf
Hulstaert, c. 182-186.
(2) Concernant les manuels scolaires coloniaux :
Voir sur Abbol, African Schoolbooks Project, Bibliography
-A. De Rop, Bibliografie over de Mongo, ARSC, Bruxelles, 1956
- H. Vinck, Terminologie chrétienne en lomongo, CEEBA, Série III, 8; Bandundu
1983, 55 pages
- H. Vinck, Terminologie scolaire en lomongo, Annales Aequatoria 11(1990)281-325
- H. Vinck, The Influence of Colonial Ideology on School Books in the Belgian
Congo Paedagogica Historica (Gent), 23(1995)2,355-406, [Aussi sur
http://www.abbol.com/]
- H. Vinck, Le concept et la pratique de l'autorité tels qu'enseignés dans les
livrets scolaires du Congo Belge, Revue Africaine des Sciences de la Mission,
Kinshasa 1997, n°6, p. 115-128
- H. Vinck, Manuels scolaires coloniaux. Un Florilège, Annales Aequatoria
19(1998)3-166. [Sur le site web du http://www.abbol.com/ [Voir : (quatoria
Schoolbook Project]
- H. Vinck, Théories racistes dans les livrets scolaires du Congo Belge, Revue
Africaine de Théologie, 1998(Kinshasa) N° 43, 104-115
- H. Vinck, Livrets scolaires au Congo Belge. Méthodes d'analyse et
herméneutique. History in Africa, Boston, 1999, 379-408
- H. Vinck, De studie van het schoolboek in Belgisch Kongo, Mededelingen der
Zittingen, Kon. Academie voor Overzeese Wetenschappen, 46(2000)83-100
- H. Vinck, Le mythe de Cham dans les livrets scolaires du Congo Belge, Canadian
Journal of African Studies 33(1999)2-3,642-674
Traduction du Lomongo du BUKU EA MBAANDA I.
PREMIER LIVRE DE LECTURE.
VICARIAT APOSTOLIQUE DE COQUILHATVILLE (CONGO BELGE)
MISSIONNAIRES DU SACRE COEUR. BATOMANI BA BOLOKO W'OYENGWA WA YESU. MBANDAKA
1935.
1. LIVRE DE LECTURE.
Nous avons terminé avec les deux premiers livres de lecture. En voici le
troisième que nous débutons.
Les choses les plus diverses sont écrites en dans ce livre. Mais nous ne lisons
pas en vitesse. Lisons les choses qui sont là avec intelligence et attention.
Réfléchissons sur ces choses, elles nous donneront une nouvelle connaissance.
Il est bien de chercher toutes les explications de toutes les choses pour que
nous ayons une augmentation de notre propre connaissance. Il y en a des choses
concernant Dieu que nous allons lire avec respect, foi et humilité. D'autres
choses concernant le monde qui ont leurs propres explications. Beaucoup de
contes sont là. Ils nous apprennent comment nous comporter et comment vivre
pacifiquement en société. Toutes ces choses ne peuvent pas passer dans le
cerveau sans y rester comme l'eau qui passe dans le tuyau. Conservons et
préservons ce que nous lisons par des bons et sages enseignements.
2. JESUS NOTRE REDEMPTEUR.
Jésus est notre rédempteur. Il est Dieu le Fils. Mais il est devenu homme pour
nous racheter du péché. Marie était sa mère. Elle était une très bonne
femme. Elle servait Dieu avec force et grand amour. Elle n'avait pas un mari,
elle ne voulait pas se marier, elle voulait simplement servir Dieu. Elle ne
voulait pas des choses du monde. Ce n'est qu'avec la permission de Dieu qu'elle
avait un mari. Pour son amour de la chasteté et pour sa modestie, Dieu l'a
choisi d'être sa mère.
Le fils de Dieu s'est fait homme pour nous sauver du péché et nous racheter de
l'esclavage du démon. Tout le monde était dans cet esclavage depuis que Adam
et Eve, le père et la mère de toute l'humanité désobéissaient à Dieu dès
le début.
Jésus nous a sauvé par ses actes et par ses souffrances. S'il n'était pas
venu au monde faire ses actes et souffrir, nous tous nous serons les esclaves du
diable même actuellement, et nous tous nous serons dans des souffrances sans
fin dans l'enfer et aucune personne n'arriverait au ciel. Toute bonté que nous
avons, nous le recevons par lui.
Quel grand amour Dieu nous a-t-il montré qu'il a voulu souffrir pour nous.
Comme il nous a ainsi beaucoup aimé, nous devons l'aimer aussi. Ne l'offensons
pas, ne soyons pas désobéissants envers Lui comme au début.
3. LES ANIMAUX DE NOS FORETS.
Il y a beaucoup d'animaux dans nos forêts. Dieu les a créés pour le bien des
personnes. Les animaux nous donnent leurs viandes que nous mangeons. Quelques
animaux sont féroces comme l'éléphant, le léopard, le sanglier, le
chimpanzé et certains serpents. Les animaux se divisent en différents groupes.
Les uns avec des queues comme des singes: nsoli, mpunga, ngila, jofe, mbeka, et
d'autres. Quelques autres ont des queues comme le léopard, et ses petits: le
chat-sauvage, l'onkono, lowa et la civette. D'autres animaux ont des cornes et
de courtes queues tels que antilopes bofala, boende, mpambi, mboloko, mbuli,
lisoko et mpanga. Quelques animaux ont des poils et d'autres ont des écailles.
Les animaux qui ont des écailles sont la tortue, la tortue de marais, la tortue
aquatique, le pangolin, le caïman, le crocodile, mbanda, le crocodile de
marais, le varan, et le lézard. Il y an un grand nombre de petits animaux.
D'autres espèces sont écureuils, bimpempe, basile, batoko, la souris, le rat,
bankengi. Il y a quelques animaux dans l'eau, d'autres sur la terre. Les animaux
aquatiques sont la tortue de marais, la tortue aquatique, le caïman et ses
petits, l'hippopotame, le varan, la fausse loutre, et plusieurs sortes de
poissons. Certains animaux ont des ailes comme les oiseaux, la petite
chauve-souris, l'écureuil volant, la grande chauve-sauris et la chauve-sauris.
Il y a beaucoup de sortes de serpents. Certains d'entre eux sont venimeux. S'ils
vous mordent vous ne serez guéris qu'avec une grande intervention spéciale. Il
y a d'autres groupes d'animaux. Mais nous ne pouvons pas les compter tous.
4. LE CHIMPANZÉ ET L'HOMME. (publié dans Fables mongo, n° 8, p.32-53)
Le chimpanzé et l'homme étaient camarades. L'homme dit: "Cherche pour moi
des bêtes, et ce que tu voudrais de chez moi, tu viendras le rechercher chez
moi". Et le chimpanzé donne son accord. Il dit: "Vas, s'il fait soir,
tu viendras chercher des bêtes". Et l'homme partait. Le chimpanzé allait
à la chasse. Il tuait un mboloko et un boende; il coupait la viande en petits
morceaux et faisait un petit paquet; il allait à la selle et faisait un très
grand paquet. Et ils sont venus se rencontrer selon leur promesse. Et le
chimpanzé dit: "Choisis le paquet que tu veux". Et l'homme prenait le
gros paquet de selles. Il voulait partir. Et le chimpanzé dit:
"Attends-moi que j'emballe bien le paquet". Et il se tient debout. Et
le chimpanzé déliait le paquet, dit à l'homme: "Regarde-moi". Et le
chimpanzé prenait ce paquet de selle et le lui jetait dans la figure.
5. LA CONVERSATION DE LOUIS ET ANDRÉ.
Louis: André, ne veux-tu pas étudier?
André: Mon ami, moi je ne veux pas la classe!
Louis: Pourquoi tu n'aimes pas la classe?
André: La classe est une mauvaise chose. Là il est impossible de jouer. Si tu
causes avec les amis, ils te réprimandent. Le maître ne te donne point
l'occasion de causer. Il ne fait que te commander. Tu dois travailler. Il ne
veut pas que tu restes sans travail, que tu te reposes. Moi je ne veux pas.
Louis: Pourtant même toi tu parles comme un enfant sauvage. Alors n'as-tu pas
encore reçu de l'intelligence?
André: Qu'est-ce que l'intelligence?
Louis: En classe, on nous enseigne toute intelligence. Le jeu est une bonne
chose. Mais si durant toute une journée, on ne fait que jouer, quand est-ce que
nous aurons le bien-être? Actuellement au monde, tu ne peux pas avoir quelque
chose sans enseignements et travaux. Quoi qu'on nous défende de parler, de
causer, de jouer, et d'être paresseux en classe, on le fait pour notre bien.
Comment étudier dans le tapage et jeux?
André: Si on ne nous traite pas ainsi, si on ne nous maltraite pas en classe,
même moi je pouvais y aller. Mais ainsi je n'y vais pas.
Louis: Comment! Tu aimes la poule, tu ne veux pas la fiente. Si tu ne veux pas
étudier en ce moment, c'est ton affaire. Moi je ne laisse pas d'aller en
classe. Je veux avoir de l'intelligence et je ferai de bons travaux par après,
des travaux avec intelligence. Et comme çà tu resteras comme un fantôme.
André: Je ne veux pas être un fantôme, même moi, je m'en vais en classe.
6. LE PYTHON AU PIÈGE.
Un travailleur allait dans la forêt, et il tendait ses pièges. Le soir il
retournait dans la forêt pour inspecter des pièges. Il trouvait un animal pris
dans son piège. Il regarde et il voit qu'un grand python y est pris. Il
tremble. Mais immédiatement il se réjouisse; " aujourd'hui, j'aurai de la
viande ". Il tire son couteau, et il dépèce le python. Le python est
blessé et après peu de temps, il meurt. Et le travailleur le prend, appelle
ses amis pour le transporter au village. Quel poids cette bête! Quelle
quantité de viande cette journée. La pénurie est terminée.
7. LA PROPRETE.
Ne voyez-vous pas comment la poule et tous les oiseaux nettoient leurs corps
chaque jour? Ils peignent leurs plumes avec leurs becs.
Regardez le chat, il nettoie sa figure, il enlève la saleté et les crasses. Il
nettoie aussi ses petits. Il lèche les poils avec soin. Il ne va pas à la
selle dans la cour, mais il les enterre.
Nous les hommes ne surpassons-nous pas les chats, les oiseaux et tous les
animaux en intelligence? Et pourquoi nous ne nettoyons pas nos corps? Si nous ne
sommes pas propres, si nous sommes malpropres, nous surpassons les animaux en
imbécillité!
La malpropreté produit beaucoup de maladies du corps mais la propreté augmente
la santé. La malpropreté produit des gales, des rognes, des pus et des abcès.
Les chiques et les poux aiment des gens répugnants.
Fuis-tu l'eau? Penses-tu que tu finiras toutes les eaux par ton lavage. Enlève
des chiques qui entrent aux pieds, si non tu deviens un infirme ou un boiteux.
Couds les habits déchirés. S'ils sont sales, laves-les. Si tu ne fais pas
ainsi, tu es négligeant, et les gens te sentiront répugnant et puant.
Les herbes sur la cour sont des abris de moustiques. Ces insectes pondent leurs
œufs dans des boîtes et tessons de pot contenant de l'eau.
La propreté du corps est l'aide de la pureté de l'âme. Si tu te dérobe du
nettoyage du corps et de la mise en ordre dans l'habitation, comment tu auras la
vigueur de purifier ton âme? Si tu ne répares pas les choses que tu vois avec
les yeux comment tu réparerais les choses que tu ne vois pas?
8. LA TORTUE.
La tortue n'est pas comme les autres animaux. Elle ressemble à la tortue de
marais et à la tortue aquatique. La tortue n'a pas de poils. Elle n'a que deux
carapaces, qui couvrent son corps. Elle peut retirer la tête, les pattes et
l'extrémité entre ses carapaces. Elle se couche tranquillement, et elle se
montre comme une pierre, tu ne diras pas que c'est un animal. Ces carapaces sont
fortes. La tortue vit avec elle. Si tu veux attraper la tortue, sois attentifs,
ne te coince pas, ne t'écrasera les doigts. Elle n'est pas grande mais elle ne
meurt pas sans raison et elle sait tromper les autres animaux.
La tortue mange des champignons de la forêt. Elle pond des œufs comme les lézards,
les caïmans et les serpents.
Beaucoup de contes nous renseignent les trucs de la tortue. Elles contiennent
des sages enseignements pour nous les hommes. Elle ne gagne pas une palabre avec
la vigueur et la force de son corps. L'intelligence surpasse la force de son
corps. Et aux yeux de Dieu c'est la même chose: tu auras le bonheur après
cette vie si tu travaillais avec sagesse sur terre.
9. DES CHOSES QUI NE SONT PAS IGNOREES.
La maison en terre n'est pas de briques.
La chaise en claies n'est pas en planches.
Les bières de cannes à sucre ne sont pas celles de bananes.
Les terres claires ne sont pas noires.
La coupe en terre n'est pas en tôle.
L'huile de palme (fraîche) n'est pas cuite.
Le bondenge de l'Europe n'est pas celui du Congo.
Le grand lézard n'est pas le varan.
10. LES PLANTES.
Les arbres, les lianes et les herbes sont très répandues dans notre pays. Ils
fleurissent bien et avec vigueur. La forêt a beaucoup de sortes d'arbres. Des
lianes y abondent. Les herbes poussent partout: dans la forêt, dans la cour,
aux champs, aux clairières. Elles ont leurs propres forces: tu ne peux pas les
tuer pour toujours. Quoique tu les brûles avec du feu, bien que tu les
arraches, elles repoussent encore, et elles grandissent, et elles se répandent.
Mais elles n'ont pas d'intelligence, elles n'ont pas de pieds, elles n'ont pas
de bras pour travailler; Où reçoivent-elles la force et la vie?
C'est bien Dieu même qui les aide, c'est Lui qui les sauve. Elles n'ont la
croissance que par Lui. Il leur fait pousser des racines pour qu'elles puisent
la sève dans le sol. Sur leurs troncs, il fait pousser des branches et des
feuilles par lesquelles elles sentent l'éclairage du soleil et les vents du
ciel.
11. LES PLANTES (fin)
Elles produisent leurs rejetons, notamment des bourgeons et des fleurs.
Quelques-unes d'entre elles ont de très belles fleurs. Jésus lui-même avait
dit: "regardez les herbes, elles ne travaillent pas, elles ne tissent pas
d'habits, et Dieu leur père les embellit. Même Salomon dans toute sa gloire
n'a pas été vêtu comme une seule fleur".
Des fleurs et bourgeons ont d'autres choses plus petites à l'intérieur.
N'avez-vous pas vu se poser sur les fleurs des abeilles (bifongo), des petites
abeilles noires (mpokoki) et des petites abeilles (nkindatoi) et quelques autres
insectes? Elles viennent chercher ces choses. Ces choses sont très sucrées.
Ils les transforment en miel, elles deviennent des morceaux de gâteaux de miel
(bikeenge), miel (ngee) et d'autres choses encore. Ils élèvent leurs petits
avec cela. Les fleurs et les bourgeons produisent encore des graines.
Certaines graines ont des bonnes chairs, nous mangeons: comme les fruits du
bondenge, les safous, les fruits de palme, les fruits de bondongo, les fruits de
bondole, les fruits de bofunga, les fruits de boimbo, les fruits de bofambu, les
fruits de botofe, les papayers, les ananas, les oranges et beaucoup d'autres
fruits.
Si elles sont mûres, les grains se répandent ou par le vent ou par les
oiseaux, ou par des gens qui les ont mangées. Et puis elles repoussent, et
produisent à nouveau des arbres, des lianes, des herbes, chacune suivant sa
sorte.
C'est vrai, le Créateur du monde surveille bien son œuvre. Il veille qu'elles
ne s'abîment pas. S'il fait ainsi avec amour pour les choses qui n'ont pas
d'âme, qui n'ont pas d'intelligence, ne le fera-t-il pas en premier lieu pour
nous, ses enfants?
12. LE CORBEAU PERSEVERANT.
Une année, il y avait une très grande saison sèche. Tous les ruisseaux
étaient desséchés. Un certain corbeau avait une soif terrible et il n'avait
pas trouvé de l'eau dans des ruisseaux et aux étangs. Il avait seulement
trouvé une bouteille avec de l'eau, mais l'eau n'y était qu'en petite
quantité, et la bouteille n'avait qu'un très petit goulot.
Le corbeau cherchait de faire pénétrer son bec et sa tête dans la bouteille,
il n'y réussit pas. Et il s'envolait, il cherchait de petites pierres, et il
les laissait tomber dans la bouteille. Lentement l'eau monte dans la bouteille.
Après cela l'eau arrivait à la bonne hauteur et la bouteille était remplie.
Le corbeau se réjouissait, il buvait de l'eau comme son cœur lui en disait et
il a pu bien apaiser sa soif. Si ce corbeau n'avait pas essayé, s'il avait dit:
je n'arriverai pas à l'eau, je ne le pourrai pas, il serait déjà mort de
soif. Mais comme il travaillait avec persévérance, il trouvait un chemin.
13. NOTRE FOI.
Jadis, quand les Blancs n'étaient pas encore arrivés dans notre pays, nous
n'avons pas bien su des choses de Dieu. Nos ancêtres étaient égarés
complètement. Mais quand certains peuples européens connaissaient la doctrine
de Jésus Christ qui enseignait la route du ciel, et quand des prêtres
arrivaient dans notre pays et nous enseignaient les choses de Dieu, notre
égarement était fini.
Maintenant nous avons commencé à connaître la doctrine de Dieu. Nous
acceptons toutes les choses qu'il nous a montrées, et ce que l'Eglise nous
enseigne. Nous devenons ses enfants. Nous gardons notre foi avec soin. Nous ne
nous tromperons plus. Nous gardons les choses de Dieu et nous les propagerons à
d'autres personnes.
Nous aimons notre foi, et nous remercions l'Eglise qui nous a envoyé des
prêtres pour qu'elle fasse de nous ses enfants. Nous sommes les enfants de
l'Eglise et nous aimons notre mère avec un vrai grand amour.
14. L'ARDOISE.
L'ardoise est un objet classique, son travail est d'être un support d'écrits.
L'ardoise a quatre cotés, deux cotés sont courts, deux sont longs. Certaines
ardoises ont des encadrements, qui ont été faits par des planchettes. Le
milieu se fait par une sorte de pierre de l'Europe. On met ces encadrements de
bois pour que, quand l'ardoise tombe sur le sol, elle ne se casse pas. Mais les
enfants intelligents ne laisseront pas tomber leurs ardoises.
Certaines ardoises n'ont pas d'encadrements de planchettes. C'est une sorte de
papier fort qui a été coloré avec la couleur noire.
L'ardoise a deux faces. La plupart d'elles ont une face de lignes parallèles et
dans une autre des lignes quadrillées. Nous faisons l'écriture sur les lignes
et le calcul et le dessin sur les carrés.
Nous écrivons sur l'ardoise avec un instrument d'écrire sur l'ardoise, que
nous appelons la touche. Nous n'effaçons pas les mots que nous avons écrits
par le crachement des salives, mais avec un petit linge mouillé dans un peu
d'eau.
15. LA TOUCHE.
La chose que nous appelons la touche est un instrument pour écrire sur
l'ardoise. La touche est longue mais elle n'est pas grosse.
On fait la touche avec une autre sorte de pierres, c'est la même qu'avec
laquelle on fabrique l'ardoise. La touche a une base et une pointe. Nous
écrivons avec la pointe. Nous taillons la touche avec un canif. La base de la
touche est enveloppée par un papier diminuée et elle se raccourcit, on la met
dans une porte-touche.
16. LA TORTUE ET L'ANTILOPE NAINE.
Il avait la tortue et l'antilope naine qui discutaient. La tortue dit: "moi
je te surpasse en vitesse". L'antilope naine riait: "Toi orgueilleuse;
moi j'ai de longues pattes; toi tu as de petites pattes courtes". Et elle
se moquait beaucoup d'elle. La tortue dit: "Essayons, courons nous deux, et
puis voyons qui arrivera la première". Et l'antilope naine accepta. Et
elles étaient parties.
L'antilope naine pensait dans son cœur "Cette tortue qui ne sait pas
marcher, je vais d'abord un peu manger. Cette laide tortue si elle s'approche,
je courrai, et tous les gens s'étonneront de ma vitesse.
Mais la tortue commença à marcher lentement, elle ne s'arrêtait pas en route,
elle marchait avec persévérance, sans arrêt. Au moment où la tortue
s'approchait de l'endroit convenu, l'antilope naine courrait sans arrêt, mais
n'arrivait pas, et c'était la tortue qui arrivait la première. Et l'antilope
naine mourait de honte aux yeux de tous les gens.
17. NOTRE LANGUE.
Dieu donna une langue aux gens pour qu'ils la parlent (2) et pour qu'ils
cohabitent comme des parents et des camarades sur la terre, qu'ils
s'entretiennent avec d'autres personnes, et pour que les uns apprennent aux
autres toutes les bonnes choses. Chaque contrée a sa langue. Il y a plusieurs
langues dans le monde. Chaque langue a son propre système de fonctionnement.
Toutes sont bonnes.
Nous avons notre langue le lonkundo. Certains la nomment lomongo sur les terres
au bord de la rivière Lolango ou Lulonga, à savoir le terroir de Basankusu.
Qu'il s'agisse du lonkundo ou du lomongo, ce n'est qu'une même langue. D'un
village à un autre, notre langue a des variantes. Mais nous nous comprenons
clairement. Ces variantes sont de moindre importance.
Certaines personnes, et les Blancs et les Noirs parlent d'autres langues. Une
certaine langue que parlent les Blancs et leurs associés est même parvenue ici
chez nous. La langue en question, c'est le lingala.
Même si certaines personnes apprécient bien le lingala, nous n'apprécions que
notre langue le lonkundo. Cette langue à nous est très agréable, elle
comporte beaucoup de réalités rationnelles. Nous l'apprécions beaucoup, cette
langue nous a été transmise par nos ancêtres. Notre 1angue a sa beauté. Nous
pouvons exprimer toutes les réalités. Nous apprécions notre langue et nous y
restons attachés avec amour.
18. L'AIGLE.
L'aigle est un grand oiseau. Il est le premier de tous les oiseaux qui se
trouvent dans notre pays. Il a le pouvoir sur tous les oiseaux par sa puissance.
L'aigle est un oiseau colossal. Tous les oiseaux le fuient.
L'aigle a de longues ailes. Ses plumes sont belles et mouchetés. Il a un bec
très puissant. Ses mollets sont grands. Ses serres sont fortes. Avec ses serres
il attrape des oiseaux et des singes comme le nsoli, le mpunga et des animaux
tels que l'antilope naine et le mpambu. Il les transporte en haut avec ses
serres sur de longs arbres sur lesquels il construit son nid.
L'aigle est aussi un voleur. Il ravit à certains animaux leurs aliments.
Certains aigles se trouvent sur les rives du fleuve. Ils attrapent des poissons.
Mais quand certains oiseaux attrapent des poussins, des aigles les leur
ravissent.
Des aigles construisent leurs nids sur de très hauts arbres. Ces nids sont
forts.
Des aigles vivent très longtemps. Ils vivent des années et des années,
jusqu'à une centaine.
19. LA FABLE DE BALUKA. (Version légèrement différente dans G. Hulstaert,
Contes Mongo, nr 71, p.264-267)
Il y avait une femme: elle était mariée; cette femme s'appelle Baluka. Elle
s'enfuyait; elle était partie vers son village. Mais la forêt qui se trouvait
entre le village de son mari et son village à elle était très éloigné.
Baluka avait une petite fille, elle l'a transportée dans une écharpe. Elle
partait le soir en grande colère. Quand elle arriva au milieu de la forêt, le
soleil s'est couché. Elle dit: "je ne peux pas me promener la nuit, je me
couche avec mon enfant dans la forêt, et je continuerai demain". Il y
avaient dans cette forêt qui poursuivaient les hommes. Cette femme était
entrée dans une maison. Il faisait obscur. Encore baluka s'assied avec
l'enfant; elle voit un homme entrer dans la maison. L'homme ne savait pas qu'il
y avait quelqu'un. Cet homme s'assit. Il prit l'allume feu de son sac, il
frotte. Baluka était trop triste et eût peur. Le regret au cœur elle dit:
"je n'ai pas voulu rester chez mon mari, qu'est-ce que j'ai fait? Au moment
où il prend l'allume feu, s'il s'enflamme, je vais ouvrir".Baluka regarda
sur l'étagère; un morceau d'arbre à laquelle on bat les bananes était là.
Baluka dit: "au moins que je le prenne et que le frappe sur la tête, ou il
me tuera". Baluka prit courage, prend le morceau de l'arbre de bananes et
frappa cet homme sur la tête! L'homme vu qu'il y avait beaucoup de gens,
s'enfuit, laissa l'arc et flèches et l'allume feu tomba et s'évanouit et
mourut. Baluka quitta cette maison, elle alla au village toue la nuit. Elle
arriva. La famille la demanda: "Y a-t-il quelque chose?" Elle dit:
"Oui, je me suis battu avec mon mari ainsi je suis fâché et puis je suis
revenue, je voulais dormir dans la forêt, et un bandit voulait me tuer. Mais
cet homme ne m'avait pas aperçu. Moi je l'ai frappé avec un morceau à
laquelle on bat de bananes au cou et il a couru, et je ne sais là où il est
mort. Mais cet homme tuait beaucoup de gens". La famille s'étonna et dit:
"Cet homme tua beaucoup des gens et toi tu as risqué la mort". Ils se
couchèrent. Le matin le père de Baluka battit le gong, appela tous les gens.
Ils arrivèrent avec des arcs, ils appelèrent Baluka qu'elle leur parle et
montre cet endroit. Ils partirent et regardèrent, cet homme traîner par terre,
il était mort. Et Baluka retourna au village de son mari.
20. L'IGNAME.
Deux élèves, Eale et Bombolo, se trouvent sur la cour de l'école. Eale dit:
"En ce moment que nous n'avons pas cours, il est bien que nous allions dans
la forêt pour chercher à manger". Bombolo accepta et dit: "Vas,
partons à la recherche des ignames". Eale dit: "A quel endroit
trouve-t-on beaucoup d'ignames?". Bombolo dit: "Elles sont nombreuses
dans le défrichement du père qui se trouve au-delà du ruisseau, là où se
trouve cet arbre parasolier touffu; elles sont en abondance là dans la
pente".
Ils partirent, descendirent dans le ruisseau. Dans le marais Eale vit un crabe
dans un autre étang; Il l'attrapa. Ils sortirent de l'eau. Bombolo dit:
"Regarde cette igname comestible, déterrons la". Et ils la
déterrent. L'igname comestible est bonne. Regarde sa tige d'épines. "Oh,
mon habit s'est accroché aux épines, il s'est déchiré". Vraiment ils
parlent la vérité; une bonne nourriture ne manque pas des mauvaises choses. Il
n'y a rien! Ne laissons pas un bon acte pour la souffrance.
Eale et Bombolo déterrent beaucoup d'ignames et retournèrent. Ils
préparèrent quelques-unes, partagèrent d'autres aux amis, et donnèrent le
reste à leur maître qui l'éduque.
Le maître apprécia leur amour et leur diligence. Le matin durant la leçon il
demande les sortes d'ignames. Ils ne se trompaient pas, ils disent:
"Maître, il y a beaucoup de sortes d'ignames; baonga, bentombo, bikolo,
bakakoo, bikufe tous ceux là ont des épines. Qui n'ont pas d'épines sont
bakolonga et byoli.
21. COMMENTATEUR.
Louis et Jean sont des amis. Un jour Louis vint chez Jean en disant: "Ami,
j'ai vu une affaire étonnante!". Jean demanda: "Laquelle?". Il
dit: "J'ai vu un troupeau de cinquante chiens qui se battaient, se
disputaient un os". Mais Jean connaissant la manière de son ami ne s'est
pas étonné, il dit: "Ami, pourquoi exagères tu? Cinquante chiens, que
penses-tu?" Louis répondit: "En vérité ils étaient quarante".
Et Jean dit: "Laisse un peu, ils n'étaient pas beaucoup ainsi". Louis
dit: "ils étaient peur-être trente". Jean dit: "Laisse les
mensonges, ils n'étaient même pas trente". Louis dit: "Bien oui,
mais en vérité, ils étaient un grand troupeau peut-être cinquante".
Jean dit: "Non non, je n'accepte pas ces mensonges". Et Louis:
"Avec mes propres yeux, j'ai vu vraiment cinq chiens". Jean le
conseilla, dit: "Tu vois, tu exagères trop; tous les gens se moquent de
toi pour cette affaire; Cesse d'exagérer des choses".
22. NOTRE PERE DU CIEL.
Dieu est le Père de nous tous. Il n'est pas un père cruel. Il est amour envers
chacun de nous. Il nous a créés. Il nous garde en vie. Il nous nourrit. Du
côté de l'âme, l'amour surpasse comme l'âme surpasse beaucoup le corps. Il
nous a donné l'intelligence et la volonté. Il nous a enseignés ses propres
choses. Mais ce qui est de plus grand, il livrait son fils unique pour nous
sauver de l'esclavage du démon. Il nous a sauvés des souffrances sans fin. Il
nous a procuré le ciel avec ses actes et ses souffrances; chaque personne qui
accepte ces choses ne périra pas aux enfers, mais il aura le bonheur éternel.
Dieu nous enseigne le chemin du ciel par ses commandements. Beaucoup de gens
pensent que des commandements de Dieu sont difficiles, souffrants et ennuyeux.
Ils se trompent vraiment. Pour cela Dieu nous montre la route sans égarer.
Malgré le fait que nous nous étions égarés à un certain moment, il nous a
laissé l'occasion de nous repentir. Si nous refusons des péchés par lesquels
nous lui avions offensé, nous nous convertissons, il ne sera pas impitoyable,
il aura pitié de nous.
23. LA CLASSE.
Notre classe est une maison. Ils l'ont construite avec des briques. A
l'intérieur ils ont crépi les murs avec de la terre, et ils les ont enduit de
kaolin. Au sol ils ont fait un pavement. Ils ont couvert son toit avec des
chaumes.
Nous nous asseyons en classe, sur des bancs que les menuisiers ont assemblés
avec des clous. Ces bancs ont un pupitre pour mettre des objets classiques et un
banc pour nous asseoir dessus. Dans le pupitre il y a un trou pour un encrier.
Une croix est suspendue au mur de devant, pour que nous fassions nos travaux
dans le respect de Dieu, n'oublions pas ses conseils qui surpassent tous les
conseils du monde. Le tableau noir sur lequel le maître écrit est là.
Tous les murs ont des images pieuses et autres qui nous expliquent les leçons.
Dans les murs il y des grandes fenêtres pour que nous ne restions pas dans
l'obscurité.
Il faut de la tranquillité, et il n'est pas bon de faire de causeries. Etudions
les leçons avec persévérance, écoutons les choses que dit le maître avec
respect et tranquillité.
24. LA POULE.
Tout le monde aime les poules. Nous les trouvons dans tous les villages. Chez
certains peuples les poules sont grandes, chez d'autres elles sont petites.
La poule est un oiseau. Elle a des plumes et duvets. Elle a deux ailes. Les deux
pattes de la poule ont des orteils. Les orteils ont de vigoureuses griffes avec
lesquelles la poule ratte la terre à la recherche d'insectes.
Le bec d'une poule a une crête, elle commence dans le bec et termine au front.
Le coq chante; le matin il réveille les gens. La poule caquette. Elle pond des
œufs. Les œufs sont de bonnes nourritures à manger. Mais si les gens ne les
ravisent pas, la poule les couve, elle les fait éclore. Elle couve les œufs et
deux semaines après les poussins sortent. Ils sont petits et faibles. Et peu
après, ils sont solides, ils ne font pas longtemps pour devenir des poulets.
Des poussins circulent avec leur mère, et la mère attrape des insectes pour
eux. Elle les garde avec soin. Elle les fait fuir, les cache sous ses ailes là
où l'épervier voltige. L'aigle ou l'épervier est un très grand ennemi des
poussins. Ils aiment ravir les enfants à leur mère. Ils les attrapent, les
mangent. Ils sont comme des démons qui veulent nous ravir nos âmes, ils nous
laissent tomber dans des souffrances. Fuyons, cachons-nous aux ailes de notre
mère, l'Eglise, ainsi nous vivrons.
25. LA FABLE DE L'INFIRME.
Dans un village il y avait beaucoup de gens. Et il y avait un infirme. Et ils
entendirent la nouvelle d'une bataille. Et l'infirme dit: "Vous tous les
gens allez vous cacher au cimetière, moi l'infirme je reste". Et il resta.
Et puis l'armée sort et cherche des gens, rien; et puis se promène un peu, ils
trouvent l'infirme assis et les gens de la bataille disent: "Infirme,
montre-nous tous les gens". Et puis il dit: "Moi je ne connais que des
gens qui sont allés au cimetière". Et les gens disent: "Nous
n'allons pas au cimetière, les gens qui sont au cimetière sont morts". Et
l'infirme dit: "Moi, je ne connais pas d'autres gens, je connais que
ceux-là" et puis l'armée dit: "Non, nous ne savons pas; montre-nous
là où ils sont allés". Et ils lui mirent la sève du Bokungu. Et puis
l'infirme dit: "Vous allez me mettre le Bokungu et je n'ai pas caché des
gens; je dis que je ne sais pas des gens qui ont pris fuite, je ne connais pas
des gens qui sont allés au cimetière, cela ne fait rien! Mettez-le-moi".
Ils le mirent. Et l'œil ne creva pas, et ces gens disent: "L'infirme n'a
pas menti, il ne connaît que des gens qui sont au cimetière". Et ils
disent: "Infirme regarde, nous partons au cimetière et tu restes, tu n'es
pas menteur; tu es l'infirme, tu ne connais ceux qui sont au cimetière".
L'armée partit, les gens qui avaient fuit arrivèrent. Et l'infirme leur dit
comment cela s'était passé avec l'armée. Et ces gens honorèrent l'infirme,
et ils étaient contents. C'est fini.
26. L'EGLISE.
Le maître et les élèves sont en train de causer. Les élèves disent:
"Maître, nous sommes les enfants de l'Eglise". Le maître dit:
"Tous les chrétiens sont les enfants de l'Eglise. Mais toi Esale,
connais-tu la signification de l'Eglise? Esale dit: "Oui maître, le Père
m'a enseigné, m'a expliqué que l'Eglise est un groupe de tous les gens qui on
reçu le baptême, qui acceptent la doctrine de Jésus comme nous enseignent les
autorités de l'Eglise sur le commandement de Jésus même". Le maître
était content de la réponse de Esale. Il dit: "C'est comme ça; Jésus
même a fondé l'Eglise et institué des autorités notamment ses douze
apôtres, Il a nommé Saint Pierre le chef de tous; Il lui a dit: "Tu es
pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise et la force de l'enfer ne
tiendra pas contre elle; et je te donnerai les clefs du ciel; et n'importe
quelle chose que tu lieras sur la terre sera liée dans le ciel et n'importe
quelle chose que tu délieras sur la terre, sera déliée dans le ciel.
Et Bomanga demanda au maître: "Quand les apôtres et Pierre leur chef
étaient morts, l'Eglise n'est-elle pas morte? Le démon n'a-t-il pas détruit
l'Eglise?".
Le maître dit: "Jésus est Dieu, Il ne peut pas mentir. Chaque chose qu'il
avait prédite et qu'il avait promise s'est réalisée. L'Eglise n'est pas finie
par la mort de Jésus même, et elle n'est pas finie par la mort de Pierre et
les apôtres. L'Eglise n'est pas n'importe quelle chose; elle est l'œuvre de
Dieu. Jésus promit que l'Eglise restera jusqu'à la fin du monde. Quand les
apôtres moururent, ils étaient remplacés par d'autres personnes dans leur
pouvoir, notamment des papes, des évêques et des prêtres. Les gens meurent,
mais le pouvoir ne meurt pas; la doctrine ne sera pas morte et ne sera pas
détruite. Le démon cherche avec grands efforts et zèle à détruire la
doctrine de l'Eglise, depuis son commencement. Il n'a pas réussi et il ne
réussira jamais. Il ne cesse pas d'enseigner aux gens toutes sortes de
mensonges. Beaucoup de gens acceptent toujours les enseignements que Jésus n'a
pas enseignés mais la doctrine de Jésus ne sera pas détruite".
Et le maître redemanda un autre élève, Longwango, et dit: "Y -a-t-il
beaucoup d'églises?" Longwango répondra: "Non, l'Eglise de Jésus
Christ est la seule". Il dit: "Pourquoi?" Il répondit:
"Dieu a-t-il beaucoup de bouches pour qu'il enseigne de plusieurs façons
comment doivent faire les gens? Dieu est unique, sa doctrine est une".
Boleko dit: "Pourquoi voyons-nous beaucoup d'églises?" Le maître lui
expliqua: "Toutes les églises sont inventées, elles ne sont pas celles
que Jésus a fondées. L'Eglise de Jésus est l'église qui enseigne ses choses
justes, reçoit sa doctrine depuis l'enseignement des apôtres. Toutes ces
églises ont commencé par les hommes; elles sont les églises de ces gens qui
les ont fondées et ne sont pas de Jésus et ses apôtres."
27. LE LEOPARD ET LE RAT.
Un rat sortit du terrier,
Il sortit sous les pattes du léopard.
Et le léopard ne se fâcha pas,
Il eut pitié du rat.
Ce léopard vint d'être pris au piège;
Le rat entendit des cris du léopard,
Il mordilla des fibres avec ses dents
Et libéra le léopard de la mort.
28. MON VILLAGE.
Mon village est grand. Il y a beaucoup de personnes: les vieux qui nous
apprennent des contes, les vieillards et les jeunes. Deux rangées de maisons y
sont parallèles. Les maisons d'habitation y sont propres: les femmes nettoient
en ramassant des herbes chaque matin. La rue par laquelle passent les gens
sépare les deux rangées. Au bord de chaque rue, un fossé a été creusé pour
éconduire l'eau des pluies, de peur qu'elle ne détruise la rue-même. Les
herbes poussent-elles, les femmes et les enfants les arrachent aussitôt ou les
sarclent, avant de les ramasser à l'aide d'une petite natte, et de les jeter
ensuite.
Quelques arbres fruitiers se dressent sur la cour des personnes. L'arbre à
palabre boala (arbre Pentaclethra) se dresse au bord de la rue: les vieux se
réunissent à son ombre, préparant leurs projets, et arrangeant les affaires
du village. La chapelle se trouve au milieu du village. Les chrétiens et les
catéchumènes s'y réunissent pendant la prière et la catéchèse, après que
le catéchiste a sonné le tam-tam. Un autre tam-tam se trouve chez le chef par
lequel il convie la population au travail pour le développement du village.
Certaines personnes possèdent aussi leurs propres tam-tams.
Derrière les maisons, nous rencontrons une bananeraie qui produit des bananes
pour nous. Des étables pour des poules et des canards se trouvent à la cour
arrière. Il n'y a que des gens sans beaucoup de soin qui installent des
étables devant les maisons.
J'apprécie mon village où je suis né, où habitent mes parents.
29. BOKUGU ET LOLENLENGE.
Un certain bokungu, l'arbre à palabre et l'herbe lolenlenge se trouvaient dans
un même endroit. Lolenlenge commença de causer avec le bokungu. Mais le
bokungu se moqua d'elle: dit: "Toi, un laid machin faible, moi je suis un
arbre fort, comment veux-tu causer avec moi? Quand le vent souffle, tu bouges,
et moi je me tiens droit avec force; je ne m'incline pas". Lolenlenge dit:
"Tu me rabaisses puisque je bouge avec le vent? Je bouge avec
intelligence". Et puis Bokungu ria: "Tu n'a pas de force: même dans
le vent violent, moi je me tiens debout!".
Quant il parlait, un grand vent souffla; lolenlenge s'inclina, bokungu se tint
debout. Mais le trifouiller devient fort, une branche était arrachée! Le
trifouiller ne s'arrêta pas. Des racines de bokungu commencèrent à bouger. Et
peu de temps après, sa force s'épuisa et puis le bokungu tomba! Lolenlenge
dit: "Vois-tu! Ton orgueil te fait tomber. Si tu t'inclinais comme moi, tu
serais debout même maintenant. Qui s'incline vivra. Les têtus et les
orgueilleux tomberont.
30. NOS ALIMENTS
Dieu est amour envers ses créatures. Mais ceux qu'il aime le plus, ce sont nous
les hommes. Il créa toutes les créatures de la terre pour notre bien. Dieu n'a
pas la ladrerie, il ne nous a pas donnés peu de choses, il nous a donné
l'abondance. L'homme qui n'est pas faible ou paresseux aura tous les aliments
que son cœur veut; il n'aura pas de faim.
Des chikwangues y sont avec leurs feuilles de manioc et des maniocs doux. Des
palmiers nous donnent des fruits de palme et noix palmistes et le sel indigène
et la graisse des larves. Des bananes sont là avec les oseilles des piments des
champignons et des légumes colocasia et beaucoup d'autres légumes. Des maïs
poussent bien; un fruit produit d'autres grains, même cent. Des cannes à sucre
sont très sucrées, elles nous procurent de la boisson.
La forêt a beaucoup d'ignames et des graines de fruit de Preculia. Elle nous
donne des fruits et des régimes sucrés comme batofe, basenja, bandongo,
bendenge, bafambu, mpunga, ndonge, molele, des safous et des mbeele. Durant la
saison des chenilles, beaucoup de chenilles se trouvent appliquées aux arbres.
Des viandes sont aussi de plusieurs sortes. Des bêtes abondent dans la forêt,
les animaux domestiques se trouvent dans la cour, des poissons ne finissent pas
dans les fleuves, dans les lacs et dans les ruisseaux.
En vérité, Dieu n'a pas délaissé ses enfants, il ne les abandonne pas. Il a
un grand amour envers nous, avec tels dons. Nous ne voyons pas qu'une personne
entreprenante puisse mourir de faim.
31. ISOELE ET LE CHIMPANZE.
Un homme nommé Isoele allait dans la forêt, tua des singes. Et quand il tua un
certain ngila qui s'accroupit à un arbre, le singe resta accroché à
l'embranchement des branches. Isoele prit une corde pour grimper sur l'arbre. Et
quand il monta la corde n'était pas assez forte et elle s'est cassée, et
Isoele ne pouvait ni monter ni descendre. Restant suspendu sur l'arbre, il
pleura et lança des cris.
Un chimpanzé vint de passer, il entendit des cris d'Isoele. Il regarda, voit
qu'un homme est suspendu sur un arbre. Le chimpanzé lui demanda: "Pourquoi
tu pleures?" Il dit: "La corde que j'avais s'est coupée, je ne sais
ni monter ni descendre". Et le chimpanzé l'aida, il décrocha le singe des
branches, il descendu Isoele. Isoele le remercia, ils se sont fait leurs adieux;
Isoele dit: "Je te donnerai des femmes". Le chimpanzé ne veut pas et
dit: "Je ne veux pas des femmes". Isoele dit: "Je te donnerai de
l'argent". Il dit: "Rien, conserve tes biens, une autre fois nous
aurons le temps de finir cette affaire". Ils se séparèrent. Beaucoup de
jours passèrent, tous les gens de la rue qu'habitait Isoele se réunirent pour
abattre les arbres pour tuer des singes. Ils allèrent. Ils commencèrent à
couper des arbres, chacun son arbre. Mais les chimpanzés y étaient nombreux.
Isoele coupe son arbre, il chante: "Chimpanzé monte sur l'arbre boala,
monte sur l'arbre bosala, tu vas au village". Les chimpanzés entendirent
la chanson, ils allèrent vers Isoele. Tous les gens voient comment les
chimpanzés prennent fuite: ils crièrent à Isoele, "ne vois-tu pas
comment les chimpanzés prennent fuite sur ton arbre?" Il répondit:
"Que puis-je faire? Cet arbre est trop fort pour le couper". Et les
chimpanzés s'enfuirent, ils survécurent. Depuis ce temps là on chante une
fable: aide celui qui t'avait aidé, comme Isoele et le chimpanzé.
32. PÂQUES
La pâques est une grande fête de l'église. Elle surpasse toutes les fêtes.
Elle est un mémorial de la résurrection de Jésus Christ, ressuscité d'entre
les morts. Des mauvais gens ne voulaient pas sa doctrine, ils le tuèrent sur la
croix; ils pensaient que la force de sa doctrine finira par sa mort. Les
apôtres et disciples de Jésus beaucoup de peur.
Deux nuits passèrent et le matin du troisième jour, très tôt le matin,
Jésus ressuscita avec sa propre puissance divine. Il est mort par sa propre
volonté, seulement pour sauver nos âmes. Il nous a rachète de l'esclavage du
démon, il nous a procuré l'entrée au ciel. Mais la mort ne pouvait pas
l'abattre, parce qu'il est le Seigneur de toutes choses.
Il est ressuscité du tombeau avec splendeur et force. Les soldats qui
surveillaient le tombeau fuirent avec une très grande peur pour cette affaire
mystérieuse qu'ils ont vue.
Marie Madeleine et l'autre Marie allèrent au tombeau pour embaumer le cadavre
de Jésus avec le parfum aromatique. Elles ne trouvèrent pas le cadavre, elles
trouvèrent un ange. L'ange dit: "Jésus n'est pas ici, il est ressuscité.
Allez dire à Pierre et les apôtres qu'il vit". Ils partirent, ils dirent
aux apôtres comment l'ange leur avait parlé.
Pierre et Jean coururent, trouvèrent Jésus parti, ils ont su qu'il est
ressuscité, il ne moura pas. Leur foi commença à s'accroître.
Nous aussi, nous savons la force dans nos âmes, nous avons la grande joie par
la victoire de notre Seigneur quand il a triomphé sur la mort. Il ne mourra
jamais, il est dans la prospérité au ciel. Par sa résurrection du tombeau, il
nous a acquis la grâce pour que nous sortons du tombeau de nos péchés et de
nos mauvais désirs, pour que nous aussi, un jour, par sa puissance, nous
ressuscitons de la mort, pour que nous ayons le bonheur éternel au ciel.
33. LE LEOPARD
Le léopard est un animal féroce. Il est comme le maître de tous les animaux
par sa force et sa robustesse. Il ne laisse échapper aucun animal sauvage et
domestique, et parfois il ne laisse d'attraper même des hommes. Le léopard a
une peau splendide, que porte en ceinture le détenteur du pouvoir ainsi que le
noble.
Le léopard n'est pas très gros, comme l'hippopotame et l'éléphant, mais il a
une très grande force, il court avec une très grande vitesse. Pour attraper
les animaux, il se cache aux bords d'une piste où ils passent, et puis il
enjôle: il n'attrape qu'en cachette. Si un autre animal passe, malgré sa
vitesse, il saute avec prudence, il enfonce ses griffes dans son cou, le coupe
avec ses dents tranchantes. Aucun animal ne peut échapper au léopard, sauf les
grosses bêtes. Des temps à autre le sanglier et le léopard s'entretuent. Et
des fables disent que le léopard n'atteint pas l'antilope naine.
La viande de léopard est bonne et succulente à manger. Mais les vieux la
refusent aux femmes, ils disent que c'est un tabou pour elles.
Le plus grand mal que fait le léopard, c'est qu'il tue tous nos animaux
domestiques. Il sort de la forêt, vient dans la cour et puis entre dans les
étables pour attraper des poules, des canards, des chèvres, des chiens, des
brebis. L'animal que le léopard apprécie le plus c'est le chien.
34. LE ¨POUSSIN
Une certaine poule-mère avait douze poussins. Elle circulait avec ses poussins,
cherchant des insectes. Elle montrait aux poussins toute la terre qui est près
de leur étable. Ils marchaient dans toutes les allées de leur cour. Ils
passaient dans les herbes et les bananerais. Tous restaient près de leur mère;
ou l'un d'eux poursuivait un insecte pour l'attraper, mais tout de suite
retournait vers la mère, il ne s'égarait pas.
Mais un certain poulet ne voulait pas de la sorte. Il était un vagabond et
turbulent, il ne restait pas tranquille. Leur terre ne le suffisait pas. Il
désirait faire des promenades, pour découvrir d'autres terres. Quand la mère
l'interdisait il désobéissait.
Un jour, la mère poursuivait un insecte avec ses poussins. Ce poussin turbulent
fuyait de leur bande et disait: "Ma mère me haït, elle ne me donne pas la
liberté pour que je fasse comme je veux; je quitte ce lieu difficile, je pars
ailleurs où je veux être moi-même". Et il partait.
La mère n'avait pas vu son départ. Il augmentait la vitesse, arrivait loin. Il
a vu beaucoup de gens et toutes sortes de choses, il circulait de tout côté.
Un certain moment il avait faim. Il cherchait des insectes, mais il était
incapable de les attraper comme auparavant, comme la mère les attrapait pour
lui.
Il marchait encore avec faim. La nuit tombait et il cherchait une place pour
dormir aux herbes sur un arbre. La nuit, il tremblait de froid; il n'avait pas
quelqu'un qui pouvait le couvrir comme sa mère le couvrait sous ses ailes. Une
grande pluie tombait, tous ses duvets étaient mouillés. Il commençait à
trembloter. Il fit matin, il se tenait debout avec une grande inquiétude, quand
il fut de cette manière, il pensait: "Je crois que ma mère ne m'aime pas,
voilà pourquoi j'ai fui, que faire? Je n'ai pas quelqu'un qui peut m'aider dans
ces difficultés. J'ai quitté mon village, croyant que d'autres terres
surpassent la mienne mais je n'ai rencontré que des souffrances. Si j'avais
écouté les conseils de ma mère je ne pouvais souffrir ainsi".
Parlant ainsi, il avait une vue terrible: l'épervier descend, l'attrapa et le
mange.
35. INEKAFUMBA (L'OISEAU A FOURMIS) (Fables Mongo, n°89, p.206-209)
Un oiseau qui s'appelait inekafumba avait son nid. Il fit un pacte avec des
fourmis. Les fourmis dirent: "Oiseau inekafumba, tu nous donneras tes
œufs, ensuite nous te donnerons des insectes". Et les fourmis allèrent
attraper des insectes; et puis ils les apportèrent et l'oiseau inekafumba les
mangea. Les fourmis dirent: "Oiseau inekafumba, tu ne nous donnes pas tes
œufs?" Il dit: "Non, je ne les refuse pas, cependant je n'en ai pas
encore". Les fourmis l'apportèrent un insecte, il le mangea. Dix jours
après, seuls les fourmis l'en avaient apporté. Et un certain jour les fourmis
disaient: 'Nous avons signé un pacte d'amitié avec l'oiseau inekafumba; nous
lui donnons nos aliments, pourquoi lui ne nous donne pas les siens?". Une
fourmi disait: "Arrêtez de parler, appelez-le". Ils formèrent un
projet, ils disaient à tous les fourmis: "Sachez que si l'oiseau
inekafumba arrive ici, nous l'arrêterons". Et puis ils l'appelèrent. Et
puis l'oiseau inekafumba dit: "Non, venez, réunissons-nous en haut".
Les fourmis disent: "Non, viens ici". Et il arriva. Une autre fourmi
mâle s'assit sur une colline, il creusa un petit trou, il s'assit. L'oiseau
inekafumba vint s'asseoir, et puis la fourmi mâle l'arrêta à l'orteil.
L'oiseau dit: "Je ne me trompe pas, vous m'arrêtez à l'orteil.
Arrivez-vous aux pieds?" Et les fourmis le mordirent et il dit:
"Arrivez-vous aujourd'hui aux cuisses?" Ils arrivèrent. Il dit:
"Eh bien, vous mangez les cuisses, arrivez-vous au ventre?" Les
fourmis arrivèrent au ventre. Il dit: "Mangerez-vous la tête?" Les
fourmis les couvrirent la tête. Il dit: "Oui, je ne me trompe pas, et
arriverez-vous aujourd'hui là-bas au cœur?" Les fourmis disent:
"Est-ce que nous te trouverons aujourd'hui?" Il dit: "Vous me
sauverez aujourd'hui". Les fourmis pénétrèrent au cœur, ils le
couvrirent, il mourut comme un insensé.
36. LE FORGERON
N'avez-vous pas encore vu le forgeron quand il forge ses ustensiles? Il forge
les ustensiles avec des fers. Ils trouvent le fer aux pentes des ruisseaux là
où il y a des pierres enterrées. Ils déterrent ces pierres, ils les jettent
au fourneau très ardent, ils manœuvrent des soufflets. Avec ce feu très fort
des pierres se fondent comme l'eau. Ils enlèvent toutes les saletés qui
flottent sur le fer liquide. Nous appelons ces saletés des scories. Pour que ce
fer liquide refroidisse, se coagule et se solidifie de nouveau, on la retire du
fourneau. Avec ces fers les anciens forgeaient toutes les armes.
Mais maintenant les forgerons ne veulent plus ce travail de fourneau; il est
trop dur et fatiguant. Ils veulent acheter des lingots aux magasins des blancs.
Les forgerons forgent d'autres choses avec habilité. Certains excellent dans
l'art. Ils forgent des haches, des cuivres, des flèches, des couteaux, des
rasoirs, des épingles, des aiguilles et toutes les armes. Ils vont à la
recherche des anneaux. Ils placent les outils sur l'enclume loaka, qui est
placé sur un socle. Ils écrouissent avec le marteau. Ils ont l'enclume njondo
qu'ils mettent sur le socle, mais ils enlèvent et puis ils enterrent les
outils. Et puis ils aiguisent les pièces forgées avec des limes. Mais leurs
limes ne sont pas bonne comme celles des blancs.
Les forgerons font leurs travaux avec des fétiches. Ils tuent une poule, ils
lient une liane, et puis ils y accrochent une aille de la poule. Mais ces choses
sont des choses sans valeur. C'est de la superstition.
Les forgerons reçoivent beaucoup d'argent. Mais beaucoup négligent les
commandements de Dieu avec cet argent; ils payent des dots pour des femmes, ils
se constituent un harem.
37. L'HOMME
Au commencement Dieu créa deux personnes, l'homme et la femme. Le nom de
l'homme est Adam, le nom de la femme Eve. Toutes les personnes de la terre sont
leur descendance. Une personne est une créature intelligente, elle a une âme
et un corps.
Dieu créa les hommes pour qu'ils le connaissent, pour qu'ils l'aiment, pour
qu'ils le servent sur terre, ensuite pour qu'ils aient le bonheur éternel au
ciel.
Si une personne meurt, on enterre son corps au tombeau dans la terre. Mais
l'âme immortelle va au jugement. Si l'affaire est tranchée, l'âme va au ciel,
ou au purgatoire, ou aux enfers selon ce qu'il avait fait sur la terre.
Mais le corps même ne restera ma toujours dans la terre. Si le jour du dernier
jugement arrive, Dieu fera ressusciter le corps et le corps se réunira toujours
ou dans le bonheur du ciel, ou dans les souffrances de l'enfer.
38. LES TROIS FEMMES
Un homme avait trois femmes. La première du nom Bofambu b'embulumwa. La
deuxième du nom Ekafela. La dernière est donc Ulunkoto.
Un jour, les femmes préparèrent la nourriture. La Première en rang, au nom de
Bofambu b'embumwa, augmenta beaucoup la nourriture et la donna à son mari et le
mari finit la nourriture. Ekafela elle aussi prépara beaucoup. Mais elle ne
donna à son mari qu'une petite quantité. Et elle partagea toute la nourriture
avec ses amis et camarades. Et puis Ulunkoto même augmenta la nourriture, elle
donna à son marie une partie, et puis elle conserva une partie.
Elles dormirent. Le matin le mari finit la satiété et il eut faim. Il appela
la première, il dit: "Bafambu b'embulumwa, donne-moi un peu de la
nourriture pour manger". Elle répondit: "J'ai préparé beaucoup de
nourriture hier, elle suffisait pour deux jours, pourquoi me demandes-tu
encore?".
Il demanda à Ekafela. " passe-moi un peu de nourriture, je meurs de faim.
" Elle dit: " Je vous ai préparé un grand tas hier, je n'en ai plus
".
Il demanda la dernière et dit: "N'as-tu pas à manger? Je meurs de
faim". Elle dit: "Laisse-moi, je veux voir s'il y a quelque
chose". Elle alla voir sur l'étagère, elle enleva la nourriture qu'elle
avait conservée, elle réchauffa, et présenta à son mari, elle dit:
"Voici le reste d'hier". Le mari mangea. Il fut content en son cœur.
Et il remercia Ulunkoto, et l'aima plus que les autres, il l'établit comme
favorite.
39. LES FOURMIS.
Personne n'ignore les fourmis. Elles sont des insectes sauvages. Elles se
divisent en plusieurs sortes. Leur reine ne sort pas de leur nid. Elle pond des
œufs, et les ouvriers la servent, la surveillent bien. Elle est un insecte
protubérant. Certaines fourmis sont grandes, mais c'est la reine qui les
surpasse. D'autres fourmis ont des têtes comme le poisson impome. Leurs bouches
ont de longues et tranchantes dents, comme des crochets. Ceux-là sont des
combattants, ils gardent les amis. Quelques-unes sont petites, notamment les
ouvriers qui transportent des masses, ils font tous les travaux.
S'ils sortent du nid, des fourmis vont chasser. Elles vont en ligne droite. Si
elles arrivent à un endroit où les insectes abondent; elles se dispersent,
elles cherchent de la viande. Elles se dispersent très vite, de tous les
côtés. Elles montent sur des herbusseaux et les herbes. Elles finissent les
insectes. Et puis après elles transportent les bestioles dans le nid, alignées
tout droit dans une rangée, comme elles étaient venues. Quelle peur chez les
insectes devant l'armée de fourmis! Quelle abondance de cadavres.
Les fourmis apprécient beaucoup les fruits de palme et l'huile. Les fourmis
sont très cruelles. Si elles arrivent à l'étable des poules elles peuvent les
tuer. Mais des poules aussi se fâchent d'elles; elles les becquettent si elles
passent à la ligne. Si les fourmis te mordent elles ne lâchant pas quoique tu
les tire fortement, quoique tu leur arraches la tête.
Les fourmis marchent en ligne droite. Aucune d'elles dérange la ligne. Tous
suivent les commandements des chefs. De grosses fourmis gardent la ligne. Si un
insecte ou un animal ou une un homme approche de la ligne pour les provoquer, si
tôt de grosses fourmis sortent de la ligne et cherchent les provocateurs. Elles
les poursuivent et puis avec leurs dents elles les piquent avec fermeté et
ténacité. Elles s'entraident beaucoup.
En outre, elles ne se lassent pas de travailler, jours et nuits, elles ne se
reposent pas.
Les fourmis donnent à nous les hommes des conseils d'humilité, de la force
dans le travail et de l'entraide.
40. LE PALMIER ET LE RAPHIA.
Le palmier et le raphia se discutèrent. Le raphia dit: "Toi, le palmier,
tu n'as pas d'importance, moi je te surpasse beaucoup". Le palmier dit:
"C'est toi qui n'as pas d'importance". Le raphia dit: "Mes
applications sont nombreuses, je donne aux gens des habits, ils tuent des bêtes
avec mes fibres, ils prennent mes éclats pour fabriquer des lits, je les donne
des fibres pour fabriquer des balais avec lesquels ils balayent ". Le
palmier dit: "Tu n'as que quatre choses: les miennes sont plus
nombreuses". Et ils se disputèrent.
Ils se disent: "Appelons les gens qu'ils nous jugent". Et le
chimpanzé arriva. Ils firent leurs exposés. Le raphiaexolique son affaire. Le
palmier dit la sienne, il cita: l'huile, le cœur du palmier, des larves, des
fruits de palme, des palmes, du sel d'efflorescence mâles, des éclats, des
claies, des flèches, des fibres de fruit de palme, des torches, des paniers
tressés en simple feuilles de palme, des boissons. Le chimpanzé donna raison
au palmier.
Le raphia n'accepta pas la manière selon laquelle le chimpanzé trancha la
discussion. Il se fâcha. Il dit: "Qui t'a nommé juge? Faux juge, c'est
ça l'intelligence par laquelle tu tranches les affaires? Pourtant tu donnes
raison au palmier, tu me condamnes. Parce que tu ne veux pas mes bonnes choses,
tu vas rendre mes fibres qui sont chez toi".
Le chimpanzé n'a pas eu de réplique. Le voici qu'il enlève son habit et le
donne au raphia. Il fut couvert de grande honte de sa nudité et il s'en fuit
dans la forêt, s'y cacha toujours comme tout animal.
41. L'HIPPOPOTAME.
Qui se mesure en grandeur avec l'éléphant? Comme l'éléphant est le maître
des animaux sur terre, ainsi l'hippopotame est le maître des animaux
aquatiques.
L'hippopotame vit dans l'eau, dans les fleuves et les océans. Ils nagent
fortement, et se noient beaucoup en profondeur. Il flotte souvent. Mais il
cherche ses aliments sur des rives. L'hippopotame mange les herbes qui poussent
aux rives. Il mange durant la nuit. La journée il dort.
L'hippopotame est fort. Quand une pirogue passe et réveille l'hippopotame,
celui-ci se fâche très vite; il heurte la pirogue pour la renverser et les
gens se noient. L'hippopotame n'est pas méchant si tu ne le provoques pas. La
tête de l'hippopotame est très grande. S'il nage, il flotte la tête.
L'hippopotame a beaucoup de viande à cause de sa grandeur. Il a beaucoup de
graisses. Sa peau est dure et épaisse. Les gens y coupent des chicottes, et
elle convient pour des chaussures.
Malgré sa grandeur, l'hippopotame n'est pas intelligent ni vigilant. Ne
savez-vous pas comment il se mesurait en force un jour avec l'éléphant, et
comment la tortue leur vainquit tous les deux avec sa ruse?
42. LE FRUIT LITOFE ET LE JEUNE GARCON.
Deux jeunes, Louis et André, allèrent dans la forêt pour chercher des
aliments. Ils arrivent à un arbre entouré de betofe. Mais ils trouvèrent que
les batofe ne sont pas encore mûrs. Quand ils veulent s'en aller, Louis vit un
fruit litofe mûr, en bas. Il se précipite mais son ami avait vu aussi le
litofe, et lui aussi courrut en vitesse. André arriva avant et ramassa le
litofe.
Louis dit: "C'est moi qui ai vu le litofe avant, donne-le moi". André
répond: "C'est le litofe à moi que j'ai trouvé". Ils eurent une
discussion, ils se querellèrent fortement. Ils se disputèrent le litofe.
Un vieil homme passa, il s'approcha, il demanda des éclaircissements. Louis
explique et dit: "J'ai vu un litofe, cependant mon ami l'a ramassé et ne
veut pas me le donner". Puis André répond: "Non, c'est moi qui avais
vu le litofe, je l'ai ramassé, et puis lui veut me le ravir".
Le vieux dit: "Vous les jeunes vous ne comprenez pas les affaires. Laissez,
je vous le couperai. L'un de vous voyait le premier, puis l'autre le ramassait.
Partagez le litofe". Il le divisa, donna à Louis une partie et André une
autre.
Le vieux prit des pépins disant: "Ceci est mon honoraire pour avoir
tranché la palabre". Les deux jeunes moururent de honte et de colère avec
leur stupidité.
43. LE JEUNE CHRETIEN.
Le jeune chrétien veut vivre d'une manière honnête qui arrange sa conduite
devant Dieu et les hommes. Chaque matin, il propose ses travaux qu'il va faire.
Chaque soir, il examine la façon selon laquelle il a accompli sa décision du
matin. Il ne cherche pas des excuses pour ses fautes et dérangements. Il les
confesse avec tristesse à Dieu, et il jure de nouveau qu'il ne fera que du bien
et qu'il renforcera la lutte contre les mauvaises tentations.
Il se désintéresse des railleries de certaines personnes. Il n'a pas honte
devant les hommes. Il remet son cœur à Dieu et respecte ses commandements. Si
ses choses ne s'arrangent pas certains jours, il ne craint pas, ne pleure pas
comme une personne qui n'a pas la foi, mais il laisse toutes ses souffrances aux
mains de son Père qui est au ciel et en lui-même, dans son âme. Il sait que
Dieu le garde et soigne sa vie. Et il se réjouit en son cœur. Il ne cherche
pas de mauvaises joies, il ne va pas aux amusements et jeux qui ne sont pas
bons.
Il sait qu'il est enfant de Dieu et il n'offense pas son Père. Par conséquent
il n'a pas de problèmes de conscience. Chaque jour il multiplie les bonnes
actions qui lui font gagner le ciel.
Sa conduite est bonne. Sa vie est pleine de bonheur. Il fait ses actes pour le
respect de Dieu; il supporte et maîtrise toutes ses souffrances par l'amour de
Dieu.
44. LE POISSON LOKOKA ET LE CRAPAUD.
Lokoka et le crapaud allèrent à la pêche. Ils attrapèrent des poissons en
abondance. Lokoka dit: "Frère crapaud partage". Le crapaud lésina
Lokoka, il prit une grande portion, il présenta Lokoka la petite. Lokoka se
fâcha, il dit: "Frère, pourquoi tu me tentes?". Et à l'instant il
pénétra dans le nez du crapaud. Le crapaud lança des cris de douleur et dit:
"'Dedans', sors et partageons, 'dedans': ce qui est grande chez toi,
'dedans': ce qui est petite chez moi 'dedans'. Lokoka sortit. Il dit:
"Frère crapaud, arrange seulement le partage". Mais le crapaud le
trompa comme avant. Lokoka se fâcha encore. Et puis pénétra le crapaud dans
le nez et le coupa net au rasoir. Le crapaud pleura avec des cris, il dit:
"Lokoka cadet, 'dedans', sors et partageons, 'dedans'; ce qui est grande la
sienne, 'dedans': ce qui est petite la mienne".
Lokoka retourna en bas. Il dit: "Partageons encore une fois". Mais le
crapaud trompa Lokoka encore une fois; il augmenta sa portion. La fureur de
Lokoka s'augmenta, il retourna au nez du crapaud. Le voici pleura comme avant.
Lokoka sortit. Il dit: "Arrange ce partage". Le crapaud le lésina
comme d'habitude. Lokoka pénétra et avec cette dernière entrée il tua le
crapaud. Et puis il le grilla. Il porta la mère aux enfants, il la les
présenta. Des vieux mangent. Le cadet dit: "Je ne mange pas maman".
Des vieux disent: "Tu es un imbécile, ceci est un singe". Des vieux
finirent. Le cadet lécha seulement la feuille. Lokoka les démasqua, dit:
"Vous aviez mangé seulement votre mère avec l'huile complète en
ébullition ".
45. LA FABLE DES PIMENTS.
Un homme avait son épouse et trois enfants, un garçon et deux filles. La fille
aînée faisait leur cuisine. Elle ne savait pas bien la mesure pour mettre des
piments dans les aliments. Souvent elle mettait peu de piments. Son père et sa
mère ne cessèrent de la réprimander à cause de la fadeur des ses
préparations. Un jour elle prépara des feuilles de manioc. Et puis elle alla
à la source pour puiser de l'eau. Plus tard sa mère arriva, elle dit: "
Tous les jours ma fille n'augmente pas les piments. Que je mette un peu
moi-même". Et puis elle entra dans la cuisine, et elle mit des piments
dans les feuilles de manioc. Elle sortit et puis là dessus son mari vint de
l'abattage de la forêt, il dit: "Des jours et jours que nous ne cessons
dire à notre fille qu'elle arrange la cuisine, et elle ne m'écoute pas".
Et il mit seulement des piments aux feuilles de manioc. Il sortit, et puis une
autre fille laisse les amandes palmistes qu'elle avait concassées et puis elle
entra dans la cuisine. Elle dit: "Souvent si la sœur aînée prépare des
feuilles de manioc, elles n'ont pas de goût. Je mets un peu de piments
moi-même". Elle y mit et elle s'en alla. Plus tard son frère vint. Il
dit: "J'augmente un peu le goût de la nourriture". Il mit seulement
des piments et partit.
Peu après la préparatrice même revint de la source. Elle dit: "Les
feuilles de manioc sont cuites. Et puis ils me réprimandent tous les jours:
laisse, j'augmente un peu de piments ce jour". Et elle les mit. Les
aliments sont cuits, tous se retrouvent. L'aînée apporta des feuilles de
manioc, les chikwangues et de la viande. Ils mangèrent. A l'instant même ils
sentent une vive douleur cuisante dans la bouche. Ils s'en étonnent: depuis
longtemps et tous les jours la nourriture est fade et seulement aujourd'hui
cette douleur cuisante. Et puis ils s'expliquèrent sur la façon dont-ils ont
procédé. Et ils se réprimandèrent parce qu'ils s'étaient mêlés dans un
travail d'autrui.
46. LE FLEUVE.
Le fleuve est comme un grand ruisseau. Sa source est éloignée et les eaux
coulent jusqu'elles arrivent ou dans un autre fleuve ou sortent dans une grande
mer. A l'amont le fleuve est petit comme un ruisseau. Mais au moment où il
avance, beaucoup de ruisseaux et affluents le rejoignent, lui laissent leurs
eaux et lui-même s'agrandit beaucoup.
L'eau du fleuve vient de l'amont et s'écoule en aval. Elle ne navigue pas en
amont. Le fleuve est une bonne chose. Il est le chemin pour voyager. Nous
passons par des pirogues, des barges, des bateaux. Les bateaux sont bons pour un
voyage rapide, sans un dur travail. Et puis ils s'appuient sur l'eau avec
stabilité. Ils ne bougent pas comme des pirogues. Le petit bateau est le canot.
De bonnes choses sont dans le fleuve. Plusieurs sortes d'arbres, des lianes,
beaucoup de plantes.
Les herbes fluviales et des plantes à sel nous donnent du sel; des lianes sont
bonnes pour des claies et nasses. Avec la terre glaise des riveraines façonnent
des pots avec lesquels elles préparent des aliments.
Mais une chose qui surpasse tout dans le fleuve c'est le poisson. Beaucoup de
poissons de plusieurs sortes. Dieu ne nous a pas délaissés. Nous le remercions
pour sa bonté envers nous et pour toutes les choses qu'il nous avait données.
47. L'EPLUCHEUR ET NKANGAJWILO.
L 'éplucheur creusait toujours les cimetières. Un jour l'éplucheur entendait
qu'un patriarche mourut dans un village, il allait là-bas pour pleurer. Et puis
il alla pleurer, pour qu'il sache le lieu où l'on enterre le cadavre du
patriarche.
Il vit le lieu et puis il alla au village. Il patienta un peu et il alla
déterrer le cadavre du patriarche, pour qu'il prenne des cuivres qui étaient
enfuis dans la tombe. Et puis il mit le bras à l'intérieur de la tombe. Le
bras était coincé pour du bon. Et puis il dit: "N'y a t-il personne
ici?" et Nkwangajwilo qui y était, dit: "Me voici ". "
Viens, il y a une bête ici ". Nkangajwilo vint, et l'éplucheur dit:
"Mets le bras ici, le varan est ici, nous le tuons. Je ne peux pas moi
seul". Et Nkangajwilo mit le bras et est coincé. Et l'éplucheur fuit au
village. Vous écoutez comment Nkangajwilo mourut de faim.
48. UN CHOIX.
Continuez toujours à faire vos propres travaux. Travaillez avec vos propres
mains comme nous vous l'avions enseigné, et vous aurez une bonne manière
convenable aux yeux d'autres personnes, pour que vous ne manquiez rien.
Vous mêmes aviez su comment faire pour m'imiter; nous n'avions pas fait le
désordre chez vous. Nous n'avions mangé le pain de quelqu'un sans payer. Mais
le jour ou la nuit où nous avions travaillé avec fatigue et peine, nous
n'avons pas voulu déranger personne parmi vous. Ce n'est pas que nous n'avons
pas l'autorisation de faire ainsi, mais nous avons voulu vous montrer l'exemple,
nous vous disons que si une personne ne veut pas travailler qu'il ne mange pas.
Mais nous avons entendu une nouvelle que chez vous il y a quelques-uns qui
vagabondent, ils ne travaillent pas, ils sont paresseux.
Nous les prions, nous insistons, nous les pressons dans le Seigneur
Jésus-Christ, qu'ils travaillent en paix et qu'ils mangent leurs propre pain.
49. LE FAGOT DE BATONS.
Un homme avait six garçons. Mais ils ne s'aimaient pas. Les discussions et
querelles étaient nombreuses chez eux. Le père les réprimandait beaucoup, les
conseillait maintes fois.
Un jour ils discutèrent encore, le père les appela, leur imposa silence. Il
prit six bâtons, il les lia en fagot, il dit: "Ecoutez, je veux connaître
le plus fort parmi vous". L'aîné essaya le premier, il voulut briser le
fagot sur son genou; il ne réussit pas. Le second essaya, ça ne va pas. Tous
les puînés essayèrent mais avec le même résultat, aucune personne ne brisa
le fagot. Ils disent à leur père: "Père, nous n'y pouvons rien".
Et puis le père dit: "Remettez-moi le fagot, que j'essaie moi-même".
Et puis ils le lui donnèrent. Il délia le fagot, et commença à briser les
bâtons un à un. Les enfants étaient mécontents. Ils disent: "Si
c'était un à un nous le pouvons nous aussi". Le père leur répondit:
"L'avez-vous vu ? Le fagot entier ne se laisse pas briser, cependant un à
un les bâtons se brisent facilement. Vous êtes six enfants d'un même père.
Si vos restez séparés, vous serez faibles, et d'autres personnes peuvent vous
tuer facilement. Mais si vous restez unis, si vous ne vous séparez plus par vos
discussions et querelles, aucune personne peut vous vaincre.
50. LE CRAPAUD ET LE RAT.[Fables Mongo, n° 105, p. 238-243]
Une femme eut des pustules. Elle vint chez Eale. Elle dit: "Où
vas-tu?". Le crapaud dit:"Je cherche des marais".
"Passe". Elle trouva Esio. "Où vas-tu?". "Je cherche
des maris". "Passe". Elle arriva chez Isaleke. "Où
vas-tu?". "Je cherche des maris". "Passe". Et puis elle
arriva chez le rat. "Où vas-tu?". "Je cherche des maris".
"Viens". Et puis le rat s'assit dans la maison. Il affila un couteau.
Et il vint râper des pustules. Il râpa tant que les pustules tombèrent sur
une feuille. Il finit de râper les pustules et appliqua un médicament sur le
corps du crapaud. Lorsqu'il finit d'appliquer le médicament, toutes les
personnes qui jadis la repoussaient l'aimèrent maintenant, la peau devint
luisante. Et puis l'heure du jeu sonna. Et puis quand le jeu se joua, elle cite
un proverbe. Et puis elle dit:"Les amis ont chacun leur mari, moi je prend
le rat avec une jambe coupée". Mais quand elle parlait ainsi, la fille du
rat était présent. Il dit: "Je vais le dire au père". Et puis le
père frappa son fils. Le soleil se coucha. Le matin, elles retournèrent au
jeu. Et puis elle recommença à chanter le mari. Et puis le fils alla le dire
de nouveau à son père. Le père dit: "Voyons le matin, si non je tuerai
mon fils, il va mourir sans motif. J'irai demain me cacher pour écouter".
Quand il était parti pour se coucher et écouta sa femme, il se rendit compte
que sa femme chantait et faisait allusion à lui. Et puis il mourut de colère.
Il dit: "Je vais au village". Et puis le jeu est éparpillé. La femme
revint, et puis elle mit à bouillir l'eau.
Quand elle l'enleva du feu, elle en donna à son mari. Le mari n'en but pas. Et
puis elle dit: "Rat, si tu discutais avec une personne pendant mon absence,
dis-le moi". Rien. Le soleil point. Elle retourna encore donner de l'eau à
son mari. Le mari refusa. Le crapaud alla se laver seul. Et puis elle revint
s'enduire d'huile. Et puis elle était en face de l'espace du village, elle
tourna le dos à son mari. Quand elle s'enduisait de l'huile, le mari prit les
pustules qu'il avait râpées de sa femme et il les jette à son corps. Et puis
la femme rechuta dans sa maladie. Et puis elle prit une hotte, elle sortit, elle
alla au village. Elle redevint célibataire.
51. MES PARENTS.
Ma famille compte beaucoup de personnes. Elles sont mes parents. J'aime mes
parents avec un vrai amour. Eux aussi m'aiment beaucoup. Mon père est Louis
Ekamba. Ma mère c'est Amanda Mputu. Il sont des chrétiens convaincus. Mon
père a construit notre maison et la mère l'a aidé à mettre la terre glaise
dans le mur. Mon père va souvent à la chasse, il tue les bêtes pour nous. Il
a sa clôture de chasse dans la forêt. Il abat la forêt pour en faire des
champs, il coupe des régimes de palmes, et il coupe du bois pour maman. Il est
laborieux aux travaux. Maman nous prépare des aliments que nous mangeons. Elle
balaye les balayures, elle met souvent l'ordre dans la maison, elle coud des
habits pour nous. Elle plante des chikwangues et toutes les plantes cultivées.
Elle élève des chèvres et poules. Mon père et ma mère aident leurs enfants
par la force de leur travail. Ils nous enseignent les choses de Dieu et donnent
une bonne éducation.
J'ai des aînés, des puînés et des sœurs. Nous aidons notre père et mère.
Nous les garçons nous allons dans la forêt ensemble avec notre père, nous
abattons la forêt pour en faire des champs, des jours où nous n'avons pas
cours.
Nous coupons du bois pour notre mère. Souvent nos sœurs cueillent des feuilles
de manioc et des légumes, elles vont aux champs pour arracher des ivraies,
elles puisent de l'eau dans la source, elles coupent de menus bois de chauffage.
Nous écoutons les conseils de notre père et de notre mère avec respect et
honneur. Nous restons en paix, quand nous devenons grands nous imiterons leurs
comportements et nous travaillerons pour eux. Nous ne serons pas ingrats.
52. LE CHIEN ET L'OS.
Un chien se promenait sur une route, il trouvait un os que des gens avaient
jeté sur la route. Il courut pour ramasser l'os pour qu'il le mange. Quand il
courut, un autre chien vint, qui lui aussi courut. Ils arrivent ensemble sur
l'os; ils discutèrent beaucoup l'os. Ils arrivent à se battre. Sur place un
autre chien vint de passer, il jeta un coup d'œil, regarde comment les amis
disputent l'os. Il s'approche avec vigilance. Et puis il tira l'os, il le leur
ravit.
Le propriétaire n'avair rien vu. Ils furent las de se battre, ils sont
essoufflés, ils regardent. Ils voient que l'os a disparu. Ils regardent, ils
voient un autre chien en train de ronger l'os qu'ils discutèrent. Ils sont
affligés, et ils restèrent bredouilles.
53. L'HOMME DANS UN (ARBRE) CREUX.
Un homme alla à la chasse avec ses flèches; quand il alla avec ses flèches,
il toucha un singe et il toucha une genette. Il dit: "Des femmes
nombreuses, elle ne finiront pas avec un singe: que je cherche encore un
singe". Quand il partit, il voyait un singe. Il lui lança une flèche,
mais le singe n'est pas blessé: la flèche toucha l'arbre. Alors il dit:
"Attends, je monte, je vais décrocher la flèche". Quand il monta, la
partie creuse de l'arbre de botaka cassa et tomba en bas. Et puis il monta, et
il réchappa, il tomba dans le creux. Ensuite il resta là et le soleil se
coucha. Et il dit: "M., Maman Nsombe, papa Likoku, la famille pense que je
suis mort, cependant je suis dans le creux". Tous les jours il a fait
ainsi.
Et puis six ans passèrent. Et il ne meurt pas. Et puis un homme alla aussi à
la chasse aux flèches. Et puis il trouva les flèches de cet homme qui tomba
dans le creux, rongées de termites. Et puis il dit: "Ceci était comme des
flèches de quelqu'un n'est-ce pas?". Et l'homme qui était dans le creux
l'entendit. Et il dit: "M. Maman, Nsombe, papa Likoku: ma famille pense que
moi je suis mort, cependant je suis dans le creux". Et puis cet homme a eu
peur, il courut. Il vint au village, il vint le dire à la famille. Et puis la
famille perce l'arbre; elle le fit sortir. Alors il s'est étendu comme un mort:
Des bras ne se plient pas, des jambes ne se plient pas, le cou ne s'incline
plus. On vint le tenir au bras. On le masse au cou et puis la colonne
vertébrale se dresse. La bouche tissa des toiles d'araignées fait par la faim.
Ils firent bouillir des légumes et on les enduit dans la bouche. Des mâchoires
sont jointes. Après une semaine il était remis. Et ses femmes retournèrent.
54. LA FABLE DES ORANGES.
Eale est le camarade d'autres jeunes. Mais ses camarades étaient mauvais. Son
père lui dit: "C'est ce groupe que tu fréquentes? Si tu n'abandonnes pas
tes camarades, tu deviendras un mauvais comme eux". L'enfant répondra:
"Père, ne crains pas, je ne serai pas gâté à cause d'eux. Mais
moi-même je changerai leur manière; ils deviendront de bonnes personnes par
mes conseils". Le matin le père appela l'enfant. Il dit: "Eale,
regarde un instant. Les dix oranges sont là, prends, conserve-les dans une
malle durant une semaine, et puis tu les feras sortir après". Eale
répond: "Père, une orange est pourrie, je l'enlève pour qu'elle ne fasse
pas pourrir d'autres oranges". Et puis le père dit: "Non, laisse-là,
ne crains pas: de bonnes oranges changeront l'orange pourrie, pour qu'elle ne
devienne pas molle". Une semaine passa, ils vinrent retirer les oranges
qu'ils ont conservées dans la malle. Eale dit: "Père, tu vois comme je
disais. Tu laissais une orange pourrie au milieu de bonnes oranges. Regarde
maintenant toutes sont très pourries". Le père répondu: "Les neufs
bonnes oranges ne peuvent pas changer l'état d'une seule orange pourrie.
Mais une seule pourriture pourrissait toutes les bonnes. Premièrement toi
penses-tu que tu peux changer beaucoup de mauvais gens, quand tu es bon tout
seul?"
55. L'ONGLE ET LE POU.[Fables Mongo n° 119]
L'ongle et le pou allèrent au campement en forêt. Ensuite ils s'assirent quand
ils arrivèrent. Quand ils avaient construit une maison, ils passèrent la nuit
; le matin l'ongle dit: "Pou, viens, coupons des piquets pour fixer la
clôture de chasse". Le pou dit: "Frère, vas, moi je suis
malade". Encore l'ongle alla couper le tout. Le matin il dit: "Pou,
viens établissons une clôture de chasse". Le pou dit: "Je meurs de
cette maladie, frère, vas toi seul". Et au moment où il restait, il
s'habilla d'une couverture, il fit sortir son tambour et dit: "L'ongle
pense que je suis malade alors que je suis heureux".
L'ongle vint de la clôture de chasse avec deux rats. Il dit: "Prépare
pour nous les premières bêtes trouvées dans la clôture". Le pou dit:
"Je suis malade, prépare-le toi-même". Il finit de préparer, il dit
au pou: "Puîné, partage pour nous". Et le pou vint partager chacun
un rat. L'ongle mange seulement un peu du sien, puis il finit. L'ongle dit
encore: "Toi, si allons à la clôture de chasse, tu es malade mais pour
manger, tu finis un rat tout entier à toi seul, et moi j'en conserve
encore". Et puis le pou retourne au lit gémissant à cause de sa maladie.
Ils dormirent. Le matin: "Passe que nous inspections la clôture de
chasse". Le pou dit: "Je suis toujours malade". Quand il était
parti, il faisait une petite distance et retourna. Le pou qui restait faisait
sortir son tambour, et s'habilla d'une couverture. Et il vint battre: "
L'ongle pense que je suis malade alors que je suis heureux ". Quand l'ongle
vient là, il dit: "Toi, le pou tu me trompe. Tu n'es pas malade. " Et
il vint le trouver: écrasé!
56. LA PREMIERE POULE.
Un enfant a mangé un œuf que sa mère lui prépara. Et puis la mère lui
demanda: "Eh sais-tu d'où vient cet œuf?" L'enfant: "Et comment
je ne le saurais pas maman? C'est notre poule tachetée qui l'a pondu". La
mère répondit: "C'est vrai, mais notre poule tachetée d'où
vient-elle?". L'enfant dit: "Elle vient d'un autre œuf. Moi-même je
n'oublie pas que cette poule était un petit poussin". La mère: "Mais
d'où vient cet œuf?". Et puis l'enfant rit. Il dit: "C'est une autre
poule qui l'a pondu". Et puis la mère continuait: "Eh cette poule
venait d'où?". Et puis l'enfant dit: "Elle venait d'un autre œuf
comme toutes les poules". La mère dit: "Oui. Mais le premier œuf
venait d'où?". L'enfant répondait: "Maman, c'est la première poule
qui pondait le premier œuf". La mère dit: "C'est vrai, la première
poule a pondu le premier œuf. Mais je te demande la première poule venait
d'où?". L'enfant réfléchit un peu, et puis il dit: "C'est Dieu qui
a créé la première poule".
57. LA SAISON DES CHENILLES.
Quand la saison des chenilles arrive, nous sommes tout contents. Nous remercions
beaucoup la saison des chenilles. Elle nous apporte beaucoup de bonnes choses.
Quand l'oiseau chenille [nk(ng(t(] chante, nous savons que la saison de
chenilles s'approche. A ce moment où nous entendons la voix de l'oiseau
chenille, nous nous réjouissons. Après quelques semaines les chenilles
apparaissent. La saison des chenilles remplit toute la forêt de bonnes choses.
N'importe où nous allons, nous y trouvons de l'opulence.
Des fruits savoureux sans nombre: des safous, des basanja, batofe, bafambu,
bendenge, bandongo, mbeele, ndole, mpunga et ndonge. Et puis plusieurs sortes de
chenilles à manger. Certaines tombent le matin, d'autres à midi, et puis le
reste le soir. Le ramassage n'est pas un fardeau. La personne qui n'est pas
paresseuse ne manque pas d'aliments durant la saison des chenilles.
La saison des chenilles est une bonne période que Dieu nous donne chaque
année. Un grand merci à Lui de sa bienfaisance pour nous les hommes.
58. LE LEOPARD ET LA FAUSSE LOUTRE. [Fables Mongo, n° 12, p.41-47 en
variante brève]
Le léopard et la fausse loutre allèrent dans la forêt. Le léopard dit:
"Fausse loutre, ligotons-nous réciproquement. La fausse loutre accepta:
"Oui, tu me ligote d'abord, et puis moi je te ligoterai". Il prit des
écorces sèches de bananier, il les fixait aux bras, aux jambes et la tête. La
fausse loutre descend dans l'eau et puis les fibres se sont coupées. Et ensuite
elle sortit de l'eau.
Il dit: "Frère aîné, viens, je te ligote". La fausse loutre cherche
des lianes nkosa. Et puis il garrotte le léopard, le ramasse, coupe des
crochets, et il le fixe fortement.
Le rat vint et dit: "Frère aîné, qui t'a lié ainsi?". Et puis le
léopard dit: "Cette laide fausse loutre qui a les yeux caves et des
petites pattes dépouillées". Et le rat passa.
L'antilope Boende vint, elle dit: "Frère aîné le léopard qui t'a lié
ainsi?". Il dit: "Vous venez m'ennuyer, moi je suis très
fâché". Et puis il tua Boende avec un coup de main et elle mourut.
59. L'ELEPHANT.
Le premier de tous les animaux est ce gros éléphant. L'éléphant est un vrai
colosse. Sa tête n'est pas si grande, mais elle a une longue trompe et de
hautes pattes et larges oreilles. Ses yeux sont petits et profonds. Les
éléphants mâles ont de grandes dents que les blancs achètent et pour aux
œuvres d'art.
L'éléphant n'a pas une longue mais une courte queue. Les poils sont comme des
fibres dures. Sa peau est très épaisse, forte et a des tendons. Sa chair est
douce. La trompe de l'éléphant est très puissante et violente. Il courbe des
arbres dont il mange les feuilles comme des paroliers et d'autres. Mais ce n'est
pas le cas pour les grands arbres.
L'éléphant apprécie toutes les choses sucrées. Il ne laisse pas échapper
des patates douces, des cœurs de palmier, des bananes et des cannes à sucre.
Il mange même les fruits des ananas, les mbimbo et les cœurs de bœuf.
Les éléphants aiment marcher en troupe, mais on trouve des solitaires dans
toutes les forêts. Qui est plus féroce pour les hommes que ce solitaire? Les
pattes d'éléphants sont épaisses. Ses traces sont éclatantes. Si la troupe
passe aux champs, tout est détruit. Ils écrasent et pulvérisent toutes les
choses. Ils abîment des routes qui étaient construites dans les marais. Dans
les forêts où les éléphants se réunissent souvent, ils ont leurs propres
routes, c'est à dire des petites et grandes pistes.
L'éléphant a deux sortes de tiques: l'une est grande et l'autre est petite.
Quand l'éléphant passe dans la forêt, les petits des petits tiques se
détachent de la peau de l'éléphant, et se posent sur des branchettes et
feuilles. Si tu les touches, ils s'attachent à toi et entrent dans la peau,
alors tu auras une grande douleur.
L'éléphant ne meurt pas facilement. Nous tuons l'éléphant par des fusils et
des lances suspendues. Des lances pour tuer les éléphants ne sont pas longues,
mais elles sont tranchantes. Elles ont de la vigueur car elles sont attachées
au bois de la lance. Ces bois sont insérés au bois servant de manches,
lesquelles manches sont liées avec la liane rotin de l'arbre diospepros. On
accroche la liane au pivot sur la route de l'éléphant. Si l'éléphant y
passe, il touche la liane servant d'appât. Cette liane frôle le rotin, alors
le bois et la manche tombent lourdement sur le dos de l'éléphant. L'éléphant
est ainsi blessé, le bois le perce et le fait clouer sur le sol. Un éléphant
n'aura point la possibilité de se relever à cause de la lourdeur du bois, et
il meurt. Un autre encore, si le bois était petit, on le fait monter et puis le
bois tombe, et il s'en va mourir ailleurs dans la forêt.
60. L'ANTILOPE MPAMBI ET LES HOMMES.
Un homme avait deux femmes, l'une favorite et l'autre négligée. La femme
négligée avait un enfant, et son mari ne l'aimait pas; il ne la donnait même
pas la plus petite chose.
Un jour la femme eut un grand envie d'aliments carnés. Elle ramassa un panier
à poisson et son enfant. Là-dessus elle arriva à un étang où elle vit des
poissons qui sautent. Elle déposa son panier à poisson et dit: "Qui
tiendra cet enfant pour moi?". Soudain, elle vit un animal au nom de
l'antilope mpambi. Elle dit: "Donne-moi, cet enfant que je le berce pour
toi". La femme eut peur car c'était un animal. L'antilope mpambi: "Je
ne ferai pas de mal à ton enfant". La femme lui donna l'enfant et elle le
berça pour lui. La femme dressa un barrage dans l'étang, elle écopa, elle
attrapa beaucoup de poisson. Elle en donna à l'antilope et l'antilope refusant
le présent lui donna son enfant dans sa bonté.
La femme alla au village avec une grande joie et elle prépara des poissons et
des bananes et mangea avec son enfant.
Le poisson fini, la femme retourna encore et parla comme auparavant. La femme
termina, et donna à l'antilope le poisson mais elle n'en voulut pas. La femme
s'en alla. En ce moment l'antilope la poursuivit pour qu'elle écoute ce que la
femme dira au village. Elle se cacha au pied d'un pieu de la façade
extérieure. Là-dessus la femme appela son mari en secret, elle dit: "
Veux-tu que je te dise quelque chose?" Le mari dit: "Dis,
j'écoute". La femme lui dit: "Regarde, au moment où je vais à la
pêche, c'est un animal qui berce souvent pour moi l'enfant. Ecoute, si pars
demain, tu me suivras avec des flèches pour que tu te caches là où j'écope
l'étang, et afin que tu touches l'animal ". Le mari se mit d'accord avec
sa femme. Mais tout ce que la femme racontait, l'antilope l'entendit clairement.
Le jour point, et cette femme ramassa le panier à poisson et l'enfant et le
mari le suivirent avec ses flèches. En ce moment le mari se cacha dans un
enchevêtrement près de l'étang.
La femme dit: "Qui me teindra cet enfant?" L'antilope sortit. Elle le
tient pour elle comme auparavant. L'antilope entonna la chanson: "Qui se
trompe c'est la femme, mais moi l'antilope, je ne me trompe pas". Elle
chanta trois fois. La femme dressa un barrage dans l'étang. Elle veut écoper,
le mari attacha la flèche puis il tira. L'antilope la vit par la pointe
extérieure de l'œil. Le mari fit partir la flèche vers la bête; mais la
flèche partit directement à l'antilope. L'antilope mit l'enfant à sa
direction, et la flèche toucha l'enfant et l'enfant mourut.
La femme dit: "Tus as tué mon enfant à cause de ta haine". Le mari
dit: "Moi, je vais à la recherche de l'enfant". L'homme trouvait un
vieillard en route assis dans sa petite mauvaise maison. Le vieillard dit:
"Monsieur, viens, regarde, je te connais, tu cherches l'enfant de ta femme
que tu as tué, viens me soigner, pour que tu me fasses vivre avec de beaux
objets dans la maison et je t'aiderai". L'homme fit ainsi. Le vieillard
dit: "Regarde, vas, pars ici au pied de l'arbre Bokungu pour que tu trouves
ton enfant; il t'appellera avec joie, et il fuira et tu le poursuivras, afin que
tu l'arrêtes. Puis tu jetteras des flèches en direction de ses amis pour
qu'ils fuient". L'homme vint et fit comme le vieillard lui disait. Et
arrêta son enfant, il l'amena au village et annonça la bienvenue et il donna
à la femme son enfant. La femme alla au village, et alla déserter le mari pour
d'autres hommes. Et la femme eut une affaire et l'on apporta au premier. Il la
condamna et l'amena à mort; et puis on tua la femme. Mais la femme cherchait
avant tout que son mari l'aime; mais après le mari la détesta et la persécuta
encore.
61. LA MANIERE DE MANGER LES ALIMENTS.
Nous ne vivons pas pour que nous mangeons les aliments; mais nous mangeons pour
vivre.
Nous mangeons des chikwangues, de la viande, du poisson, des bananes, des
légumes, du maïs, du riz, des fruits de palme et d'autres, et beaucoup de
sortes de fruits. Nous buvons de l'eau potable.
Certaines personnes se rassasient beaucoup. Après elles sentent leurs ventres
gonflés, et elles n'ont plus moyen de se tenir debout ou de travailler.
Ceux-là n'ont plus de force.
D'autres mangent les aliments durant toute la journée comme le veut leur cœur.
Mais de cette manière le ventre devient le maître de l'âme qui reçoit toutes
les choses comme le veut le cœur. Il est bon que nous mangeons aux heures prévues.
Les chrétiens font la prière de louange et de remerciement avant et après le
repas. Ils ne mangent pas avec un grand désir comme font les bêtes, mais ils
contemplent la bienfaisance de Dieu qui plaçait toutes les créatures pour
notre bonheur de l'âme et du corps.
62. LE JEUNE ET LE CHIEN.
Un jeune jouait avec un chien grand et fort. Il le tira par la queue, il le tira
les oreilles, il monta sur son dos; il mit la main dans sa gueule. Ce chien ne
se fâcha pas pour ces actes.
Un chat était là, regarda comment le chien joue avec le jeune. Il dit au
chien: "Cet enfant des hommes t'ennuie ainsi et puis toi imbécile tu
acceptes ses exactions. Si c'était moi je le gratterais avec mes griffes pour
qu'il lance des cris de douleur".
Mais le chien répondait: "Toi, le chat tu ourdis beaucoup de complots et
perfidies aux personnes. Cette manière n'est pas bonne. Terrasser une faible
personne n'est pas une chose d'honneur. Quand il parle il chasse ce chat. Le
chat cependant monta sur un arbre pour fuir la menace.
63. IMANYA ET L'OGRE.[Contes d'ogres, n°36, p.143-145]
Un homme au nom Imanya alla dans la forêt. il construisit une hutte de palmes.
Il voie arriver un ogre, il dit: "Viens, asseyons-nous ensemble".
L'ogre dit: "C'est bien". Imanya alla dans la forêt, il tua deux
sangliers et un singe. Et il revint. Il fit trois paquets, il prépara des
bananes. Des bananes étaient cuites, et déballa des paquets. L'ogre avala tous
les paquets. Tous les jours comme ça. Un jour il revint encore, et l'ogre dit:
"Verse de l'eau pour moi". Et puis Imanya alla à la divination chez
le colibri. Le colibri dit: "Là où tu vas, tse tse tselenge; verse-le une
calebasse de boisson".Quand l'ogre but il devint ivre. Et puis Imanya prit
toutes les bêtes de l'ogre, même des batteurs de bananes avec lesquelles il
tua les hommes. Et puis il partit.
Après lui, l'ogre l'appela: "Imanya attends-moi". Mais Imanya fuit
avec son chien. Ils partirent, ils trouvent du miel dans le creux d'un arbre. Il
monta, il voit que l'ogre sortit, disant: "Par où es-tu passé?".
L'homme dit: "Amène-moi une liane afin que je te tire". L'ogre coupa
une liane, et il se lia au cou. L'homme l'entraîna, dès qu'il approcha,
l'homme coupa la liane, et l'ogre tombe, s'exclamant: "Maman, je
meurs". L'homme le frappa en morceaux plusieurs fois mais il ne meurt pas.
Et puis l'ogre dit: "Donne à moi que je goutte". Il accepta. Il dit:
"Quel arôme. Comment tu as eu cela?" L'homme dit: "Fixe la tête
dans la ruche pour que tu en prennes". L'ogre y appliqua la tête. Et il le
poussa et l'homme s'enfuit, lui avec son chien.
L'ogre dit: "L'arbre fend". Et l'arbre se fendit, quand l'homme
partit, il trouve des fruits charnus de palme et il voit que l'ogre vint. Il
lance l'homme un morceau d'arbre. L'homme dit: "Laisse un peu". L'ogre
dit: "Par où tu montas?" L'homme dit: "Monte sur le pétiole de
palme". L'ogre frappe l'homme le batteurs de bananes. L'homme dit:
"Laisse un peu". L'ogre dit: "Comment tu as cueilli?"
L'homme dit: "Avec la tête". L'ogre mit la tête, et l'homme le
poussa. Et puis il s'enfuit avec son chien, et ils vinrent au village. Dès
qu'ils voient l'ogre venir, des personnes le poursuivirent. C'était la fin de
la fable, c'était la fin d'une petite nouvelle, frappez les genoux.
64. LE TESTAMENT D'UN VIEUX.
Un vieux voulait mourir. Il avait beaucoup d'enfants et petits-enfants. Et il
les appelait tous chez lui. Ils se réunissaient là. Et puis il leur dit:
"Mes enfants, sachez que ma vie ici au monde est terminée. Je m'en vais
chez Dieu qui m'a créé. Avant tout je veux vous laisser mon testament. Je vous
laisse l'intelligence qui augmentait la force dans ma vie entière. Regardez
attentivement, ne l'oubliez jamais. Il y a six instructions.
1. Le péché ne rend pas une personne heureuse.
2. Des travaux durant les jours de précepte ne procurent pas le bonheur.
3. Une personne ne s'approprie pas les choses d'autrui.
4. Une personne ne tombe pas dans la misère parce qu'elle partageait.
5. La prière ne fait pas un fantôme d'une personne;
6. Un enfant pétulant et têtu n'aura ni bonheur ni joie.
Ses enfants observaient les instructions de leur père avec soin, et ils ont eu
la bénédiction de Dieu, et ils vivaient d'une bonne manière.
65. LE CHAMP ET LA RICHESSE.
Il y avait un homme, il arriva près de mourir. Il appela ses enfants et leur
dit: 'Enfants, ne vendez pas la terre que nos ancêtres nous ont léguée.
Beaucoup d'argent y est caché. Je ne dis pas l'endroit où il est caché.
Cherchez avec persévérance et puis vous le trouverez vous-mêmes. Ne vous
lassez pas. Labourez, creusez, faites les champs. Ne laissez pas un endroit sans
travailler.
Ils dormirent; le matin, l'homme mourut. Ils le pleurèrent beaucoup avec
tristesse. Et puis le matin ils allèrent enterrer le cadavre. Ils revinrent du
cimetière, ils finirent les affaires du deuil et des pleurs. Et puis ils
allèrent faire des champs avec force comme leur père les disait; ils
plantèrent plusieurs sortes des choses. Ils mangèrent et vendirent. Mais ils
n'ont pas trouvé l'argent dont leur père avait parlé qui était caché dans
le sol. Mais lorsqu'ils travaillèrent avec force et sans se lasser, ils
épargnèrent beaucoup d'argent et ils eurent le bonheur. Et ils reconnurent que
la richesse dont leur père avait parlé se trouve enterré dans le sol, c'est
l'argent reçu par des travaux avec des sueurs.
66. L'OGRE ET LES HOMMES. [Contes d'Ogres, n°25, p.104-105]
Des personnes d'un autre village allèrent à la pêche dans un ruisseau et
elles écopèrent l'étang d'un ogre. Et puis l'ogre sortit de l'extrémité du
ruisseau et dit: "Mon ruisseau vient d'avoir trop de sentiers et trop de
pistes. Qui l'écopait". Et puis l'ogre n'attend pas de réponse. Il
arriva, il trouva ces personnes endormies, et l'ogre les arrache tous les yeux.
Et puis ils se réveillèrent et l'un dit: "Ami, allume du feu".
Celui-ci dit: "Je n'ai pas des yeux pour que j'allume du feu". Eux
tous se dirent: "Allume du feu" - " Je n'ai pas des yeux pour que
j'allume du feu". Et l'ogre emballa tous les yeux et partit avec.
Une personne qui était au village alla à leur suite, où il trouve les gens
sans yeux. Et puis elle leur demanda: "Vous étiez venus à la pêche,
pourquoi vous êtes assis sans yeux?" Ils dirent comment ils étaient avec
l'ogre. Et puis cette personne alla faire un pacte d'amitié avec l'ogre. Et
elle dit à l'ogre: "Ami, donne-moi les yeux, moi je te donnerai des
bananes mûres". Et l'ogre lui donna les yeux. Et elle vint, elle apporta
des bananes mûres à l'ogre et puis ils vinrent au village.
67. LE PERROQUET.
Un autre oiseau c'est le perroquet. Les plumes du perroquet sont grises. Mais sa
queue est rouge. Le bec d'un perroquet est grand et puis en crochet et courbé.
Il a une grande force pour ramasser les fruits de palme et d'autres fruits. Le
perroquet mange des fruits; mais il préfère les noix de palme et les safous.
Le perroquet est un oiseau prudent. Ce n'est pas un signe d'intelligence de tuer
un perroquet. Le perroquet appartient au groupe des grimpeurs. Parce que ses
griffes conviennent pour monter aux branches d'arbres de tous les côtés. Il
s'entraîne qu'avec son bec très fort. Ses orteils sont disposés deux du
côté de l'avant et deux du côté de l'arrière. Il entoure des branches avec
des orteils.
Le perroquet est un oiseau pétulant. Sa parole est comme celle d'une personne
sans intelligence. Le perroquet ne fait pas un voyage sans faire du bruit. On
chante cette fable très juste. Les perroquets ne veulent pas la solitude. Ils
veulent être en groupe. Ils volent ensemble et ils vont dormir ensemble en
groupe. Nous pouvons élever des perroquets comme animal domestique, et nous
pouvons l'enseigner comment parler. Quand le perroquet parle, il ne comprend pas
comme un homme. Il fait sortir tous ces mots sans réfléchir, rien qu'avec la
singerie des paroles qu'il écoute.
Les perroquets abondent dans notre pays, car ils trouvent beaucoup de nourriture
ici, et ils ne trouvent pas la carence.
68. UNE FEMME ET QUATRE ENFANTS.
Il y avait une femme, qui mit au monde quatre enfants. Un jour elle planta des
aubergines derrière la maison. Les aubergines devinrent nombreuses. Un jour la
mère rassembla ses enfants et leur dit: "Mes enfants, regardez, j'ai
planté mes aubergines derrière la maison. Mais si je prépare, je vous les
donnera, ne prenez pas sans permission; je ne veux pas cela". Peu après la
femme partit au champ. Quand elle partit, tous les enfants restèrent. Il fait
jour, et puis ils eurent faim. L'aîné dit aux puînés: "Prenez pour nous
quatre aubergines afin que nos mangeons, parce que nous avons faim". Mais
les puînés leur répondirent: "Non, il ne convient pas que nous prenions
sans la permission de notre maman" A l'instant où ils parlaient ainsi,
l'aîné se fâcha, il dit: "Je vous ai dit pour que vous preniez des
aubergines pour nous, puis vous ne voulez pas. Mais si moi je prends, ne dites
pas que c'est moi qui les a prises. Et puis il partit cueillir six aubergines,
il prépara et mangea. Et il redit aux puînés: "Ne dites pas à maman que
c'était moi". Si quelqu'un me dénonce à maman c'est à dire cela sera
entre moi. Les puînés disent: "Il n'y a rien, nous ne trahisons
pas".
Peu de temps après la mère revint du champ. Elle déposa sa hotte et puis elle
alla derrière la maison contrôler les aubergines. Elle trouve que six
aubergines ne sont pas là, sont enlevées. Et puis elle revint pour demander
aux enfants: "Qui a pris mes aubergines?" Et eux tous répondirent:
"Maman pourquoi tu nous demande qui de nous a pris des aubergines? "
Et la mère dit: "Comme vous n'aviez pas consenti, nous partons au fleuve,
je vais vous noyer dans l'eau vous tous, on verra celui qui a pris des
aubergines".
Ils partirent, arrivés au fleuve, la mère prit le cadet, elle le noya et
l'enfant dit: "Je n'ai pas mangé les aubergines de maman, et je n'ai pas
mangé la courge du père, l'eau de canal m'emportent, l'Ikakela noir
m'emporte.". Et la mère dit au génie de cet endroit: "Si mon enfant
a prit l'aubergine, tue-le pour du bon". Et l'enfant ne mourut pas.
La mère noya un autre. Et parla comme auparavant. Ensuite il noya le troisième
et il survécu. Mais quand elle noya l'aîné le génie le porta pour toujours.
69. ITSWANSENGE.
Un homme au nom d'Itswansenge avait deux femmes. Et il établit sa clôture de
chasse. Il avait une mais haute maison. Il avait une femme au nom de Yansolomwa
aux longues mamelles et une autre au nom de Yalikate. L'homme alla à la
clôture de chasse et vint avec une bête. Là-dessus il s'approcha de sa haute
maison. Il appela la femme et dit: "Yansolomwa, laisse tomber la
mamelle". Et Yansolomwa descendit la mamelle et lia la bête à la mamelle.
Et là-dessus la femme le retira. Itswansenge monta et ravit la bête à
Yansolomwa et la donna à Yalikate. Tous les jours Itswansenge faisait ainsi et
fit du tort à Yansolomwa.
Un matin, Itswansenge dit à la femme: "Ma femme, descends afin que j'aille
à la chasse". La femme dit: "Non, je ne veux pas, descends, pour que
tu partes toi-même". Et le mari dit: "Comment, la maison est si haute
et tu dis que tu veux me descendre". Et puis Yansolomwa dit: "Il n'y a
rien, on ne bouge pas le poisson wenge durant les eaux hautes, je ne te bouge
pas à aller mais au retour tu seras dans le besoin". Elle le fit
descendre, et il partit. Il trouva la chambre à coucher des ogres. Il prit
toutes leurs choses. Sur place, les ogres reviennent de leurs voyages et
trouvent qu'on a pris leurs choses. Ils poursuivirent cet homme. Et quand
Itswansenge était près de sa maison il appela la femme, il dit:
"Yansolomwa, laisse tomber la mamelle". Et Yansolomwa dit: "Pas
moi. Moi ne puis-je pas te sauver ce jour? Tu viens avec des bêtes, je te
retire et arrivé ici tu me la ravis et tu la donnes à ta femme Yalakate.
Appelle cette femme, pour qu'elle te retire". Et il pria la femme:
"Prends-moi, je ne te refuserai pas des bêtes". Yalikate pria sa sœur
aînée: "Prends notre mari, moi je ne te refuse pas des bêtes, pourquoi
tu le laisses? Pardon, pardon, prends pour nous notre mari". Et puis
Yansolomwa le prit. Les ogres retournèrent.
Le matin il dit: " Yansolomwa, descends-moi". Elle le descend. Il se
rencontra avec les ogres et il courut. La femme le prit et puis il vint avec
deux bêtes. Il les refusa à Yansolomwa et les donna à Yalikate. Et Yalikate
dit: "Comment, Itswansenge, es-tu stupide? Tu es sauvé par cette personne
et puis tu la refuses des bêtes? Itswansenge donna une raclée à cette femme
et le soleil se coucha. Et il poignit, et il dit: "Yansolomwa,
descends-moi". Et elle le fit descendre. Il partit longtemps et il passa
dans un enchevêtrement et puis il rencontra ogre. Et l'ogre le poursuivit. Il
arriva à l'endroit où il appelle souvent sa femme. Les ogres se rapprochèrent
lui il dit: "Laisse tomber la mamelle". Yansolomwa dit: "Laisse,
ne m'appelle pas, si tu m'appelles, j'appellerai des mânes pour toi". A
l'instant les ogres arrêtèrent Itswansenge, et le tuèrent. La femme Yalikate
pleura. Mais Yansolomwa partit d'un autre côté dans un autre mariage.
70. L'AMOUR DU PROCHAIN.
Nos ancêtres nous enseignaient que nous devons aider nos amis. Beaucoup de
leurs fables expliquent leur bon conseil. Jésus-Christ nous ordonne par ce
commandement, que nous devons aimer le prochain et leur montrer l'amour et
l'aide pour eux et la consolation dans les souffrances. L'enseignement des
ancêtres et l'enseignement de Jésus-Christ sont-ils donc un seul enseignement
? Non, ces deux enseignements sont égaux d'un côté, mais d'autre part ils
diffèrent beaucoup. Ce que nos ancêtres appellent prochain sont des parents,
des amis et ceux à qui nous sommes apparentés ou d'autres personnes qui
peuvent nous servir aussi. Ce que Jésus appelle le prochain c'est à dire
toutes les personnes sans distinctions, mêmes si elles ne nous aident pas. Si
nous n'aimons que les personnes dont parlent les ancêtres, où est la
différence avec les païens? Dieu nous a ordonné que nous aimions les amis à
cause de lui. Il ne convient pas d'aider les personnes dans le péché. Si Dieu
défend une chose, il ne peut pas que nous servions des amis pour cette affaire,
nous ne pouvons pas les aider à faire le mal. Si nous servions des personnes
pour leur péché, ce n'est pas un service mais c'est gâter leur âme et même
le notre. De cette manière nous participons au péché d'autres personnes.
Beaucoup de personnes font de péchés par cette mauvaise manière de servir.
Chez les vieillards comme chez les jeunes. Beaucoup d'élèves aident les amis
pour répondre aux questions du maître ou dans l'imitation des travaux
commandés.
Il est bon de servir toutes les personnes pour Dieu. Il ne suffit pas que nous
cherchions des récompenses des personnes pour nos bons travaux. Donc Dieu même
nous récompensera si nous aurons aimé les hommes avec ou son amour.
71. BOTOLO ET SES CHEVRES.
Il y avait un homme au nom de Botolo; il avait beaucoup de chèvres. Il
construisait une grande étable pour ses chèvres. Mais Botolo était un
trompeur de gens. Un jour tous les gens de la rue dormirent et Botolo cherchait
à tromper les gens. Il lança des cris et il appela en criant fortement:
"Mes amis, voici le léopard, il veut attraper des chèvres;
réveillez-vous, chassons-le". Quand les gens écoutaient les cris, ils se
réveillèrent, ils sortirent avec des tissons et torches. Ils prirent leurs
arcs et flèches, ils coururent chez Botolo. Botolo rit, il dit: "Vous
tous, vous dormiez, je vous ai réveillés, je vous ai trompés tous avec grande
duperie". Mais les gens se fâchèrent beaucoup à cause de la manière de
Botolo.
Quelques semaines passèrent, et Botolo faisait sortir toutes ses chèvres, il
les laissa partir à l'ancien emplacement, là où il y avait beaucoup d'herbes.
Des chèvres mangent des herbes et soudain le léopard sortit de la forêt,
Botolo fut immobile de peur, il cria avec beaucoup de force: "Amis, venez,
voici le léopard qui veut attraper mes chèvres". Les gens étaient les
uns dans la forêt, des autres aux champs. Ils entendaient des cris de Botolo.
Mais ils se disent: "Ce misérable Botolo, il essaie de nous tromper encore
une fois". Tous restèrent chez eux, aucun d'eux allait sauver Botolo. Et
le léopard attrapa les unes et tua les autres, et le reste se dispersa. Un
menteur n'est pas cru.
72. LA TORTUE, LE LEOPARD ET LE CHIMPANZE.[Fables mongo n° 16, p.372-375]
La tortue prenait une personne chez le léopard; elle en prit une autre chez le
chimpanzé. Le léopard vint chez la tortue, dit: "Tortue, tu avais pris ma
personne depuis longtemps; pourquoi tu ne me le ramène pas?" La tortue
dit: "Regarde, moi je m'en vais à l'assemblée, et si tu trouves le
chimpanzé assis, c'est ta personne, et tu l'arrêtes". La tortue partit,
elle rencontra le chimpanzé. Le chimpanzé dit: "Tortue, où vas-tu?"
La tortue dit: "je vais à l'assemblée". Le chimpanzé dit:
"Donne-moi la personne que tu avais prise". La tortue dit: "Vas,
si tu trouves le léopard assis, c'est ta personne". Le chimpanzé partit.
Il trouve le léopard assis, il dit: "Voici ma personne, je
l'arrête". Le léopard saisit le chimpanzé; le chimpanzé le projette. Le
chimpanzé saisit le léopard; le léopard le projette. L'un donna un coup de
griffes à l'ami. L'autre brisa les côtes de l'ami par un coup de main. Et les
gens disent: "Cessez de vous battre. Appelez la tortue". Ils
appelèrent la tortue. Toutes les tortues sortirent, elles vinrent. Ils
demandèrent une tortue. Cette tortue dit: "Moi je ne sais pas. Suis-je
responsable pour toutes les tortues? Spécifie la tortue que tu as vue. Le
chimpanzé et le léopard ne connaissent pas la tortue avec laquelle ils avaient
l'affaire: elles sont toutes semblables.
73. LA FLEUR ET LE NUAGE.
Un jour il faisait chaud, une fleur poussait au bord de la route. Le soleil la
tourmenta beaucoup par sa chaleur. Cette fleur inclina sa bonne tête à cause
de cette chaleur. Le soleil eut pitié d'elle.
Elle vit des nuages passer au-dessus d'elle comme des feuilles sèches de
bananes servant d'étoupe. La fleur essaya de se plaindre à cause de la
chaleur. Elle lança des cris: "Je meurs de cette chaleur, j'ai une grande
soif". Le nuage écouta cette parole et il eut pitié de la fleur. Il la
laissa pleuvoir quelques gouttes fraîches.
La fleur eut la joie et elle devint encore forte. Quand elle s'est relevée elle
remercia le nuage pour sa bienfaisance. Mais le nuage était déjà disparu. Il
ne voulait pas le louange et la réputation pour son action miséricordieuse
d'aide à cette fleur.
74. LE LEOPARD ET L'ANTILOPE-NAINE.
Le léopard et l'intelligent antilope-naine partirent chez la belle-famille du
léopard. Ils arrivèrent en forêt, ils voient un ruisselet qui coule. Le
léopard dit: "Antilope-naine, maintenant que nous marchons, quand nous
arrivons chez ma belle-mère, dès qu'elle met la nourriture au feu, et quand je
dis: "sefe, sefe, cœur, cœur, rejoins l'eau limpide", alors tu
reviendras puiser de l'eau ici. Et l'antilope naine consentit. Arrivée dans le
marais l'antilope naine dit: "Frère aîné léopard, attends-moi je vais
faire mes besoins, je m'écarte un peu de la route". Elle s'écarte de la
route. Elle retourna, elle partit pour puiser de l'eau, elle la mit dans son
sac. Et elle revint. Ils partirent, ils trouvent le fleuve, et le léopard dit:
"Antilope-naine, viens, jetons des couteaux dans l'eau". Et le
léopard jeta un morceau de loalala dans l'eau. Et l'antilope naine prit son
morceau de loalala, elle le jeta. Et puis le léopard lève son couteau. L'
antilope naine lève son couteau. Et puis ils partirent, ils arrivèrent à la
belle-famille. On prépara la nourriture; on apporta. Et puis le léopard dit:
"Sefe, sefe, cachut, l'eau claire". Et puis l' antilope-naine déballa
l'eau, elle la donna. Et le léopard se fâcha parce qu'ils mangèrent de la
nourriture tous deux;
Le matin, le léopard dit: "Antilope naine, viens, traçons une laie. Et
ils posèrent des marques. Le léopard alla mettre où il avait arrêté celle
de l' antilope naine, à la base de l'arbre bokungu. Et l'antilope naine alla
mettre le sien à la base du bokungu. Et le léopard alla mettre de l'huile sur
la route de l'antilope naine. Et quand l'antilope naine sortit, elle prit cette
huile et elle alla la mettre chez le léopard. Et elle remplaça de l'eau chez
elle. Et puis la nuit, le léopard attrapa la chèvre du beau-père et il courut
avec. Et il heurta l'huile qui ferma ses yeux à demi: il heurta l'empattement;
on l'arrêta. L'antilope naine courut, rentra au village. Le léopard chercha de
déranger l' antilope naine, mais l' antilope naine était intelligente.
75. ILALINGA ET LA FEMME.
Ilalinga avait sa femme. Ilalinga tendit des pièges. Il alla les inspecter et
il trouva un écureuil. Il vint avec et la femme le prépara et ils mangèrent.
Lorsqu'il revint trouver un autre; et puis quand au passage on le lui demanda,
et il partaga. Et il partit chez la femme. La femme dit: "Où est la
bête," Il dit: "Je l'ai partagé". Elle dit: "Tu l'as
partagé, à qui tu l'as donné?" Il dit: "Je l'ai donné aux gens qui
m'ont demandé". Et elle dit: "Pourquoi tu les a donné?" Le mari
dit: "Je l'ai donné parce qu'ils me l'ont demandé". La femme dit:
"Tu es fou, toi et moi nous sommes ensemble, et toi tu partages une chose
sans que moi je le sache". Et la femme se fâcha très fort. Et les gens
les empêchèrent.
Ils appelèrent les gens, ils vinrent faire des dépositions. Ils condamnèrent
le mari. Ils les conseillèrent: "L'un ne peut pas vendre une chose si
l'ami n'est pas là. Le mari ne vend pas si la femme n'est pas là, et la femme
ne vend pas si le mari n'est pas là". A savoir c'était quand les femmes
et les maris ont eu des palabres.
76. LA PLUME.
Je ne suis qu'une petite chose, mais je ne suis pas un simple objet. Ils m'ont
fabriqué pour que je travaille pour les gens. Et puis par la langue, je parle
toutes les choses intelligentes qu'ils me commandent. Les amis et les parents,
malgré qu'ils soient éloignés, ils ne se trompent pas dans les paroles si je
cause avec eux. Je ai ni jambes ni pieds, mais j'ai une marche rapide et
soigneuse. Je suis noire de l'encre qu'on me trempe, mais mes œuvres sont
belles, et les gens les apprécient. Je ne refuse pas l'ordre de mon maître,
j'incline comme il veut. Je n'ai pas de réputation aux yeux des hommes, ils ne
louent que l'écrivain. Je ne suis qu'un moyen, je suis fait comme cela. Je ne
déteste pas cette humble existence. Je ne désire que travailler pour des gens.
77. L'EPOUVANTE D'UN PYTON.
Il y avait une forêt mitoyenne entre deux villages. Et le python avala
l'antilope naine. Il entra dans cette forêt; il dormit au pied des lianes
bekombe. La petite liane bokombe poussa, elle perça le ventre de python et
sortit du côte du dos et se répandit en haut. Le python finit par évacuer.
Quand il voulut partir il fut retenu par la liane lokombe; et il se secoua, le
fourré de lianes bougeait. Et tous les gens qui passaient fuyaient; ils
pensaient que c'étaient des épouvantails. Un jour un homme passait et attendit
cette épouvantail. Il dit: "Moi, je ne pars pas. Je vois un peu cette
épouvantail". Il s'arrêta longtemps, et ne voit rien. Il s'écarta de la
route; il trouve un python entouré d'une liane. Et cet homme le tua. Tu fuis
l'épouvantail avec vitesse sans la voir et tu ne fuiras même pas un homme.
78. LES TROIS AMIS.
Un homme avait trois amis. Il en aimait deux, mais il négligeait l'autre. Un
jour on l'amena à un jugement. Il appela ses amis, et il dit: "Venez,
partons au jugement: Aidez-moi, jugez avec soin cette affaire pour moi". Le
premier dit: "Ca ne va pas, maintenant des travaux sont nombreux chez moi,
je n'ai pas le moyen de partir". Mais un autre ami l'accompagne. Ils
partirent. Dès qu'ils arrivent près de l'hangar du jugement, cet ami
s'arrêta, retourna, rentra au village. Mais le troisième ami celui qu'il
négligeait, le poursuivit et entra dans l'affaire. Il défendit son ami avec
une grande intelligence, et il le défendait l'affaire avec force, et il fit une
belle défense pour que l'ami ne soit pas pris pour coupable. Les juges
consentirent et ils l'ont donné raison.
Un homme du village a trois amis, un jour Dieu l'appelera au jugement. Son, ami
qu'il aimait beaucoup, au nom de Likonja (argent), lui abandonna, ne
l'accompagna pas. Ses parents et amis partent avec lui, mais ils arrivent au
tombeau et s'arrêtent, retournent, rentrent à leurs villages, le fuient. Cet
ami qu'il négligeait au monde ne l'abandonne pas, il part avec lui au jugement,
ce sont les bons actes. L'homme ne gagne le procès au jugement de Dieu qu'avec
ça.
79. LE RAT DE GAMBIE.
Le rat de gambie pleurait sa mère,
La mère ne l'envoyait pas: "Vas,
Vas, tu étendras la queue durant la marche".
La viande de rat de gambie a de la graisse,
Quand coupait le jeune avec les fruits de palme.
Il est sur le pétiole de palme, il est sur la corde à grimper.
La mère disait: "Comment mon enfant tu égales l'écureuil
et le chien aussi, le beau-frère du daman et tous les oiseaux".
80. LE PERE ET L'ENFANT.
Le père et l'enfant partirent à la clôture de chasse, et ils arrivèrent dans
une hutte. L'enfant prépara des bananes et battit ces bananes, trois bananes
braisés. Et il partage à demie chacun. Et ils mangèrent.
Un jour l'enfant prépara d'autres aliments et battit des bananes, six bananes,
et ils partagèrent ces bananes trois à trois, comme d'habitude. Le père dit:
"Celui-ci est mon enfant, et moi je suis le père, comment partager la
nourriture équitablement,". Le père dit: "Mon enfant, passe,
rentrons au village". Ils emballèrent toutes leurs choses et des bêtes et
des poissons, ils se levèrent, ils rentrèrent au village.
Quand ils arrivent en route, le père mourut. L'enfant courut il rentra au
village, chercha des gens pour ramasser le père qui mourait. Quand il arrive au
village, il trouva son père danser des chansons d'écot. Et l'enfant dit:
"Mon père est ici, il vit, il vint au village. Moi je retourne pour
chercher des choses restées". Quand il retourne pour des choses, il trouve
le père toujours mort. Et il courut à nouveau pour chercher des gens qui
peuvent transporter le cadavre de son père. Dès qu'il arriva au village, il
trouva la danse des chansons d'écot. Et il dit: "Comment est cette
affaire? Mon père et moi nous étions venus de la clôture de chasse pour
rentrer au village; puis le père mourut en route, quand je partis chercher des
gens pour ramasser le cadavre, j'y trouve papa qui danse des chansons
d'écot". Puis l'enfant dit: "Moi, je pars, je ne prendrai que les
seules choses, pour que le cadavre de mon père reste". Et quand l'enfant
voulut retourner dans la forêt, le père l'arrêta. Il dit à tous les gens
l'affaire que l'enfant faisait au père, que l'enfant prépara la nourriture
toujours et partage égal. Et les gens reprochèrent l'enfant, ils le
conseillèrent: "ne faites plus comme tu as fait. Le père dit: "Vas
chercher tes choses, tu ne me trouveras pas là. Mais tu ne recommenceras pas
ainsi". Ainsi terminé l'affaire.
81. LE SAFOUTIER ET L'ARBRISSEAU.
Un dimanche le père et l'enfant se promenaient. Il vit un arbrisseau incliné
par le vent qui le bougeait. Le père dit à son enfant: "Mon enfant,
regarde cet arbrisseau qui était droit auparavant et maintenant il reste
incliné. Vas le redresser". Et l'enfant obéit à son père, et il partit
redresser l'arbrisseau. Il ne traîna pas, et l'arbrisseau se redressa, se
levant tout droit. Le père lui dit: "Bien, mais regarde ce grand
safoutier. Il est plus courbé. Tu vas le redresser comme tu avais redressé
l'arbrisseau". L'enfant répondit au père: "Père, comment? Ton ordre
ne réussira pas. Si c'était un petit safoutier j'allais le redresser. Mais il
est devenu vieux, je ne puis pas". Le père ne pressa pas l'enfant, mais il
consentit: 'Enfant, tu parles juste. L'arbrisseau peut être redressé, le vieil
arbre ne le peut pas. L'homme du village s'il est jeune il n'est pas difficile
d'arranger ses défauts. Mais si l'homme devient vieux, il lui devient très
difficile d'arranger sa conduite".
82. LE CAIMAN ET LE CROCODILE.
Le caïman et le crocodile sont des animaux aquatiques. Ils n'ont pas de poils
comme l'hippopotame. Ils ont des écailles comme des varans, des lézards et
certains poissons. Leur vie est dans l'eau. Leurs nourritures ne sont que dans
l'eau. Quand ils viennent sur la terre; ils n'ont pas de force, ne savent pas
marcher avec leurs petites pattes courtes. Mais dans l'eau ils nagent
rapidement. Ils mangent beaucoup de poissons.
Le caïman attrape et des bêtes et des humains. C'est à dire si une personne
se jette dans l'eau ou se lave au port, si le caïman est là il l'attrape, il
l'entraîne avec ses dents tranchantes et l'emporte pour qu'il lemange. Le
caïman est un très mauvais animal. Il ne fuit que des chahuts. Mais le caïman
n'a pas de maître, comme certains gens le disent. Il est un animal que Dieu a
créé. Il attrape des personnes par sa nature de férocité.
Des caïmans ne se voient pas souvent dans nos fleuves, sauf en aval tout près
de Mbandaka. Mais ils abondent dans d'autres affluents du Congo, et dans l'eau
de certains villages.
Les caïmans pondent leurs œufs dans des galeries qu'ils creusent et aux bancs
de sable, ou dans des rives. Et puis leurs œufs cassent par le soleil.
Les crocodiles et caïmans apprécient bien le soleil. Durant les eaux hautes
ils ne se voient pas, mais durant les eaux basses nous voyons beaucoup de
crocodiles en troupes; ils se chauffent au soleil sur des bancs de sable et sur
les arbres couchés. Quand ils se chauffent au soleil et se couchent, ils ne
fuient pas le chahut malgré le renflement du bateau. Et les gens les tuent
beaucoup avec les fusils. Mais souvent s'ils ne les touchent pas avec adresse,
ils ne meurent pas et se jettent dans l'eau floc ; ils s'enfoncent pour du bon.
Le crocodile a une gueule longue, le caïman a une courte gueule, et puis il a
une crête sur le dos.
Le crocodile de marais a une forme comme une crocodile. Mais il est petit et ne
se voit pas dans le fleuve. Seulement dans les rivières et grands ruisseaux et
dans les criques.
83. LE PUINE ET SON FRERE AINE.
Le puîné et le frère des deux étaient des patriarches: l'un avait vingt
femmes et l'autre vingt femmes. Mais le frère aîné était jaloux de son
puîné. Il reçut un talisman pour qu'il tue son puîné, afin qu'il prenne ses
femmes. Le puîné reçut son talisman.
Le frère aîné trouve des chenilles sur l'arbre bonjolo. Il appela le puîné,
dit: "Mon puîné, viens monte sur l'arbre pour chercher des chenilles, je
les vois sur cet arbre bonjolo. Le puîné décrocha son talisman et il le mit
au cou. Ils arrivèrent sur l'arbre de chenilles. Le puîné coupa une liane à
grimper quand il arriva aux chenilles, il dit au frère aîné: "Frère
aîné prends mon talisman, mets le au cou". Le frère aîné mit le
talisman au cou. Quand le puîné arriva en haut, le frère aîné donna un coup
de main à l'arbre, dit: "Bonjolo croit vite". Si tôt Bonjolo arriva
tout près des nuages: le puîné ne voit plus la terre. Le puîné dit:
"Mon talisman, serre le cou, talisman". Si tôt le talisman serre le
cou du frère aîné: des larves sortirent de la bouche, du sang sortit du nez.
Le frère aîné donna un coup à l'arbre, il dit: "Bonjolo,
descends". Si tôt Bonjolo descendit en bas. Quand Bonjolo descendit, le
puîné dit: "Mon talisman, laisse le cou, laisse". Sur place le
talisman délia le cou. Le frère aîné vit. Le puîné aussi vit. Le puîné
dit au frère aîné: "Frère aîné pourquoi me tues-tu?" Ils
arrivèrent au village et dirent aux patriarches cette affaire au puîné. Parce
que le frère aîné avait l'envie et la jalousie au cœur. Les patriarches les
conseillèrent. Ils restèrent bien.
84. LES MOUCHES.
Quand la mère d'une grande mouche bleue était prête à mourir elle rassembla
ses trois enfants. Elle leur dit: "Enfants, je vous laisse un conseil, le
l'oubliez pas. Les trois choses qui nous amènent nous les mouches à la mort
sont: du miel, la boisson et le feu".
Le cadet rit et dit: "Oh une excellente chose du miel, pourquoi nous ne le
mangeons pas?" Elle vit du miel et elle s'y posa avec joie. Le miel arrêta
ses petites pattes, elles sont enveloppées par le miel, elle est fort engluée.
La mouche ne cesse pas de souffler, elle ne se décolle pas; elle moura
la-dessus.
Une autre petite mouche répugna le conseil de sa mère. Elle dit:
"J'essayerai la boisson avant; une chose très sucrée dans la bouche,
pourquoi je la laisse?" Un jour elle se pose sur le bord d'une coupe, elle
bu de la boisson, elle moura.
Une seul restait, elle pensa ainsi: "Le miel est un homme trompeur, la
boisson est une grande menteuse. Mais le feu n'est pas comme ça. Le feu n'est
pas égal au miel, et n'est pas égal à la boisson. Le rayonnement du feu est
bon et très beau. Elle s'envola, elle tourna beaucoup autour de la lampe. Et
qu'elle était toute proche elle se jeta dans le feu. Elle moura avec beaucoup
de douleurs.
Ces mouches très idiotes moururent quand elles regimbèrent contre le conseil
de leur mère. Même maintenant, tous les jouts les gens imitent la manière des
mouches.
85. LE FRERE AINE ET LE PUINE.
Le frère aîné devint imbécile, il chantait dans tous les villages. Le
puîné devint un très grand patriarche et connaisseur de toute chose. Son nom
était " Connaisseur de travaux ". Le Connaisseur dit: "Prenez
une autre chose pour me tromper. Et si je ne la sais pas, vous me tuez".
Les gens partirent dans la forêt chercher une chose intelligente. Et ils
trouvèrent la tortue. Ils prirent cette tortue, ils l'enlevèrent la carapace
et ils la dessinèrent bonnement. Ils la posèrent sur une bonne étagère. Ils
appelèrent Connaisseur de travaux, et beaucoup de gens. Ils dirent au
Connaisseur de travaux: "Viens nommer cette bête. Si tu ne le sais nous te
tuerons". Connaisseur de travaux ne savait pas le nom de la bête. Il
était près de la mort. Son frère dit: "Avant de le tuer: attendez un
peu. Je chante une chanson. Le Connaisseur de travaux va mourir, Connaisseur de
travaux, to n'as pas reconnu la tortue". Le frère aîné s'assit. Le
puîné se leva, lança trois dictions: "Avant de me tuer, attendez un peu
que je salue le soleil afin que je meure". Connaisseur de travaux dit:
"Cette bête c'est la tortue". Et tous les gens chahutèrent
fortement. Ils disent: "Il le sait". Ils leur rendirent la vie sauve.
Mais ne dis pas " je ne sait rien ".
86. L'ELEVE VOLEUR.
Un élève au nom d'Emenge était voleur. Il était paresseux. Un jour il
perdait sa touche. Mais il ne disait rien au maître, il cacha la faute. Il
voulait voler une autre touche. Le matin il entra à l'école et prit une touche
d'un ami, et sortit. Aucune personne qui ne l'a aperçu. Deux semaines
passèrent il vola des livres et des cahiers. Son maître ignorait pas qu'on
vola des objets, mais il n'en disait rien. Il les chercha à tout prix. Tout de
suite, il trouva la touche; des cahiers et des livres dans le pupitre d'Emenge.
Il appela Emenge et le reprocha vivement. Il dit: "Mauvais enfant, qu'as-tu
fais? Pourquoi tu as désobéi au commandement de Dieu? Ne sais-tu pas que nous
ne pouvons pas prendre les biens des amis?
Emenge pleura avec des larmes. Mais le maître dit aux autres élèves:
"Remets-toi même des choses que tu avais volées". Emenge fut honteux
et remit les biens aux propriétaires. Il jura de ne plus voler les biens des
amis. Depuis ce jour-là il y appliqua ses dires.
87. DES GENS JALOUX.
Un homme était dans un village éloigné, et puis il alla dans un autre village
apparenté. Il resta trois mois durant. L'ami dit: "Ami, j'ai reçu pour
toi dix animaux, dix anneaux de cuivre, et il reste une autre dizaine pour que
tu rentres au village".
Certains gens qui l'écoutèrent, étaient mécontents et disent: "Cet
homme, nous ne nous connaissons pas et il eut des anneaux de cuivre pour lui, il
les apportera au village". Ils firent une grande assemblée et ils
envoyèrent une de leurs femmes: "Vas à l'extrémité du lit en dessous de
la natte y mettre ton habit là, ensuite nous chercherions le moyen de le tuer
la nuit". La femme partit comme le mari lui disait. Le soleil se coucha.
Cet homme entra et la femme le suivit dans la chambre. Cet homme dit: "Qui
est là?" Cette femme dit: "Moi". Il dit: "Quel est ton
nom?". Et la femme dit: "Pourquoi m'importunes-tu?". N'est-ce pas
chez toi que souvent, je suis venu la nuit? Aujourd'hui que je reviens tu me
pose des questions indiscrètement, alors je rentre". Et le soleil se leva.
Et les maris arrivent, ils disent: " payez nous une dette ". Et il
nia, il dit: "Moi je ne suis pas la concubine de votre femme". Et la
femme dit: "Dis-tu la vérité?". Comment tu me nies? Mon habit n'est
il pas chez toi? Je le laissais quand je suis arrivé me coucher là". Et
ils le saisirent, ils le ravirent ses anneaux de cuivre par jalousie. Et l'ami
dit: "Ami, je ne t'ai pas refusé des anneaux de cuivre, c'est toi-même
qui a eu tort. Et vas comme ça. " Et il est rentré. Ainsi s'introduisit
la jalousie dans le monde.
88. LES MEDISANCES.
Il y avait un homme saint au nom de Philippe Neri. Il était prêtre. Un jour il
trouva un chrétien qui avait des mauvaises habitudes, c'est à dire il
médisait les gens. Un certain jour Philippe donnait une peine à cet homme:
"Prends un sac remplis de duvets de poule; verse le dans la rue". Cet
homme accomplit sa peine. Il revint et dit au prêtre: "Ma peine imposée
est terminée". Philippe dit: "La peine imposée n'est pas terminée.
Retourne encore dans la rue où tu avais versé les duvets. Rassemble-les,
rends-les dans le sac comme ils étaient avant, apporte les moi ici". Cet
homme répondit: " Révérend père, cette affaire n'est pas possible. Le
vent dispersa les duvets; je ne puis pas les rassembler encore". Philippe
répondit: "Comme sont les duvets, sont les gens qui médisent. Tu répands
la réputation de tous les côtés, tu éclabousses les noms des gens. Beaucoup
de malheur arrive ainsi dans le monde. Après ça comment tu répareras cette
malheur? La médisance se disperse comme les duvets. "
89. LE PERROQUET ET LE HIBOU. [Fables Mongo, n° 72, p. 174-175]
Le perroquet et le hibou avaient leur oncle maternel, l'étourneau. L'étourneau
avait de bonnes plumes. Et puis le perroquet avait les siennes, mauvaises. Le
hibou avait sa propre sorte. Une fête est donnée. Tous les oiseaux
s'ornèrent. Le perroquet sortit le matin, il partit chercher de belles plumes
chez l'oncle l'étourneau. Il trouva le hibou assis, il venait mendier mais; il
ne dit rien. Le perroquet qui arriva le dernier dit: "Oncle, donne-moi ces
belles plumes, je pars à la fête". Et le hibou s'étonna, il dit:
"mm" et puis le péroquet dit: "Oncle, moi je suis venu pour
prendre ces plumes". Et puis l'oncle ne le répondit pas, il montra au
perroquet le croupion, celui-ci arracha des plumes, et il inséra dans son
croupion; et après le perroquet prit celles qui étaient chez lui, il les
inséra chez l'oncle. Et il sortit, il s'envola; le voici partir avec les plumes
de son oncle. Le hibou resta avec les siennes qu'il avait depuis sa naissance.
90. LE CHEVREAU ET LE LEOPARD.
Une chèvre avait son chevreau. Ce chevreau était pétulant et errait. Il se
promenait de tous les côtés comme voulait son cœur, il se rencontre avec sa mère,
et il n'écoutait pas ses conseils. Un jour il partit se promener au loin, la
mère le lui défendit, il entra dans la forêt et la mère pleura et elle dit:
"Si le léopard voit mon enfant, il le dévorera".
Quand le chevreau entra dans la forêt, il se rencontra avec le léopard. Le
léopard fut l'amabilité même, il salua le chevreau avec amour. Il dit:
"Chevreau bonjour. Je suis heureux de ta visite chez moi. Viens allons chez
nous". Et puis le chevreau ne savait pas que le léopard la trompe, qu'il
est un animal féroce et qu'il lui trompe avec son amour et sa paix. Il le
croyait un homme bon et le joignit, et dit: "C'est vrai, aujourd'hui la
promenade est très bonne, sans pluie, sans un mauvais soleil, et puis la forêt
est humide. La mère me défend, car elle devint une très vieille femme, elle
ne sait plus comment va le monde aujourd'hui".
Le léopard dit: "Tu as bien fait, mon enfant. Je manquais de la nourriture
à manger. J'apprécie bien ton arrivée". Quand il parlait, il bondit sur
le chevreau. Le chevreau lança de cris. Le léopard fendit sa chair, il le
mangea goulûment.
91. LE PAPE.
Le pape est le chef de l'Eglise, de tous les chrétiens ici sur terre. Il est le
remplacent de Jésus-Christ, il est le juge entre lui et nous. Le pape hérite
le pouvoir que Jésus lui-même a donné à Saint Pierre. Il lui disait:
"Tu est Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et la puissance
de l'enfer ne pourront rien contre elle. Et puis je serai avec toi jusqu'à la
fin du monde".
Comme Pierre avait le pouvoir sur tous les chrétiens et leurs chefs, sur
l'ordre de Jésus, le pape a le même pouvoir. Quand Pierre était mort à Rome,
c'est à dire le pays qu'il habitait, on le remplaçait par un autre. Et depuis
ce moment là jusqu'à maintenant il en est de la même façon. Si l'un meurt
l'autre le remplace dans le même pouvoir.
Nous appelons le pape le chef de nos âmes, c'est à dire le père. Il est le
père de l'âme. Il nous enseigne, il nous protège, il nous fait partir dans le
ciel avec son pouvoir.
Le pape a le pouvoir dans les affaires de Dieu. Pour expliquer ces affaires, le
pape est infaillible, parce que Dieu même ne veut pas que la rédemption nous
acquise par ses souffrances et par ses enseignements se gâtent. Les gens ne
retourneront plus à l'égarement comme avant.
Nous aimons notre père avec un grand amour pour son pouvoir et beaucoup de
travaux qu'il fait pour le bien de nos âmes. Nous écoutons ses conseils avec
humilité, et nous écoutons à ses ordres sans désobéissance, sans
résistance. Qui refuse l'enseignement du pape refuse l'enseignement de Jésus
même parce qu'ils ne sont qu'une seule parole.
92. UN HOMME VOLEUR DE CHEVRES.
Un certain voleur volait une chèvre d'une personne. Le matin il apporta la
chèvre au marché pour la vendre. Le propriétaire de la chèvre s'y rendit
aussi. Il pensait: "Peur-être le voleur apportera ma chèvre au marché,
et je l'arrêterai". Quand ils arrivaient au marché, ils trouvèrent
beaucoup de chèvres debout, que les gens apportèrent au marché. Le
propriétaire de la chèvre parcourut le marché à la recherche de sa chèvre.
Après peu de temps, il trouva sa chèvre, il la reconnut. Il s'y rendit. Il
montra sa chèvre du doigt, il dit: "Voici ma chèvre qu'on m'a
volée". Mais le voleur répondit: "Ami, tu te trompes, j'ai acheté
cette chèvre depuis longtemps". Le propriétaire fit un truc. Il ne
répondit plus. Mais il ferma subitement les yeux de la chèvre avec ses deux
mains. Beaucoup de gens s'y rassemblèrent au jugement pour voir comment se
terminera l'affaire. Le propriétaire dit: "Tu dis que tu as reçu cette
chèvre depuis longtemps? Dis donc de quel côté son oeil est crevé". Le
voleur réfléchit et dit: "L'œil crevé est celui du côté gauche".
Le propriétaire dit: "Tu t'es trompé". Je ne puis ouvrir celui du
gauche. Le voleur dit: "En vérité, je me suis trompé, attends-moi un
peu, l'œil crevé est à droit". Le propriétaire ouvrit tous les yeux.
Tous les gens voyaient que les jeux de la chèvres n'étaient pas crevés. Le
propriétaire dit: "Voyez l'homme qui a volé ma chèvre". Tous les
gens chuchotèrent et disent: "Il n'est qu'un voleur". Et les
policiers et le chef l'arrêtèrent, ils le transportèrent en prison sans autre
disposition, et ils remirent la chèvre au propriétaire.
93. LA FORCE DE LA FOI.
Au début de l'église les païens haïssaient l'église. Ils la tourmentaient
de toutes les façons. Ils cherchaient de la tuer avec une mauvaise mort. Dans
un village le chef arrêtait tous les chrétiens, et il ordonna qu'ils
abandonnent leur foi, pour qu'ils honorent des faux dieux et des idoles. On
amene du feu, et il dit à un certain jeune chrétien: "Idiot, croit-tu que
tu supporteras ce feu? Tu ne peux pas mettre ton doigt dans les flammes. Si on
en met sur tout le corps entier, comment le pourras-tu supporter?"
Le jeune ne répondit rien. Mais il s'approcha du feu, et il y mit le doigt et
le brûla. Quand le chef vit ainsi, il eut pitié et se convertit. Il salua
l'enfant avec des larmes et dit: " Toi avec tous les amis, appliquez-vous
dans votre foi. Nous ne trouvons pas de gens courageux comme vous. A partir de
maintenant je vous protègerai, quoique mon chef se fâche contre moi à cause
de ça. "
94. UNE FEMME ET UN ELEPHANT.
Une femme était mariée. Elle se disputait avec son mari et rentra chez elle.
Elle trouva un éléphant dans la forêt et elle voulut l'attraper et tomba sur
son séant. L'éléphant voulut l'attraper et tomba incliné, la trompe cassée,
et mourut. Et la femme se leva, partit avec célérité, Jetant un coup d'œil
derrière, elle vit l'éléphant qui gît, retourna et trouva les maris et
sortit. La femme le raconta aux maris, les maris doutèrent d'elle. Ils disent:
"Tu mens, tu as fuit la forêt, tu nous a menacés, pourquoi est-tu
revenu?" Elle dit: "Non, je ne mens pas, venez, partons, cet
éléphant depuis qu'il est tombé ne se lève pas". Et les maris se
levèrent, partirent et trouvèrent l'éléphant mort depuis longtemps. Les
maris dépecèrent cet éléphant et rentrèrent au village. Ils disent à la
famille. Ils disent : "C'est bien que tu aies été punie à cause de ta
grande opiniâtreté. Si tu te disputes avec ton mari, ne fuit pas. Tu es parti
en colère, tu as de la chance que cet éléphant ne t'a pas tuée". Et
elle resta bien, elle se repentit et dit: "Cette fuite sans raison a failli
me tuer, je ne bougerais plus".
95. L'ABEILLE.
L'abeille est un insecte tremblant. Elle a six pattes et quatre ailes. Elle
n'est pas grande, mais elle fait avec un grand soin les travaux que Dieu lui a
commandés. Les abeilles font leur miel dans des creux d'arbres. Mais elles ne
refusent pas des malles de planches à condition qu'il y ait un petit trou. Dans
chaque ruche il y trois sortes d'abeilles, la reine, les ouvrières, les mâles.
Les abeilles cherchent dans les fleurs des choses dont elles font du miel, elles
les fixent dans leurs petites pattes. Celles-ci ont un petite creux comme une
malle. Elles les transportent tous dans leurs ruches. Là, elles transforment
ces choses de deux façons, c'est à dire des larves d'abeilles et le miel. Avec
la cire d'abeilles elles construisent une petite chambre. La reine y pond des
œufs, quand les œufs se cassent, les petites chrysalides sortent. Ces
chrysalides se mettent aux chambrettes. Leur nourriture c'est du miel, elles
grandissent vite à force de manger du miel. Si nous mangeons du miel, nous
voyons que certaines chambrettes sont devenues vides, les unes avec des byenge,
et d'autres seulement le miel. Si les chrysalides grandissent, elles finissent
le miel, et puis les chrysalides se transforment et le miel change en morceaux
de gâteau de miel. Quand la chrysalide se dégarnit, des petites abeilles
sortent, les unes des reines, les autres des mâles, le reste des ouvrières.
Les reines et quelques ouvrières vont voler en essaim pour chercher un autre
creux, pour qu'elles commencent une autre nouvelle ruche. Les gens veulent
extraire le miel pour qu'ils le mangent.
Avec les restes nous fabriquons des bougies, comme la façon que nous voyons sur
l'autel dans l'église.
L'abeille est un insecte persévérant dans les travaux. Elle ne se fatigue pas
dans les travaux. L'abeille est un don de Dieu pour nous, car elle donne du miel
et elle nous montre la manière du travail.
Il y a plusieurs sortes d'insectes comme les abeilles. Certains font aussi du
miel et une ruche. Des petites abeilles noires font le miel. Les trigona font le
miel joke.
96. LES PEUPLES DU CONGO
Les gens pensent que les pygmées ou négrilles étaient venus habiter le Congo
avant d'autres tribus. Certains peuples sont nombreux dans un même grand
groupe. Les Blancs l'appellent du nom de Bantou. On les divise en trois parties
: les Bantous de la mer, les Bantous de la forêt et les Bantous de la Savane,
selon leur habitat. Une autre division en trois groupes: les Bantous du sud, les
Bantous de l'est et les Bantous de l'ouest.
Parmi les Bantous de la forêt ou de l'ouest nous rencontrons beaucoup de
tribus. Quelques-unes sont très peuplées. Citons-en quelques-unes unes:
notamment les Nkundo ou Mongo et d'autres tribus qui leur sont proches, c.à.d.,
les Mbole et les Elinga. Les Nkundo ou Mongo habitent les contrées sur les
bords de la Jwafa, de la Luilaka, de la Lulonga et de la Lokenye jusque sur les
bords de la Lomami et la savane du Sankuru. Les tribus avec qui ils sont
apparentés sont: les Batetela, les Bakusu, les Lokele, les Topoke et les
Bafoto. Sont apparentés aux Elinga, les Basoko, les Bangala (2), les Bobangi;
ils habitent- le fleuve Congo et les bords de l'Ubangi. Certaines -tribus dans
ce groupe sont Babua et Mangbetu dans les Uele. Et beaucoup d'autres tribus dans
les colonies de la France.
La tribu apparentée avec les Basoko est Wangenia. Elles sont toutes de vrais
riverains. Ils habitent les rives de Tsingitine, c à d le fleuve Congo en aval
ou en amont de la ville de Kisangani. Ils sont très habiles aux travaux de la
pêche. Les Bakuma restent au delà de Kisangani.
Les Bantous de la savane se divisent en quelques grandes tribus: des Bakongo et
les Bateke en aval du fleuve Congo. Des Bayaka et Bampende habitent l'affluent
Kwango et Kwilu. Des Batsoko sont dans l'aval, ils sont très féroces. A l'est
d'eux nous trouvons des Basilele et des Bakuba. Ceux-ci sont habiles pour la
sculpture et dans la fabrication des pots. En amont d'eux habitent les Baluba.
Ils habitent au Kasai au Katanga. Des Balunda habitent de leur côté. Entre la
Lualaba et Tanganyika il a beaucoup de petits groupes. A 1'est nous trouvons des
Balundi.
Au nord du Congo nous trouvons un autre groupe qui est près de nous, ce sont
des Ngombe. Près des Ngombe nous avons les Ngbaka, les Ngbandi, les Buja et
quelques autres groupes. Mais beaucoup groupes sont au-delà de la frontière du
Congo.
97. LA TORTUE ET L'ELEPHANT.
La tortue avait sa pierre à aiguiser. Tous les animaux vinrent aiguiser leurs
armes sur cette pierre à aiguiser de la tortue. Ils finirent et l'éléphant
dit: "Tortue, donne-moi ta pierre, que j'aiguise mon couteau". La
tortue la donna et il partit avec. Et il aiguisa son couteau, il arriva avec la
pierre, arrivé dans la forêt, la pierre tomba. Il rentra au village. La tortue
dit: "Ceux qui partent, dites à l'éléphant de m'apporter ma pierre à
aiguiser". Les gens partirent dire à l'éléphant: "La tortue dit de
lui amener sa pierre à aiguiser". L'éléphant dit: "La pierre est
perdue". Les gens étaient aller dire cela à la tortue. La tortue partit
elle-même chez l'éléphant, elle dit: "Eléphant, donne-moi ma
pierre". L'éléphant dit: "Frère aîné je l'ai perdu". La
tortue dit: "Eléphant vas chercher une autre pierre, c'est mon père et ma
mère, vas le chercher vite". L'éléphant partit à la recherche de cette
pierre. Quand tu vois des piétements à l'endroit où sort l'éléphant, c'est
à dire, l'éléphant cherche la pierre à aiguiser de la tortue: c'est perdue.
98. LE SANGLIER.
Le sanglier est un grand et féroce animal. Sa tête a des excroissances. La
gueule contient des dents tranchantes, deux sont plus grandes. Elles sont comme
des armes avec lesquelles il se défend durant les combats. Si le léopard
s'embusque dans une cachette et bondit pour attraper le sanglier, le sanglier
lui délivre un combat, et avec ses verrues il blesse le léopard de vraies
blessures au ventre. Il s'entretuent.
Les sangliers habitent la forêt. ils y cherchent leurs aliments comme des
feuilles et autres choses semblables. Avec leurs verrues ils déterrent des
racines et ignames, ils pénètrent dans les champs et y déterrent des maniocs
et des patates douces. S'ils viennent en troupe, ils détruisent entièrement le
travail de l'homme.
Le sanglier a des poils durs. Il n'a pas de vraie queue, mais une très courte.
Nous tuons des sangliers dans des fosses et des clôtures de chasses. Nous
partons à la chasse avec des filets et des flèches et des lances. Mais si
l'homme n'est pas intelligent et attentif, il verra la férocité du sanglier.
La chair du sanglier est délicieuse. Certains ont beaucoup de graisse.
Remercions le sanglier car il est une grande bête, il nous suffit dans le
partage. Si nous tuons le sanglier nous avons une grande quantité de
nourriture. Le mal est qu'il détruit les champs.
99. DEUX CHEVRES.
Un jour deux chèvres se promenèrent. Elles se rencontrent dans un petit
ruisseau profond. Quand elles se rencontrent, chacun d'elles voulait passer le
premier. Mais le ruisseau était trop étroit. Une chèvre dit:
"Passe-moi". L'autre dit: "Passe-moi". L'une dit: "Que
je passe, moi qui y mit mes pattes le premier". Celle-là dit: "C'est
moi l'aîné, laisse-moi, que je passe, tu passeras après". Celle-là
répondit: "Non, moi je veux passer vite, j'ai beaucoup à faire".
Elles se discutèrent et se querellèrent. Elles se fâchèrent tous deux. Elles
reculèrent pour se battre, elles disputèrent le passage. Elles fléchissent
les cous, et elles mirent leurs cornes, elles se cassèrent, se renversèrent,
et elles se jetèrent dans l'eau. L'eau était profonde et les crocodiles
étaient dans ce ruisseau. Les crocodiles attrapèrent ces deux chèvres et les
mangèrent toutes deux.
100. NOTRE CHEF SUPREME.
Notre chef suprême est avant certains autres autorités de la terre. Il
gouverne tout notre pays. Son nom est Léopold. Il est le premier de tous les
habitants de ce pays ; il les surpasse en pouvoir. Il remplaçait son père
Albert. Albert remplaçait un autre Léopold, qui a commencé à mettre tous les
gens du Congo comme dans un pays de paix et de lois. Il commençait à mettre de
l'ordre dans notre pays par des travaux soigneux.
Notre chef suprême gouverne et organise tous les travaux de notre pays avec ses
travailleurs pour qu'ils mettent de l'ordre dans nos villages.
Léopold a une femme avec laquelle il est marié religieusement. Il a aussi des
enfants. Comme était son père, il a un amour sincère envers ses sujets. Il
veut sincèrement que notre pays soit propre et prospère.
Notre roi est un chrétien convaincu dans la foi. Il favorise toutes les œuvres
de Dieu, il organise ses travaux selon les commandements de Dieu et de l'Eglise.
Il n'omet jamais prières et messes.
Dans sa demeure en Europe, il a sa chapelle. Elle est splendide. Mais il ne
défend pas d'autres chrétiens pour y prendre part à la messe.
Nous remercions le bon Dieu car il nous a donné un bon roi, et il lui a mis un
vrai amour dans son cœur pour les gens du Congo. Prions souvent Dieu pour lui,
pour qu'il ait la santé du corps et la force de la foi à l'âme pour qu'il
garde et soigne notre pays avec toute bonne chose.
101. LE SERPENT.
Le serpent est un animal rampant. Il n'a pas de pattes. Le tronc et la queue
sont comme un seul objet. Il n'a pas de poils. Sa peau est couverte d'écailles.
La tête du serpent n'est pas grande. Il nage. Les serpents mordent en ouvrant
leurs bouches et avalent des grandes bêtes.
Certains serpents pondent des œufs dans des terriers et sous des arbres couchés
et pierres. Ces œufs se cassent par la chaleur du soleil.
Certains serpents ont une peau splendide, quelques-uns sont gris ou décolorés
ou très noirs.
Certains serpents mangent des bêtes, d'autres mangent des lézards, des souris,
des oiseaux et d'autres animaux. D'autres avalent les œufs de poule.
Il y a beaucoup de sortes de serpents. Certains sont dangereux, d'autres sont
moins dangereux. Certains serpents ont du venin. Ils peuvent tuer certains
animaux et même les humains. Ce venin est dans leurs mâchoires. Si le serpent
mord une personne ou un animal, le venin sort des petits tuyaux dans les
crochets à venin et le venin arrive dans la plaie. Il entre dans le sang, et se
répand dans tout le corps. Si le venin arrive au cœur, la personne peut
mourir.
Les serpents qui ont du mauvais venin sont: Jwembe, lonkonga, janga, liate,
ndota, tatufa, ntsikinkalela, boatee w'aliko ou empemba avaleur d'oiseau
Touraco, bombimbo le venimeux, bokotswawilila, eete et d'autres encore. Les
moins dangereux sont: nkeke, bokelete, ilindaombindo, nsangali et quelques
autres.
102. LES NKUNDO.
Dans une autre leçon nous avions lu que les gens du Congo se divisent en
plusieurs groupes. Ils se distinguent en dialectes en manières et même en
leurs lois. Notre vraie famille est Nkundo. Nous avions chacun depuis longtemps
un nom pour chacun. Mais les blancs appellent Mongo tous les peuples qui sont
apparentés avec nous par la naissance, par la langue et par les coutumes.
Sur la Lulonga on appelle cette contrée Mongo. Mais Mongo et Nkundo sont les
deux noms d'une même tribu, d'une langue et d'une même coutume.
Notre peuple se divise encore en petites tribus. Quelques-unes sont Bokote,
Bombwanja, Ntomba et Bolenge, Boangi et Bonyanga et Bokala et Lingoi, Injolo, et
les groupes des Mongo, descendants de Bongwalanga, Nsongo, Mbonje, Ntomba,
Bolaka, Nsamba et beaucoup d'autres.
Notre peuple s'est établi le long des eaux de la Tshuapa et del Loilaka avec
leurs affluents, de la Lolanga avec ses affluents et de la Luo, Lokenye, et
jusqu'à la Lomami. C'est une très grande région avec des rivières et
ruisseaux. C'est une terre avec forêts et marais fertiles et riches.
Les Ekonda sont dans le groupe des Nkundo et Mongo. Ils se distinguent un peu
par la langue, mais ils ont les mêmes coutumes que nous. Une partie des Ekonda
habite la Tshuapa et la Lofoi , leur nom est Ekota. Certains groupes des Nkundo
sont en amont de la Tshuapa et Lomela, mais même eux ils ont certaines
particularités. Ils sont deux grands groupes et beaucoup de gens, qui sont les
Bosaka et les Boyela. Une autre grande famille apparentée à nous c'est les
Bongando. Un autre après eux ce sont les Bambole. D'autres petites tribus
habitent le Maindombe.
Si nous additionnons le nombre de tous les Nkundo nous en comptons quatre cent
mille.
103. LE SOMMEIL DE MPOKU.
A la veille du marché, Mpoku prit le stupéfiant de la pêche il déchiqueta,
il remplit deux hottes. Il monta dans une pirogue, il partit avec le stupéfiant
au fleuve. Il arriva dans un campement et il construisit une petite hutte. Quand
il construisit sa hutte la pluie tomba. Il dit: "Que je me repose un peu à
cause de la pluie afin que je parte à la pêche au stupéfiant". Quand il
se reposait il dormit. La pluie continuait à tomber, et le stupéfiant coula
toujours en aval, lui ne savait rien.
Apres la pluie, il se réveilla. Quand il contrôla le stupéfiant il voya qu'il
avait finit à couler en aval avec l'eau. Seules étaient restées deux hottes.
Il dit: "Le stupéfiant avec le quel je suis venu pêcher s'est coulé,
comment ferais-je?" Le soleil se coucha et dit: "Comment, le feu est
éteint? Le stupéfiant est coulé, le soleil se couche, ou aller?" Il
dormit le mal aux reins [sans feu]. Le soleil luit, et il démarra. Il dit:
"Comment? Ceci est le somnifère qu'a fait dormir Mpoku dans la
Lokela?" Et il arriva au village, et puis on lui demanda: "Mpo, es-tu
revenu?" Il dit: "Je suis rentré, le stupéfiant est gâté".
Les gens disent: "Ceci est-il le somnifère de Mpoku à Lokela?". Ils
rirent. Les gens restèrent avec ce dicton: "Le sommeil de Mpoku dans la
Lokela".
104. LE PARDON DU PECHE.
Un s'est mis en fureur un jour, parce qu'on l'outragea. Il projetait pour tuer
avec délibération l'homme qui l'outrageait. Il avait son ami. Et puis il
partit avant pour dire à son ami son désir de tuer l'homme qui l'outrageait.
Et son ami dit: "Non, tu es chrétien, il ne convient pas que tu gardes
rancune au cœur pour les fautes des gens. Nous ne pouvons pas assouvir la colère.
Nous laissons cela pour Dieu et nous supportons les fautes des gens. Même nous,
nous sommes des pêcheurs. Nous offensons Dieu, et Dieu nous supporte aussi avec
pitié". Mais son ami ne consentit pas, et l'autre ne cessa de le
conseiller mais il ne voulait pas l'écouter et il ne laissa pas sa volonté de
rancune. Il dit: "Cette provocation par laquelle cet homme m'agaça ne peut
pas être pardonnée. Si c'était une petite provocation, je pouvais le
pardonner. Mais cet outrage est très grand. On n'a pas encore agacé un homme
comme on m'avait outragé. Je ne peux jamais laisser cette affaire. Et comment
feront les gens?
Son ami vit que sa colère ne diminue pas, et qu'il reste à sa colère. Et il
dit: "Il n'y a rien. Mais mon temps de prier Dieu est arrivé. Attends-moi
un peu. Il est bon de finir premièrement ma prière, et puis nous reconduirons
notre conversation". Et l'ami consentit. Et puis il commença à prier avec
un enseignement et ouvertement il dit: "Dieu, je suis venu te prier. Je
suis mécontent au cœur. Je pensais que tu es notre père, mais tu ne l'es pas
maintenant; tu ne nous gardes pas, comment tu nous négliges? Nous ne te
confions plus nos cœurs, nous sommes capables nous-mêmes. Parce qu'il y
quelqu'un, qui est chrétien comme moi, et qui dit que nous devenons comme des
chefs, que nous-mêmes nous te remplaçons en tant que juge. Il dit que
nous-mêmes nous pouvons juger les affaires des gens, que nous-mêmes nous
pouvons punir des gens qui sont fautifs. Il ajoute que nous-mêmes devons
réparer les outrages, que nous-mêmes nous devons arranger toutes les affaires
du monde. Nous nous sauvons nous-mêmes. Où passerons-nous? " Quand il
parle ainsi, son ami se tient debout, et puis il écoute ces paroles. Et puis il
sentit la honte. Et puis il changea de sentiments, et il ne se fâcha plus. Et
il cessa sa mauvaise décision. Il laissa cette affaire pour Dieu, il se souvint
que Jésus aussi ne se fâcha pas des mauvais traitements que les gens l'ont
fait.
105. LE PYTHON.
De tous les serpents de la terre, le python est le plus grand. S'il devient
adulte il mesure six mètres et plus. Il devient grand comme une branche
d'arbre.
Le python a une peau noire. Mais elle est ornée de plusieurs sortes de couleurs
et des façons de dessins.
Les gens ne craignent pas le python à cause de sa férocité, ils craignent
d'autres serpents. Le python n'a pas des crochets à venin, il n'a pas de venin.
Sa férocité c'est sa grandeur et sa puissance. S'il frappe une personne avec
sa queue, ou aux côtes ou au ventre, cette personne ne peut pas survivre. Où
s'il t'enroule avec des replis aux pieds et au tronc et aux bras, tu n'auras pas
le moyen de t'échapper et il t'écrase.
Il est rare de voir ce serpent pris dans un piège. Si le piège est fort, le
python essaie beaucoup, il n'aura pas le moyen d'être libéré. Nous voyons sa
puissance quand il s'emporte par la queue, il fauchette les ivraies, cet endroit
devint découvert.
Le python ne se voit pas dans les villages, il est toujours dans la forêt, là
où il cherche ses aliments. Il les avale. Ce sont l'antilope naine, l'antilope
beende et l'antilope mpambi. Quand le python attrape une bête, il ne mâche
pas, mais il le lèche. Si la bête est léchée, le python l'avale tout
entière. Cette satiété finit sa puissance, s'enivre, dorme très longtemps
jusque la satiété finisse. C'est à dire la bête qu'il a avalé est malaxée
au ventre. Quand le python dort par l'ivresse de la satiété il ne marche pas,
et il n'a plus de force pour tuer. Une autre façon de tuer le python est au
piège, ou si nous le trouvons enroulé la tête sur des replis, et puis nous le
lançons des flèches.
106. L'ÉPERVIER ET LE FILS DE L'HOMME.
Certains gens partaient aux campements de pêche, et ils construirent leur
campement. Et ils partaient avec un petit enfant, et ils le laissèrent seul. Et
eux sont partis à la pêche. Et puis l'épervier ramassa cet enfant, il partit
avec dans un petit creux. La mère et le père arrivèrent, ils ne le voyaient
pas, ils le cherchèrent beaucoup: rien ! Et ils partirent au marché pour
demander. Et ils retournèrent. La première pirogue, qui arriva on entendait
cet enfant, il leur demanda: "A ceux qui passent ici, à ceux qui passent
ici ngeli ngeli ngelele, avez-vous vu pour moi la mère Bolumbu, ngeli ngeli
ngelele, et le père Bokubu w'olondo, ngeleli ngelele ngelele?". Les gens
le dirent: "La mère et le père viendront après". Et il demanda
ainsi à tous les gens. Et la pirogue arriva avec la mère et le père. Il
demanda. Le père et la mère l'entendèrent, ils jetèrent la pirogue sur le
rivage et puis appelèrent tous les gens avec des haches. Ils coupèrent cet
arbre, ils fendirent le petit creux, et puis l'enfant sortit, tout son corps
rempli des griffes, des fientes d'oiseaux. L'épervier vint contrôler son
creux, mais il ne le voit pas. Depuis lors il voltige toujours. Il partit et
alla construire un nid. Depuis ce temps-là il n'a pas de creux pour habiter.
107. LE MORCEAU DE COUTEAU ET DES FRUITS MPUNGA.
Un homme voyageait avec un enfant. Ce jour le soleil était très chaud.
Ils partirent fatigués avec sueur et soif. Tous les ruisseaux étaient
desséchés par les eaux basses. Ils partirent et trouvèrent un morceau de
couteau resté sur le route. Et puis le père dit à l'enfant: "Mon enfant,
ramasse le morceau". L'enfant dit: "Père, je suis très fatigué par
la marche et le soleil, comment je me courbe pour ramasser cette petite chose de
rien? Quelle importance cela a?" Le père ne répondit pas, il se courba et
ramassa le morceau de couteau.
Ils marchèrent encore et arrivèrent dans un village. L'enfant se plaignit de
soif, et dit: "Tu te retiens un peu, nous aurons un endroit où nous
finirons notre soif". Quand ils se promenaient dans la route, ils
arrivèrent dans une forge. Le forgeron assis, il forge des armes. Le père
quitta la route pour entrer dans la forge, il dit au forgeron: "Ami,
regarde un bras de fer". Prends, achète-le et puis tu forgera un
rasoir". Le forgeron consentit et lui donna un demi-franc.
Peu après ils trouvèrent un jeune qui vendait beaucoup de fruits mpunga. Le
père demanda à ce jeune: "Donne-moi vos mpunga pour un demi franc".
Et le jeune à répondre: " Donne-moi le demi-franc pour que je vous donne
mes mpunga." Et ils s'achetèrent aussi l'un et l'autre. Le père et
l'enfant marchèrent encore. Ils arrivèrent dans la forêt, ils y
pénétrèrent, et le père commença à manger des mpunga. L'enfant n'avait
rien. Peu de temps après le père laisse tomber un lofunga, l'enfant se courba
vite, ramassa et mangea. Encore peu de temps le père laissa tomber un autre,
l'enfant se courba, ainsi fit-il à plusieurs reprises. Le père dit:
"Enfant, écoute, je te demande un peu pourquoi tu te courbas beaucoup de
fois ?" L'enfant répondit: "Parce que je ramassais des mpunga que tu
laissais tomber; j'avais une très grande soif". Le père: "Mon
enfant, tu as peu d'intelligence, si tu avais ramassé le morceau de couteau, tu
aurais eu tout seul les mpunga, tu ne devrais pas te courber plusieurs
fois".
108. LE LEZARD ET LE CANCRELAT. [Fables Mongo, n° 102, p. 235-237]
Le lézard et le cancrelat habitaient une maison. Et puis le lézard fait un
champ, le cancrelat restait sans un champ. Et puis un jour le champ du lézard
était mûr, et le cancrelat dit: "Ami, donne-moi l'ordre, je vais couper
une canne à sucre chez toi". Et puis le lézard ne le permit pas. Le
cancrelat s'assit. Un jour le lézard eut faim, alla au champ, et coupa trois
régimes de bananes, il déterra des ignames, il les emballa dans une hotte, et
il vint mettre les aliments dans le pot rempli sur le feu. Il mangea. Il finit.
Il refusa au cancrelat. Il était rassasié, le ventre rempli. Et puis il s'est
souillé. Il appela tout le monde, dit: "Moi je suis rassasié, je refuse
à ce pauvre cancrelat, et ma satiété ne finira pas vite, deux mois et puis il
finira. Le cancrelat, tu me garderas le champ. Quand la satiété sera fini je
t'enlèverai. Et puis si tu verras une personne dans mon champ, tu la
tueras". Et le cancrelat aiguisa les flèches et couteau, il pénétra au
champ. Et puis le soleil se coucha. Le lézard alla à selles, il alla derrière
la maison et la satiété était fini. Il eu faim et puis prit le couteau, il
prit une hotte, il pénétra. Et puis il coupa deux régimes de bananes. Quand
il déterra l'igname, le cancrelat l'arrêta à la queue, dit: "Lézard, tu
disais hier que la satiété ne finira pas vite, or ce n'est que aujourd'hui et
je te surprends". Et le cancrelat lui coupa la queue. Si tu vois le lézard
qui a une queue coupée c'est celui-là.
109. LES MBOLE.
Il y a des tribus qui sont liées au Mongo. Ils ressemblent partiellement aux
Nkundo et d'autre part ils en diffèrent. Ces différences ne sont pas
nombreuses ne sont que superficielles.
Mbole est une tribu pareille. Des Mbole venaient dans ce pays quand des Nkundo
n'y étaient pas encore arrivés. Nous pensons qu'ils venaient de la terre des
Bakanja et Lisala chez les Bangala.
Les travaux des Nkundo et ceux des Mbole ne diffèrent que peu: même quant à
la forge, aux vêtements, aux tatouages, aux aliments, aux armes, et dans leur
comportement.
Le dialecte Mbole est différent du Lonkundo dans certaines choses, et d'autres
sont égaux. La manière de prononcer les sons se distingue aussi.
Les Mbole se divisent en groupes. Un groupe habite entre Lomela et Salonga. Un
autre habite en amont de la Loilaka. La troisième groupe, au nom de Yongo,
habite entre la Salonga et la Loile. Ces deux derniers groupes imitèrent
beaucoup des Nkundo quant aux vêtements, tatouages et aux fables. Beaucoup de
Mbole ont reçu la foi, surtout dans la région de la Loilaka.
110. LE JEUNE ET LE FRELON.
Un enfant vif se promena sur des herbes et des fleurs. Un frelon au corps
brillant vola là, il se tourna vers lui. Ce jeune désira attraper cet insecte.
Mais le frelon s'envola. Le jeune le poursuivit en vitesse, mais le frelon
augmenta son vol rapidement, il tourna de tous côtés. Et puis fatigué, se
reposa sur une fleur.
Ce jeune n'éloignait pas le regard du frelon: à l'instant où le frelon se
reposa, il s'approcha il l'enjôle. Il l'empoigna, il étendit la main, et il
attrapa et le frelon et la fleur ensemble. Sur place le frelon le pique, et le
jeune lança des cris, et tomba avec une grande douleur.
Certaines choses bonnes et belles provoquent des maladies. Quelques léopards
portent des peaux de brebis.
111. UN HOMME INSENSE.
Un homme partit à la clôture de chasse avec un homme insensé. Quand ils
arrivèrent dans la forêt l'insensé vit un endroit découvert. L'insensé
partit se terrasser pour jouer. Et puis le vrai homme le reprocha. Et puis
chaque fois qu'ils partirent inspecter la clôture de chasse, et ils arrivent
dans cet endroit, il joua, il se roula. Et le vrai homme le frappa, le chassa.
Il pénétra dans la forêt et il marcha longtemps. Et l'insensé sortit dans un
village. Il y avait là une femme. Elle avait une queue aussi trente enfants. Et
la femme dit: "Toi homme, viens, tu es mon mari". Et les enfants
vinrent, et disent: "Toi, reste ici, notre mère n'a pas de mari. Et comme
tu restes ici, tu ne parleras pas de la queue, même si tu te fâches". Et
ils s'assirent.
L'homme insensé devient un grand homme. Et les enfants qu'ils trouvaient le
respectaient, l'honoraient, le transportaient sur le tipoi même aux latrines;
il ne piétinait pas le sol. Et puis tous les gens qui le croyaient insensé,
venaient chez lui acheter des choses.
Un jour, il alla boire. Le soleil se coucha. Et puis il rentra, et il trouve que
ses enfants n'ont pas dressé sa chaise et n'ont pas balayé les ivraies. Et il
se fâcha et dit: "La maison est négligée comme ça!" Les enfants
disputent et il dit : "Mourrez, vous des machins que j'ai trouvés avec des
queues" Et puis il va dans la chambre : aucune chose ; les habits qui
étaient sur la peau disparurent. Il devint l'insensé comme il était. Si une
personne t'aide quand tu étais un misérable ne fais pas l'orgueilleux.
112. L'OISEAU ET LE CHEVAL.
Un petit oiseau venait chez le cheval. Ce cheval mangeait du maïs. L'oiseau dit
au cheval: "Frère cheval, tu as vraiment pitié, ta malle de mortier est
remplie de maïs. Moi je meurs de faim. Donne moi une petite quantité de maïs
que je mange". Et le cheval ne le refuse pas, il dit: "Puîné mange
comme tu veux". Et l'oiselet se réjouit par le cadeau du cheval, et
mangea, et mangea de maïs, il se rassasia avec satiété. Et il remercia le
cheval: "Je te remercie, cheval généreux. Un jour je serai reconnaissant
pou ce que tu m'a fait. Je vois ta figure avec des sourcils sombres,
pourquoi?"
Le cheval répondit: "Tu ne vois pas que des centaines de mouches me
tourmentent. Je meurs de leurs mauvais traitement". L'oiseau répondit:
"Ne te plains pas, frère aîné, laisse moi un peu, je te sauve, je finis
ces ennuyants insectes immédiatement".
Quand il parle, il tourna autour du cheval, il attrapa une bonne quantité de
mouches, et il en chassa d'autres. Et le cheval était content par le travail
que lui a fait l'oiselet. Et il dit à l'oiseau: "C'est vrai, je vois que
nous nous entraidons ici dans ce monde. "
113. LES TSE-TSE.
Des tsé-tsé sont des petits insectes ; ils sont dans la division des mouches.
Les tsé-tsé abondent aux rivages des fleuves, aux lacs, et aux grands
ruisseaux.
Des tsé-tsé sont très méchants. Le désir du sang de l'homme surpasse tout.
Ils piquent les gens, ils les tourmentent car ils sucent notre sang. Ils sont
forts par la misère des gens. Des tsé-tsé sont vives et très prudents. Ils
ne meurent pas sans raison. Il est très difficile d'attraper et de tuer des
tsé-tsé. Si tu chasse les tsé-tsé, brusquement il va se cacher, il ne se
voit plus, ensuite il retourne te sucer. La bonne manière de tuer les tsé-tsé
c'est avec des balais.
Le mal de tsé-tsé est leurs tourments et perfidies aux gens. Mais un autre
acte plus mauvais encore se trouve chez eux. C'est à dire des tsé-tsé nous
donnent des maladies. Ils nous rendent malades comme suit: Certaines tsé-tsé
ont des microbes maladifs dans leur corps. Ces microbes ne se voient pas par les
yeux; ils se voient par le microscope. Ces microbes, s'ils arrivent au sang
d'une personne s'y multiplient beaucoup. Ils sont le début de la maladie. Si
des microbes arrivent chez vous et ils abondent, nous aurons la maladie du
sommeil.
Nous savons comment cette mauvaise maladie finissait et anéantissait beaucoup
de villages dans notre pays. Beaucoup de villages étaient exterminés avec
cela. Nous remercions Dieu car cette maladie a diminuée maintenant. Certains
médicaments sont connus pour qu'ils guérinssent les gens ayant la maladie du
sommeil. Mais elle n'est pas finie, et dans d'autres pays, elle tue des gens
même actuellement.
Nous détestons des tsé-tsé avec haine. C'est bien de les tuer et les mères
et leurs enfants.
Les enfants de tsé-tsé sont comme des asticots des larves et des larves
dépourvus des queues. Les peaux sont blanches n'ont pas de la force. S'ils
grandissent, ils se transforment comme de petites chrysalides comme des mouches.
Des tsé-tsé pondent leurs enfants sous des pieux d'arbres dans les endroits
humides. Ces enfants ne supportent pas le soleil par leur faiblesse. Et ils ne
pondent que près de l'eau, ils ne supportent pas la terre ferme et forte.
Pour cela les blancs coupent des arbres dans leurs ports, afin qu'ils plantent
d'autres arbres avec intelligence. Ils fuient pour que des tsé-tsé ne puissent
pas y pondre leurs enfants et qu'ils ne les transmettent pas la maladie du
sommeil.
114. LES BAKUTU.
Les Bakutu ont leur propre manière. Ils se ressemblent un peu avec les Mbole.
Et ils distinguent des Nkundo. Ils habitent entre la Tshuapa et la Lomela. On
dit que les Bakutu venaient de l'ouest, au delà du fleuve Congo. Ils venaient
dans le pays avant les Mbole et les Nkundo. Jadis les Bakutu étaient une grande
tribu. Mais maintenant ils ont diminué par la guerre de Lofembe. Un Bakutu se
reconnaît par les tatouages sur le visage, sur la poitrine et le dos; et la
manière dont ils tressent les cheveux. Dans les vêtements et aux armes et
même aux autres manières ils se ressemblent avec les Mbole, mais ils ont
d'autres choses qui leur sont propres.
Les Bakutu se divisent en six grands groupes qui sont: les Ntomba, les Nkole,
les Watsi, les Mpombi, les Bosenga et les Nsamba. Certains gens pensent que les
Nsamba sont des Mongo qui s'habituaient de la manière des Bakutu.
Les Bakutu ne laissent pas des coutumes de leurs parents d'autrefois. Ils n'ont
pas encore accepté les choses des blancs. Et l'église n'est pas forte chez
eux. Ils n'ont pas voulu la parole de Dieu. Ils ne viennent à la prière que
maintenant dans ce temps-ci.
115. LES PAPILLONS ET LES CHENILLES.
Nous voyons beaucoup de sortes des papillons qui volent la journée. Les uns
sont grands, les autres sont petits. Ils ont de plusieurs sortes de couleurs.
Beaucoup d'entre eux brillent comme des oiseaux martin-pêcheur et des colibris.
Les uns sont rouge, blanc, pourpre, bigarré et noir. Certains papillons qui
volent durant la nuit sont de belonjo. Les paillons pondent des oeufs. Ils les
déposent sur des feuilles des plantes. Des oeufs sont très petits avec
beaucoup de sortes de couleurs. Des oeufs se cassent par la chaleur du soleil,
et de petites chenilles en sortent. Des chenilles ont les manières, les
dimensions et beaucoup de couleurs comme leurs mères. Nous savons que les
besanke sont nées des paillons blancs mbombokoli que nous appelons "la
mère de bosanke". Mais les gens se trompent: ils pensent que toutes les
chenilles sont nées de l'oiseau chenille. Il n'est pas ainsi, pas pour les
besanke, comme pour toutes les chenilles et papillons. L'oiseau chenille ne pond
pas de chenilles: il est un oiseau qui construit son nid avec des tiges d'arbres
beole, il pond les oeufs et les couve comme tous les oiseaux. Les chenilles sont
nées des papillons.
Les enfants des hommes, les jeunes d'animaux ressemblent à leurs pères et
mères. Mais les tremblants ne sont pas ainsi. Les enfants ne sont pas de la
manière de leurs parents. Quand la chenille croît en mangeant des feuilles,
elle se dépouille beaucoup de fois. Si elle grandit et avance beaucoup, elle se
transforme en chrysalide. Certaines chenilles se construisent leurs cocons
avant, comme les belanga et les beluku et d'autres. Certaines s'appliquent sur
les arbres, d'autres se suspendent, et puis quelques-unes se laissent tomber et
disparaissent dans le sol. Des chrysalides ont beaucoup de sortes, chaque
chenille a sa façon de la chrysalide et sa propre manière de transformation.
Après des semaines ou quelques mois, le papillon sort, il assèche un peu les
ailes au soleil, et puis il vole, et puis il ponde ses petits oeufs et des
chenilles.
Certaines chenilles sont bonnes à manger, comme bibulukules aïnés de tous,
les beona, nkokoli, nkukungu, nkoo, nkokongo, ou bikita, bankonjo, bintente,
belanga, beluku, bilima, nsomboto, byilo, nsesenge, nsesenga, mpofomi, besanke,
njenjenge, benjelo, mbaanga, tsolo, beyau et d'autres.
Certaines ne sont pas comestibles, telles que mbombelesenda, babunesendu,
bailankongi, nsusulu, bakengele, byongo et beaucoup de chenilles urticantes
[bifambe].
Certaines chrysalides conviennent à manger comme leurs chenilles. Certaines
chenilles sont dangereuses comme les chenilles urticantes. Si tu touches leurs
poils, le venin y sort et te pénètre dans la peau. D'autres chenilles
urticantes si tu les touches, leurs poils entrent dans la peau, se brisent et
restent dans ta chair et sont très difficiles pour les enlever. Des chenilles
se voient à tout moment, mais les bonnes qualités à manger ne se voient que
durant la saison de chenilles.
116. L'AVEUGLE ET L'INFIRME.
Deux personnes étaient dans un village. L'une était infirme et l'autre
aveugle. Un jour ils se rencontrèrent en route. L'aveugle dit: " Ami, nous
deux nous sommes dans une grande souffrance. Toi, tu ne sais pas marcher, tes
jambes sont enlevées. Et moi je suis aveugle, je n'ai plus la vue, mes yeux
sont crevés. Tu as les yeux, tu ne marches car tu manques des jambes. Il est
bon, que nous soyons ensemble pour nous entraider. L'infirme répondit:
"Dans la misère, l'un a besoin de l'autre mais quand à aider comment
réussirons-nous? Toi avec des jambes tu ne marches pas car tu n'a pas les yeux.
Moi j'ai des yeux, je ne peux pas marcher car je n'ai pas des jambes".
L'aveugle dit: "En vérité. Tu ne marches pas, moi je manque pareillement.
Quand je t'ai dit qu'il est bon que nous nous aidions c'est pour cette raison.
Toi seule ça ne va pas, moi seule ça ne va pas. Mais si nous restons unis ça
pourrait aller: nous avons les yeux pour voir, et des jambes pour marcher . Moi
je te transporterai et toi tu me guideras. De cette façon nous irons partout
comme toutes les personnes.
117. LES NGOMBE.
Les Ngombe sont très nombreux. Mais nous ne savons pas qu'ils sont tous un seul
peuple, ou si ce n'est qu'un seul nom. Les Ngombe sont dans la région de
Bangala au delà de Bakanja, Lisala et Bumba. Certains sont dans la région de
la Lulonga et la Lopoli, quelques uns dans l'Ikelemba, d'autres vers le côté
de Kisangani. Certains ngombe habitent la Lomela. C'est à dire certains
villages y sont là appelés par ce nom. Les Ngombe qui sont dans la Lomela
n'ont pas la même manière et la langue que d'autres Ngombe. Ils ont imité la
manière d'autres tribus qui sont près d'eux. Ils parlent les langues de ces
tribus. Beaucoup d'entre eux sont des gens de la terre, mais d'autres sont des
riverains. Une bonne partie d'eux ont reçu la foi.
Les vrais Ngombe ont leurs manières. Ils ne ressemblent pas aux Mongo. Ils sont
dangereux et guerriers. Une chose mauvaise dans laquelle ils excellent c'est la
pratique magique. Leur langue diffère de la nôtre. Il y a une grande
différence. Certains pensent que les Ngombe ne sont pas de vrais bantous,
qu'ils sont apparentés aux Ngbandi et Banjande. Les Ngombe se divisent en grand
groupe, chacun avec sa manière et sa langue, comme des Ngombe de Lulonga, Buja
et beaucoup d'autres.
118. LA TOURELLE ET LE MILLE-PATTE. [Fables Mongo, n°87, p.202-205]
La tourelle avait sa maison. Et le mille-pattes alla à la causette chez elle.
Et puis la guerre arrive dans cette rue. Tous les gens ont pris fuite. Mais le
mille-pattes ne fuit pas, il s'asseyait dans sa maison, sans parler. Et tous les
jours que la guerre sévissait il ne fuyait pas. La tourelle arriva chez elle,
dit: "Mille-pattes, donne moi ton talisman, car tu n'as pas peur, donne
moi". Et puis le mille-pattes dit: "Non, tu ne pourras pas avoir mon
talisman, car tu n'as pas le courage, tu es peureuse". Et la tourelle:
"Non, donne". Et il donna. La guerre arriva et la tourelle eut peur et
elle fuit. Elle dit: "Je ne veux plus de talisman de mille-pattes, je lui
rends son talisman". Elle alla chez mille-pattes. Elle ne le trouva pas, il
était allé chercher des champignons. Et puis elle l'appela:
"Mille-pattes, viens chercher ton talisman, je sens mon coeur chaud".
Et puis elle voit une personne, et elle court, elle s'envole. Et le mille-patte
n'a pas repris son talisman. Voyez la peur de la tourelle depuis ce jour-là. Il
n'a pas supporté le talisman de mille-pattes. Le mille-pattes ne fuit pas des
gens depuis longtemps.
119. L'ABEILLE ET LA MOUCHE.
Une mouche s'était posée près d'un arbre creux. Une abeille sortit de la
ruche. Elle arriva sans arrêt. Elle dit: "Mouche misérable, meurs,
qu'est-ce que tu viens faire ici chez moi? Insecte laid, tu viens chez nous des
patriarches, qui t'a appelé?" La mouche répondit avec douceur:
"C'est vrai, je me suis trompé quand je suis arrivé ici chez vous. Vous
êtes de grandes personnages". L'abeille dit: "En vérité nous ne
sommes pas pauvres comme vous. Nous avons une grande intelligence, nous avons
nos bons règlements, toutes nos choses sont justes, notre village progresse.
Nous ne nous posons que sur des fleurs inflorescences aromatiques: nous faisons
du miel. Et vous des mouches quel travail faites vous? Ce n'est que bourdonner
et tourner et manger les excréments et toutes les pourritures". La mouche
répondit: "Nous faisons comme nous pouvons, car c'est notre nature.
L'ordre que Dieu
nous a donné depuis nos ancêtres. Nous ne sommes que des gens pauvres. La
pauvreté n'est pas un vice et n'est pas honteuse. Mauvais sont la colère et
l'orgueil. Votre miel est succulent mais vos cœurs sont amers, vos règlements
sont intelligents, mais votre conduite est décourageante et brusque. Vous
piquez des gens avec fureur mais votre fureur vous tue. Votre mauvaise
sauvagerie vous gâtent et elle s'en vola.
120. UNE BONNE MANIERE.
Un commerçant cherchait un clerc. Les gens venaient nombreux; ils estimaient ce
travail. Quand tous se réunissent dans la maison du commerçant, il choisit
l'un d'entre eux sans lui demander quelque chose et sans parler, et fit partir
tous. Et il le prit comme clerc. Son ami lui demanda: "Pourquoi tu as
choisi cette personne sans lui demander et tu fais partir tous sans leur
demander quelque chose? Connais tu son comportement? Il ne t'a pas montré le
rapport de ses enseignants ou de ses anciens patrons. Comme ça tu n'a pas agit
avec intelligence".
Le commerçant répondit à son ami: "Tu te trompes mon ami. Cette personne
a beaucoup de bons documents. Regarde, je t'explique un peu. Lorsqu'il est
entré il a nettoyé les pieds, puis il a fermé soigneusement et doucement la
porte. Comme ça je savais qu'il est une personne propre et attentive. Et puis
il a donné à un vieillard qui était là une chaise pour qu'il s'assit, et
puis lui-même est resté debout. Comme ça je voyais qu'il était compatissant
et affectueux pour des gens. Il a enlevé son chapeau quand je l'ai appelé et
il a répondu avec intelligence, humilité et respect. Il a trouvé un livre sur
le sol, il l'a ramassé et l'a placé sur la table. Mais tous les amis qui
venaient avec lui enjambaient le livre, quelques-uns le poussaient avec leurs
souliers. Ce comportement m'a renseigné qu'il garderait toutes mes affaires
avec soin. Il ne poussait pas ses amis pour que lui-même passe devant. Cette
manière est modeste. Quand je parlais avec lui, j'ai remarqué ses habits
propres et nettoyés, ses cheveux justes, les dents très propres. Quand il
écrivait son nom dans le document, j'ai vu ses mains et doigts propres. Et
toutes ces choses ne sont-elles pas de bons documents?"
121. LA PINTADE ET L'OISEAU RALE
Un homme au nom de pintade, alla marier une femme, du nom de Râle. Et il rentra
et puis ils partirent à la clôture de chasse. Et le mari trouva un pangolin
comme la première bête dans la clôture de chasse. Et la femme la prépara et
puis la fait passer pour qu'ils mangent. Et le mari dit: "Avant que nous
mangions nous nous citons des noms". Et le mari dit: "Le tien est
Râle, et le mien c'est quoi?" Et la femme ne connaît pas le sien. Et le
mari à manger. Tous les jours c'est la même chose. Et un certain jour la femme
dit: "Les aliments sont finis, je m'en vais chez la maman". Et elle
partit et demanda la maman: "Ce mari chez qui je suis allée comment se
fait-il que je ne connaisse pas le nom?" Et la maman dit: "Son nom est
Pintade". Et elle parla avec chuchotement et rapidement. Et elle arriva
chez le mari. Et elle prépara de la nourriture et la servit. Et puis le mari
dit comme d'habitude: "Ton nom est Râle, le mien c'est quoi?" Et la
femme dit: "Ton nom est Pintade". Et le pintade prit un sachet de fard
rouge, emboua Râle aux jambes. Et Bonjemba prit le kaolin emboua le pintade, et
il le tacheta. Et ils se séparèrent.
122. LE PALMIER.
Le palmier est un bon arbre dans notre pays. Le palmier n'a pas de branches
comme certains arbres, mais a des pétioles de fronde de palme, et puis les
feuilles sont soudées, elles sont des rameaux.
Le palmier produit des régimes de fruits de palme. Les fruits de palme sont
bons à manger. Les perroquets aiment beaucoup les fruits de palme, mais ceux
qui les mangent le plus c'est nous, les hommes. Les fruits de palme ont beaucoup
de fonctions: les biolongo, les fruits de palme de couleur verte et de fruits de
palme charnus. Les fruits de palme tenera sont des fruits de de goût excellente
et surpassent tous en saveur. Des fruits de palme nous donnent de l'huile et des
noyaux palmistes. Des noyaux palmistes ont leur huile qui sont des bempenga. Les
blancs achètent des noyaux, ils les transportent en Europe, ils font de
l'huile. Et puis les blancs achètent aussi l'huile de palme. Avec l'huile ils
fabriquent des savons et beaucoup d'autre choses. Des fibres qui restent après
la préparation de l'huile sont bons pour allumer le feu et les lampes.
Les palmiers nous donnent aussi certaines autres bonnes choses comme le sel
indigène et le sel de l'efflorescence mâle. Le cendre est très sucré. Nous
mangeons les écorces jeunes au cœur du palmier. Les palmes conviennent pour
couvrir des jeunes plantes ou qui sont plantées récemment et qui ne sont pas
encore fortes. Nous en faisons des paniers tressés et puis les balais pour des
ivraies. Ils conviennent pour couvrir des portes des maisons. Des fibres des
palme n'ont pas l'importance car ils se cassent. Prenez les fibres de raphia.
Les pétioles de fronde conviennent pour faire le sel indigène. Mais ce qui est
de plus il nous donnent des éclats. Des éclats nous donnent des fléchettes en
bois, des torches, des claies, des bordures tressées, des éclats de palmes
pointus. Des nervures conviennent aux cures des dents, des balais, des cloisons
des nasses.
Les palmiers nous donnent aussi de l'argent par des fruits de palme de l'huile
et des noyaux palmistes que nous vendons. Il est d'une grande richesse à
l'homme travailleur. Couper des régimes des fruits de palme n'est pas un
travail difficile: seulement si les palmiers deviennent très hauts il faut des
soins. Seulement il est difficile à celui qui n'a pas appris l'usage d'une
liane.
Les palmiers sont nombreux dans certains pays, mais manquent dans d'autres. La
graine d'un palmier est le noyau palmiste. Il reste dans la terre quatre ou six
mois, et il pousse.
C'est le perroquet qui répand les noyaux palmistes, et puis ce sont aussi les
hommes. Les palmiers ne sont pas adaptés à la foret. Nous trouvons des
palmiers hauts dans les forets où les gens travaillaient jadis; mais ils
produisent pas bien, et puis ils meurent après peu de temps par étouffement
par les arbres forestiers. Le palmier convient bon aux endroits découverts il
ne faut que les arbres s'approchent de l'humidité.
Si nous voulons que les palmiers soient forts et produisent beaucoup de fruits
de palme, nettoyons les palmiers. Plantons-les dans les rangés droites et puis
évitons que les autres arbres ne grandissent pas, et évitons aussi les herbes
longues et gênantes. Et enlevons des ficus, des lianes, des guis et tous les
épiphytes. Les palmiers sont un don de Dieu.
123. LES BONGANDO
Bongando est une autre grande tribu dans le groupe des peuples mongo. Ils sont
nombreux. Leur terre se trouve en amont de la Tshuapa. Leur frontière est dans
la terre de Sankuru. Ils habitent en amont de la Luo, Lopoli et en aval de la
Lomami.
Ils ne se diffèrent pas des mongo. Ils ont de lances et boucliers et portent
des
habits en raphia. Il y a des différences de dialectes. Ils mélangent les
choses des Nkundo et celles des Lokole et Topoke. Les bongando se sont
infiltrés par la même voie que mes Mongo, ils les poursuivaient. Les
chrétiens commencent à s'accroître. Les Bongando se divisent en beaucoup de
groupes. Nous ne pouvons pas les dénombrer. La tribu apparentée avec les
Bongando sont les Mbole. Ils sont au-delà de l'Est, dans la terre de la
rivière de la Lomami.
124. LES ELINGA.
Les Elinga sont des gens de l'eau; leur vie entière est dans l'eau. L'eau donne
toutes les choses. Ils ont des poissons, du sel, des pots grâce à l'eau. Des
choses qu'ils ne conservent pas chez eux mêmes, ils les vendent aux autres gens
de Nkundo. Et ils achètent certaines choses qu'ils manquent. Les Elinga se
répandent partout sur tous les cours d'eau. Ils ont beaucoup de groupes, et ils
ne sont pas égaux dans les coutumes et dans les dialectes. Ils se ressemblent
seulement dans leur manière de vivre. Certains gens qui étaient des nkundo
depuis leur naissance apprenaient les travaux de l'eau. Et actuellement aussi,
certains riverains sont habitués de la manière des Nkundo, et commencent à
faire des champs.
125. LES PYGMEES.
Les pygmées sont une tribu apparentée avec les Nkundo ou d'autres tribus. Ces
autres tribus sont des baoto. Certains groupes de pygmées s'appellent Balumbe,
quelques-uns bilangi et Bone et quelques autres noms. Et puis dans d'autres
régions du Congo et d'Afrique, il existent d'autres tribus pygmées. Beaucoup
pensent que les pygmées habitaient déjà ici, quand d'autres tribus n'étaient
pas encore là.
Tous les pygmées sont très intelligents aux travaux de la forêt. Ils ne se
trompent pas à la chasse, ils connaissent tous les manières de tous les
animaux, ils ne s'égarent pas dans la forêt. Comme les riverains dans l'eau,
sont les pygmées dans la forêt. Ils ne vivent que dans la forêt. Les pygmées
n'ont pas de champs, ils ne soignent pas leurs maisons et leurs cours, ils ne
lavent pas leurs vêtements. Ils ne vivent que dans la forêt par des choses
qu'ils trouvent là. Leur manière reste la leur. Ils ne cherchent pas beaucoup
l'intelligence et le bonheur. Les pygmées ne sont pas polygames comme les gens
du Congo. Ainsi ils appliquent les lois de Dieu depuis le commencement du monde,
qu'un homme ait une femme. Plusieurs n'ont pas l'occasion de la polygamie, par
manque de moyens. Quand l'église arriva au Congo pour enseigner aux gens la
route du ciel, les pygmées n'ont pas encore voulu y croire. Peut-être ils
croiront-ils après. Mais en ce temps ils circulent et errent dans les forêts.
L'Etat a fait sortir une bonne quantité de pygmées, pour qu'ils sortent dans
des rues. Mais ils ne sont pas encore habitués dans les villages, et souvent
ils retournent dans la forêt. Ils n'ont pas encore laissé leur habitude de
fuir. Et ils sont très négligents aux affaires de Dieu et aux affaires du
monde.
127. LE VIELLARD ET LA MORT.
La mort était venue chez un vieillard. Et elle lui était arrivé pour
l'enlever du monde, pour le transporter de l'autre côté. Mais le vieillard ne
voulait pas, et il la priait avec fortes pleurs. Il dit: "Laisse-moi
l'occasion terminer mon testament et mes affaires, après nous irons". La
mort répondit: "Comment n'as tu pas fini tes affaires? N'as tu pas su que
je viendrai te chercher?" Le vieillard s'étonna et dit: "Je ne l'ai
pas su". " Ne t'ai je pas menacé beaucoup de fois? " dit la
mort. Le vieillard dit: "Tu ne m'as pas menacé, et où est ce que je t'ai
vu avant? " Et puis la mort lui dit: "Tu n'as pas de honte. Comment tu
dis que tu ne m'as pas vu et je ne t'ai menacé? Je restais toujours avec toi.
J'ai fait mes affaires à tes propres yeux. Tous les jours j'ai anéantis les
vieux et tes amis, et puis je tue et des bébés. Ceci ne sont-ils pas des
menaces? Quand tes yeux ne voient plus clair, quand tes oreilles n'écoutent
plus bien, quand tes jambes deviennent faibles, quand tout ton corps perd sa
force par la vieillesse, tout ceci ne sont-ce pas des avertissements que je suis
prêt avec ma course pour te prendre, pour que je te transporte chez moi? Je
t'ai promis depuis longtemps, maintenant les promesses sont finies."
128. L'ABEILLE ET LE PAPILLON.
Un jour le paillon était né, sortait de sa chrysalide. Il resta un peu au
soleil, il assécha des ailes, et puis il vola un peu, il circula partout. Il
était content du soleil et de la beauté de ses ailes. Et il parla avec
fierté: "Regarde ma beauté et ma splendeur, aucun oiseau qui m'égale en
beauté. Tous les gens félicitent ma beauté". Quand il parla, une abeille
le rencontra. Le papillon le taquina, il l'outragea et dit: "Ce misérable
insecte sans beauté! J'entends que les gens le louent, quelle honte a-t-il? Les
gens parlent sans discernements". Mais l'abeille répondit: "La
beauté est à toi. Et où sont des travaux que tu fais? Je ne suis pas un
patriarche, je ne suis pas un enfant des Mongo, mais je fais mes travaux avec
force et soin. Viens voir un peu notre ruche, elle est grande et elle est
propre. Nous y conservons toutes nos choses, nous y élevons nos enfants. Ils ne
sont pas sales comme les vôtres des patriarches. Je fais mes nourritures
sucrées, et puis je les partage aux gens. La beauté et la splendeur n'ont pas
d'utilité. La bonté existe dans un travail soigneux et dans l'aide aux hommes.
129. LES TETARDS ET LES LARVES.
Nous avions lu précédemment comment les paillons pondent leurs enfants qui
sont des chenilles. La façon selon laquelle les mères et leurs enfants n'ont
pas la même forme, nous le voyons chez d'autres bêtes aussi. Les enfants des
grenouilles et des grenouilles ranidae, crapauds et des grenouilles hylarana et
des grenouilles vivant dans l'eau, des grenouilles xenopus et d'autres encore
n'ont pas la même forme que leurs mères. Mais tous ceux là pondent les
enfants d'une même manière.
Ils pondent de petits œufs dans les eaux des étangs. De petits œufs n'ont pas
de fortes coquilles, ils sont comme des boucles de larve, et au milieu nous
observons comme une goutte noire. Ces œufs se cassent sous le soleil. S'ils
sentent un peu de soleil, les larves terminent leur apparence, les petits se
forment et deviennent tout entier, et puis les enfants naissent peu après. Ces
enfants nous les appelons des têtards et des larves et d'autres noms.
Leur forme est comme celle de petits poissons. Ils nagent dans l'eau. Des
petites têtes grosses, le corps tout petits. Ils boivent de l'eau. Ils ont des
branchies par lesquelles ils respirent comme des poissons. Ils grandissent en
quelques semaines ou un mois, et puis de petites pattes postérieures poussent,
après cela de petites pattes antérieures poussent, et puis la queue se
raccourcit. Encore les branchies disparaissent et ils obtiennent des poumons
comme des vrais animaux. Et puis ils sortent sur la terre, ils sautillent. Ils
retournent dans l'eau et reviennent sur la terre. Ils prennent la forme de leurs
mères.
Quand ils sortent ils abandonnent leur manière de manger pendant leur jeunesse,
et puis commencent à manger des insectes.
Ils travaillent pour les hommes quand ils tuent beaucoup d'insectes, comme des
moustiques, des mouches, punaises et des sauterelles, et certains qui nous
abîment les plantes. Pendant la journée ils ne sortent pas et ne coassent pas
beaucoup, mais la nuit ils coassent très fort aux ruisseaux aux mares et aux
étangs.
Des rainettes ont la forme des grenouilles ranidae et grenouilles hylarana et
des grenouilles, mais ils s'appliquent aux feuilles où ils y cherchent des
insectes. C'est à dire durant leur jeunesse ces petites bêtes sauterelles ont
le corps comme des poissons, mais si elles deviennent adultes elles sont comme
de vrais animaux.
130. LE PIEGE.
Une souris sortit de son terrier. Elle voit le piège que les gens ont tendu
pour lui tuer. Ils finissaient un morceau de viande. La souris dit: "Je ne
me trompe pas pour cette chose. La viande est savoureuse, mais si tu la manges
elle t'ennui. Les gens ne cherchent que la mort. Ils nous haïssent fort. Mais
ils ne m'auront pas. Moi je suis une souris prudente et intelligente. Je ne
serais pas prise. Seulement je lèche l'odeur de cette viande, mais je n'en
mange pas. Si non je meurs. Au nez je sens bien, je m'approche peu, je n'avale
pas". Dès qu'elle s'approcha pour lécher, elle fit entrer le nez dans la
détente, elle est déclenchée, la souris est prise.
Un homme avait une tentation au cœur. Il était chrétien, il n'aimait pas
salir son âme par des péchés. Il dit: "Je ne me laisserai pas tromper
par la tentation, elle me jettera dans le marécage de l'enfer. Je suis un
chrétien fort, seulement j'y mets un peu mes idées. Je vais m'approcher un peu
des mauvaises danses, et certaines affaires, certains amis mais je ne gâterai
pas mon âme. Penser et voir ne sont pas de grands péchés". Le désir est
augmentée par la pensée et l'occasion. Il s'approcha encore au péché, mais
il pense qu'il ne sera pas pris. Là-dessus la tentation s'augmenta fortement,
et le diable le pousse, il tomba dans le péché, comme la souris au piège.
131. LA FABLE D'EONGI.
Eongi s'embarqua dans sa pirogue, il alla au marché. Et il écoute le miel
l'appeler: "Eongi, viens m'embarquer". Et puis Eongi dit : "
Embarquer le miel avec des abeilles?" Et le miel dit: "Viens un
peu". Il y arriva, il goutte le miel et il dit: "Mais le miel est
savoureux, quand j'embarque le miel, je n'embarquerai plus autre chose,
terminé". Et il démarra. Et puis la partie du sanglier revenant à
l'épouse l'apella et dit: "Qui va ici" Il répond: "Moi le père
de jeunes feuilles blanches longues du palmier, le père des troncs de bananiers
et des feuilles sèches, je vais au marché". Et la partie de la bête
revenant à l'épouse dit: "Viens m'embarquer, on me grillait depuis hier,
je deviens graisseuse transparente". Eongi dévia, il essaya ces graisses
et puis il dit: "Hé, quand j'embarque ce sanglier, je m'embarquerai pas
une autre chose, terminé". Et il embarqua toutes les bonnes choses. Et
puis il arriva au marché. Et puis il acheta toutes les bonnes choses. Et puis
il démarra. Et la pirogue était remplie par ces choses et s'est immergée. Il
mourut. C'est la mort d'Eongi, le père de jeunes feuilles blanches et longues
du palmier, le père des troncs et feuilles des bananiers, mort pour de bonnes
choses.
132. LA FIN DU GENRE HUMAIN.
Nous ne sommes pas au monde pour du bon. Dieu nous a mis ici pour nous
éprouver. Montrons notre amour sincère envers lui. Montrer cet amour, c'est
faire les travaux que Dieu nous commande et exécuter ses ordres et
enseignements pour que nous croyions et les mettons en pratique.
Si notre épreuve est terminée, c'est à dire notre vie est terminée, nous
arrivons à la mort. La mort est le passage entre cette vie et la vie future. La
mort c'est la séparation de l'âme et du corps. Le corps pourrira et
ressuscitera à la fin du monde. Mais l'âme immortelle, va au jugement. Dieu
nous jugera de toutes les bonnes affaires et toutes les mauvaises affaires que
nous avions faits ici sur terre. Qui croyait en Jésus-Christ et son église
avec humilité et qui renforcerait les travaux de la juste foi, il réussira.
Mais qui a refusé l'enseignement de Jésus-Christ, aura tort. Un certain
jugement viendra pour tous les gens ensemble à la fin du monde. Aucune chose
restera en secret, mais toutes nos affaires seront découvertes aux yeux de tous
les gens qui étaient au monde depuis le début. Si l'affaire individuelle est
tranchée, l'âme va dans le bonheur ou dans la misère. L'homme qui meurt avec
le péché au cœur et mourra sans la grâce, il n'ira pas au ciel. Il sera
jeté dans l'enfer quand il renia Dieu et ses commandements. Qui mourrait avec
la grâce sanctifiante dans l'âme, qui a mis le cœur à Dieu, et qui a
accomplis ses commandements, aura raison. Mais s'il a des petites fautes, ou
s'il n'a pas accompli les peines des péchés, qu'il soit purifié avant avec
les peines du feu, et il ira dans le bonheur après.
Des mauvais gens iront en enfer, notamment ceux qui mourraient avec un péché
mortel dans l'âme. Ils arriveront au feu éternel, chez les diables et ils ne
quitteront jamais cet endroit. Ils seront tourmentés toujours par des mauvais
traitements, des carences et toutes sortes de grandes souffrances, s'ils ont
péché par l'orgueil par leurs propres désirs.
Mais des justes qui s'appliquaient aux travaux de Dieu iront au ciel dans le
bonheur, la prospérité et le ravissement sans fin. Ils verront Dieu clairement
et toujours.
133. DIEU.
Qui a créé toutes les choses que nous connaissons, qui a créé les hommes ?
C'est Dieu. Dieu est notre créateur et de toutes les créatures. Dieu a toute
la puissance: aucune chose que Dieu ne peut. Nous ne voyons pas Dieu par nos
yeux car il n'a pas le corps. Nos ancêtres païens ne se trompent pas pour
Dieu, mais ils le savaient dans le vague, et ils n'accomplissaient pas ses
commandements. Actuellement par l'enseignement de l'église nous le reconnûmes
bien. Mais pour Dieu, nous le verrons après la mort.
Il n'y a qu'un seul Dieu. Il a trois personnes, la sainte trinité, le Père et
le Fils et le Saint-Esprit. Mais eux trois ne sont qu'un seul. C'est Dieu même
qui nous a enseigné cette affaire. Mais notre intelligence ne peut pas
comprendre cela.
Dieu lui-même est le seul qui le comprend. Dieu connaît toutes choses parce
qu'il est le créateur de toutes. Il connaît la plus petite feuille, le plus
petit insecte, une radicelle, un grain de sable. Il connaît nos pensées qui
sont cachées dans le secret de nos cœurs. Nous ne pouvons pas faire une chose
sans sa connaissance.
Dieu est dans tous les lieux. Aucune chose que Dieu n'a pas créée: et puis
lui-même garde toutes les créatures avec obligeance et amour. Sans la garde de
Dieu toutes les choses disparaîtront. Aucun travail fait par n'importe quel
créature l'est sans la force de Dieu. Donc même nos souffrances et nos
difficultés, Dieu les connaît, mais il nous garde avec amour.
L'amour de Dieu envers nous est extrême. Il a créé toutes les créatures avec
une grande bonté, et il ne peut haïr une créature. Beaucoup de difficultés
au monde sont causées par les péchés et l'orgueil. Nous ne voulons pas nous
soumettre à Dieu. Nous abîmons l'œuvre qu'il a créé, et en conséquence il
n'y a que des dérangements et difficultés. Tous nous subissons une partie de
souffrances, mais d'autre part elles sont bonnes aussi pour nos âmes, si nous
les supportons et maîtrisons avec endurance et humilié.
Mais l'amour de Dieu pour nous s'est montré le plus quand il nous donnait son
enfant unique pour le livrer à la mort pour nous sauver de l'esclavage du
diable. Il nous barré la route de l'enfer. Il nous a montré l'entrée au ciel.
Un homme délivrera-t-il son fils unique à la mort pour qu'il nous rachète de
l'esclavage?
Si nous observons toutes ces choses avec foi dans nos prières, nous ne pouvons
pas vivre sans honorer dieu, sans se soumettre à lui dans toutes les choses et
dans tous les temps et sans l'aimer avec un cœur tout entier.
BOLAKANKASA.
[Le chiffre après le titre donne la pagination de l'original]
1. Buku ea mbaanda 5 1. Livre de lecture.
2. Yesu bosikoli okiso 5 2. Jésus notre rédempteur.
3. Nyama ya ngonda ikiso 6 3. Les animaux de nos forets.
4. Eja la bonto 6 4. Le chimpanzé et l'homme
5. Lisolo liki lowi l'andele 7. 5. La conversation de Louis et André.
6. Nguma nd'ilonga 7 6. Le python au piège.
7. Bofeto 8 7. La propreté.
8. Ulu 8 8. La tortue.
9. Baoi bafa l'ebungelo 9 9. Des choses qui ne sont pas ignorées
10. Bimejwaka 9 10. Les plantes.
11. Bimejwaka nsukela 9 11. Les plantes fin
12. Wanganga wa lontsinge 10 12. Le corbeau persévérant.
13. Njimeja ekiso 10 13. Notre foi.
14. Ikenge 11 14. L'ardoise.
15. Tusi 11 15. La touche.
16. Ulu la mboloko 12 16. La tortue et l'antilope naine.
17. Lolaka lokiso 12 17. Notre langue.
18. Mpongo 13 18. L'aigle.
19. Bokolo boki baluka 13 19. La fable de baluka.
20. Mmoma 14 20. L'igname.
21. Bokobyaoi 15 21. Commentateur.
22. Faf'ekiso ea loola 15 22. Notre père au ciel.
23. Ekalasi 16 23. La classe.
24. Nsoso 16 24. La poule.
25. Bokolo'oki etumbe 17 25. La fable de l'infirme.
26. Ekelesa 17 26. L'eglise.
27. Nkoi la botomba 18 27. Le léopard et le rat.
28. Bola bokam 19 28. 28. Mon village.
29. Bokungu la lolelenge 19 29. Bokugu et lolenlenge.
30. Toma tokiso 20 30. Nos aliments
31. Isoele l'eja 20 31. Isoele et le chimpanzé.
32. Pasika 21 32. Pâques
33. Nkoi 22 33. Le léopard
34. Jasa ja nsoso 22 34. Le ¨poussin
35. Inekafumba 23 35. Inekafumba l'oiseau a fourmis
36. Botuli 24 36. Le forgeron
37. Bonto 25 37. L'homme
38. Baaj'asato 25 38. Les trois femmes
39. Bafumba 26 39. Les fourmis.
40. Liya la lifeke 26 40. Le palmier et le raphia.
41. Nkufo 27 41. L'hippopotame.
42. Litofe liki banolu 28 42. Le fruit litofe et le jeune garçon.
43. Bonolu oa bokilito 28 43. Le jeune chrétien.
44. Lokaka la bompote 29 44. Le poisson lokoka et le crapaud.
45. Bokolo w'ambenga 29 45. La fable des piments.
46. Ntando 30 46. Le fleuve.
47. Eki itsimangelo la nkangajwilo 31 47. L'éplucheur et nkangajwilo.
48. Ntofo emo 31 48. Un choix.
49. Ebolo ea nganja 32 49. Le fagot de bâtons.
50. Bompote l'otomba 32 50. Le crapaud et le rat
51. Bioto bikam 33 51. Mes parents.
52. Mbwa la wese 34 52. Le chien et l'os.
53. Bonto nda lokole 34 53. L'homme dans un arbre creux.
54. Bokolo w'alala 35 54. La fable des oranges.
55. Lokola la losili 35 55. L'ongle et le pou
56. Nsoso ea joso 36 56. La première poule.
57. Boje36 57. La saison des chenilles.
58. Nkoi l'esofe 37 58. Le léopard et la fausse loutre.
59. Njoku 37 59. L'éléphant.
60. Bongunju la banto 38 60. L'antilope mpambi et les hommes.
61. Elelo ea toma 40 61. La manière de manger les aliments.
62. Bonolu la mbwa 40 62. Le jeune et le chien.
63. Eki imanya l'eloko 41 63. Imanya et l'ogre
64. Boango boki mpaka 41 64. Le testament d'un vieux.
65. Lisala la liatsi 42 65. Le champ et la richesse.
66. Eki eloko l'anto 42 66. L'ogre et les hommes
67. Nkoso 43 67. Le perroquet.
68. Eki bomoto l'an'anei 43 68. Une femme et quatre enfants.
69. Eki itswansenge 44 69. Itswansenge.
70. Lolango jwa baninga 46 70. L'amour du prochain.
71. Botolo la ntaa ikae 46 71. Botolo et ses chèvres.
72. Eki ulu la nkoi l'eja 47 72. La tortue, le léopard, le chimpanzé
73. Lobya la litute 47 73. La fleur et le nuage.
74. Eki nkoi la mboloko 74. Le léopard et l'antilope naine.
75. Eki ilalinga la wali 49 75. Ilalinga et la femme.
76. Likonga ja nkakota 49 76. La plume.
77. Esasimoj'ea nguma 49 77. L'épouvante d'un python.
78. Bandeko basato 50 78. Les trois amis.
79. Litoko 50 79. Le rat de gambie.
80. Eki ise l'ona 51 80. Le père et l'enfant.
81. Bosau l'itatamba 51 81. Le safoutier et l'arbrisseau.
82. Nkoli la nkonde 52 82. Le caïman et le crocodile.
83. Eki bokune l'otomolo 53 83. Le puîné et son frère aine.
84. Eki belanja 53 84. Les mouches.
85. Eki botomolo l'okune 54 85. Le frère aine et le puîné.
86. Eki wekoli oa iya 55 86. L'élève voleur.
87. Eki banto b'inkunya 55 87. Des gens jaloux.
88. Batongi 56 88. Les médisances.
89. Eki nkoso l'esukulu 56 89. Le perroquet et le hibou.
90. Eki intantaa la nkoi 5-7 90. Le chevreau et le léopard.
91. Papa 57 91. Le pape.
92. Bont'oa longo la ntaa 58 92. Un homme voleur de chèvres.
93. Nguya ea niimeja 59 93. La force de la foi.
94. Eki bomoto la njoku 59 94. Une femme et un éléphant.
95. Efongo 59 95. L'abeille.
96. Benanga bya kongo 60 96. Les peuples du Congo
97. Eki ulu la njoku61 97. La tortue et l'éléphant.
98. Nsombo 62 98. Le sanglier.
99. Eki ntaa ife 62 99. Deux chèvres.
100. Bonkonj'okiso oa yongo ., 1 63 100. Notre chef suprême.
101. Njwa 64 101. Le serpent.
102. Nkundo 64 102. Les nkundo.
103. Bais'ilo baki mpoku 65 103. Le sommeil de mpoku.
104. Ngondola bebunga 66 104. Le pardon du péché.
105. Nguma 67 105. Le python.
106. Eki nkombe l'on'ow'anto 67 106. L'épervier et le fils de l'homme.
107. Etenyi ea mbeli la mpunga 68 107. Le morceau de couteau et des fruits
mpunga.
108. Eki boselenketa la lofesu 69 108. Le lézard et le cancrelat.
109. Mbole 69 109. Les mbole.
110. Bonolu la yuku 70 110. Le jeune et le frelon.
111. Eki bont'ow'olole 70 111. Un homme insensé.
112. Eki mpulu la mpunda 71 112. L'oiseau et le cheval.
113 byili 71 113. Les tsé-tsé.
114. Bakutu 72 114. Les bakutu.
115. Mbombokoli la beto 73 115. Les papillons et les chenilles.
116. Eki botubyaiso l'etumbe 74 116. L'aveugle et l'infirme.
117. Ngombe 74 117. Les ngombe.
118. Eki empompo la nkongoli 75 118. La tourelle et le mille-patte.
119. Eki efongo l'olanja 75 119. L'abeille et la mouche.
120. Elenge ea ndotsi 76 120. Une bonne manière.
121. Eki lokoku l'onjemba 77 121. La pintade et l'oiseau râle
122. Liya 77 122. Le palmier.
123. Bongando 78 123. Les bongando
124. Elinga 79 124. Les elinga.
125. Batswa 79 125. Les pygmées.
126. Etumb'eki lofembe 80 126. La guerre de lofembe.
127. Eki ekota l'iwa 81 127. Le vieillard et la mort.
128. Eki efongo la lombombokoli 82 128. L'abeille et le papillon.
129. Bayee l'akweli 82 129. Les têtards et les larves.
130. Ilonga 83 130. Le piège.
131. Bokolo boki eongi 84 131. La fable d'eongi.
132. Bisuke by'anto binei 84 132. La fin du genre humain.
133. Njakomba 85 133. Dieu.
INDEX
(1) Religion
2. Jesus Notre Redempteur.
13. Notre Foi.
22. Notre Pere du Ciel.
26. L'eglise.
32. Pâques
43. Le Jeune Chretien.
48. Un Choix
70. L'amour du Prochain.
91. Le Pape.
93. La Force de la Foi.
104. Le Pardon du Peche.
132. La Fin du Genre Humain.
133. Dieu
(2) Ecole
1. Livre de lecture.
5. La conversation de louis et andré.
14. L'ardoise.
15. La touche.
23. La classe.
76. La plume.
(3) La nature
3. Les animaux de nos forets.
8. La tortue.
10. Les plantes.
11. Les plantes (fin)
18. L'aigle.
20. L'igname.
24. La poule.
30. Nos aliments
33. Le léopard
34. Le ¨poussin
39. Les fourmis.
41. L'hippopotame.
46. Le fleuve.
57. La saison des chenilles.
59. L'éléphant.
61. La manière de manger les aliments.
67. Le perroquet.
84. Les mouches.
95. L'abeille.
101. Le serpent.
105. Le python.
113. Les tsé-tsé.
122. Le palmier.
(4) La société humaine
17. Notre langue
28. Mon village
36. Le forgeron)
37. L'homme
51. Mes parents
61. La manière de manger les aliments
96. Les peuples du Congo
100. Notre chef suprême
102. Les nkundo
109. Les mbole
114. Les bakutu
117. Les ngombe
123. Les bongando
124. Les elinga
125. Les pygmées
(5) Moralités
7. La propreté
9. Des choses qui ne sont pas ignorées
42. Le fruit litofe et le jeune garçon.
52. Le chien et l'os.
56. La première poule.
62. Le jeune et le chien.
64. Le testament d'un vieux.
65. Le champ et la richesse.
71. Botolo et ses chèvres.
78. Les trois amis.
80. Le père et l'enfant.
83. Le puîné et son frère aine.
85. Le frère aine et le puîné.
87. Des gens jaloux.
88. Les médisances.
111. Un homme insensé.
120. Une bonne manière.
130. Le piège
(6) Histoire
126. La guerre de lofembe.
(7) Contes, Fables, Contes d'ogre
4. Le chimpanzé et l'homme.
6. Le python au piège.
12. Le corbeau persévérant.
16. La tortue et l'antilope naine.
19. La fable de baluka
25. La fable de l'infirme.
27. Le léopard et le rat.
29. Bokugu et lolenlenge.
31. Isoele et le chimpanzé.
35. Inekafumba (l'oiseau a fourmis)
38. Les trois femmes
40. Le palmier et le raphia.
42. Le fruit litofe et le jeune garçon.
44. Le poisson lokoka et le crapaud.
45. La fable des piments.
47. L'éplucheur et nkangajwilo.
50. Le crapaud et le rat
53. L'homme dans un arbre creux.
54. La fable des oranges.
55. L'ongle et le pou
58. Le léopard et la fausse loutre.
60. L'antilope mpambi et les hommes.
63. Imanya et l'ogre
66. L'ogre et les hommes.
68. Une femme et quatre enfants.
72. La tortue, le léopard et le chimpanzé
73. La fleur et le nuage.
74. Le léopard et l'antilope naine.
75. Ilalinga et la femme.
77. L'épouvante d'un python.
80. Le père et l'enfant.
81. Le safoutier et l'arbrisseau.
82. Le caïman et le crocodile.
89. Le perroquet et le hibou.
90. Le chevreau et le léopard.
94. Une femme et un éléphant.
97. La tortue et l'éléphant.
103. Le sommeil de mpoku.
106. L'épervier et le fils de l'homme.
107. Le morceau de couteau et des fruits mpunga.
108. Le lézard et le cancrelat.
111. Un homme insensé.
112. L'oiseau et le cheval.
118. La tourelle et le mille-patte
119. L'abeille et la mouche.
121. La pintade et l'oiseau râle
128. L'abeille et le papillon.
130. Le piège.
131. La fable d'Eongi.
Lovenjoel, 12 décembre 2000
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